Metal Gear Solid Snake Eater 3D (3DS)

 

Publié le Vendredi 9 mars 2012 à 14:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Metal Gear Solid Snake Eater 3D (3DS)

Le serpent, on s'l'écaille ?

image2005... 7 ans déjà. Alors que la France s'enfonçait, honteuse, dans la déchéance musicale en glorifiant des merdes telles que Ilona Mitrecey avec « Un monde parfait » ou, pire, Crazy Fog et sa reprise d'Axel F qui aurait fait retourner Harold Faltermeyer dans sa tombe s'il était mort, le jeu vidéo dévoilait ce qui reste encore aujourd'hui pour toute une génération de borgnes et de moustachus, un « must-have ». Metal Gear Solid 3 : Snake Eater débarquait sur PS2 et marquait d'une pierre supplémentaire la légende Hideo Kojima.

Aujourd'hui, Big Boss revient se ramper dans la jungle sur Nintendo 3DS dans un portage d'une fidélité à l'original assez bluffante.
En effet, ce portage ne s'embarrasse pas d'innovations et d'améliorations quelconques. A part les visages qui semblent avoir bénéficié d'un petit lifting, et quelques détails sans importance de ci-delà, Konami a réalisé un portage fidèle en tout point.

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screenPetit rappel des faits : Nous sommes en 1964, en pleine guerre froide. Si aujourd'hui, l'heure est au réchauffement climatique, à l'époque, les USA et la Russie se tiraient la bourre sérieusement et les relations entre les deux pays étaient comparables au ressenti d'un prisonnier à poil dans un goulag sibérien. Et justement, ha ha, vous jouez Naked Snake, un membre d'élite de l'unité Fox et dont la mission est de libérer et extrader Sokolov, un scientifique russe. En guise de goulag, Sokolov est retenu dans une base située en pleine jungle et qui fourmille de soldats, dont certains génétiquement modifiés pour être surpuissants. Mêlant combats et inflitration, ce Metal Gear Solid joue sur le camouflage, élément primordial du jeu. Que ce soit dans les plaines aux herbes hautes, les forêts denses, les marais boueux... il va falloir jouer de sa furtivité.

screenGraphiquement, le jeu s'en sort plutôt bien. Certes, il accuse le poids des ans, mais globalement, ça passe. La 3D apporte d'ailleurs un plus indéniable côté immersion. Ramper dans les hautes herbes en 3D, c'est tout de même autre chose ! De la même façon, quelques idées sont bienvenues : l’inventaire, soins et repas sont gérés via l’écran tactile et permettent une meilleure gestion et utilisation de ses ressources, même si les boutons, trop petits, promettent quelques erreurs pour les doigts d’adultes. On notera enfin quelques belles innovations : la vue subjective (on peut choisir trois vues différentes, FPS, TPS et caméra à l’épaule), la visée automatique, ou la possibilité d’avancer accroupi. Une bonne surprise, donc.

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screenOn n'en dira pas autant de la jouabilité. Il faut dire ce qui est : la gestion de la caméra avec les touches A, B, X, Y est catastrophique et pénible. Limite révulsive. D'autant plus qu'il faut alors utiliser la croix directionnelle pour grimper, ouvrir l'inventaire, s'accroupir... ce qui veut dire lâcher le stick de direction du personnage et perdre un temps précieux. Peu pratique, en somme et parfois même douloureux pour les mains, à faire prendre des positions inconfortables.
Seule option salutaire : acheter le circle pad pour obtenir un stick supplémentaire. Du coup, on redonne aux touches leurs fonctions de base, comme sur une manette classique : recharger, s'accroupir... Certes, la caméra reste toujours aussi pourrie, comme sur le jeu original... mais au moins, on la gère plus facilement et les autres touches sont plus aisées à utiliser.

screenC'est le gros point noir du jeu, en fin de compte. Après, certes, le jeu pèche par une IA vieillissante, quelques passages manquant de fluidité (baisse de framerate notamment lors des explosions de grenades) et un scénario toujours aussi tarabiscoté, sans doute écrit un soir de shoot au crack. De même, avoir joué aux deux premiers opus de la série, sans être vital, apporte un plus non négligeable pour la compréhension de certains éléments de l'histoire. Mais malgré tout cela, le charme opère toujours. Retrouver MGS 3 sur portable est un plaisir véritable. Le jeu est bon. On passe un excellent moment, et on replonge dans une ambiance et un univers captivants, si particuliers. Les personnages ont un certain charisme, les boss sont une tuerie, les environnements sont variés, certains passage sont d'anthologie... bref le portage est soigné, respectueux, et nous offre le plaisir de redécouvrir un jeu qui vaut vraiment le coup.

Rien que pour ça, finalement, s'offrir ce petit Metal Gear Solid : Snake Eater 3D, agrémenté du circle pad, peut valoir le coup.

 
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Metal Gear Solid Snake Eater 3D (3DS)

Plateformes : DS

Editeur : Konami

Développeur : Konami

PEGI : 18+

Prix : 40 €

Aller sur le site officiel

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