L'Edito du Dimanche

 

Publié le Dimanche 11 octobre 2020 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du Dimanche

Semaine de confinement

imageÇa va être difficile de vous raconter quelque chose de passionnant ce dimanche. Si d’aventure de passionnant il y a déjà eu des éditos. La faute à un confinement obligé. Oui, je sais, l’épidémie vous sort par les yeux, par les oreilles… mais dites-vous que tant qu’elle ne vous sort pas par les poumons, tout va bien pour vous. En attendant, c’est un quotidien avec lequel il faut faire.

Ma fille aînée s’est avérée cas contact. Une amie avec qui elle traîne et déjeune fréquemment s’est révélée positive. Résultat, tout le monde à la maison pour éviter la propagation de l’épidémie, au cas où ma gamine serait elle aussi contaminée. Tout le monde ? Non… Le collège de ma fille cadette a jugé qu’elle devait, elle, continuer de venir en cours… Question sécurité sanitaire, on est loin des précautions essentielles…

Bon. La bonne nouvelle, c’est que ma fille aînée est finalement négative. Elle a eu droit à se faire trifouiller l’arrière du crâne au coton-tige et tout va bien dans le meilleur des mondes. On a le droit de ressortir.

Le meilleur des mondes…

imageEn parlant du meilleur des mondes, moi j’ai failli me faire lyncher par la vindicte populaire la semaine dernière. Dans un RER bondé, un type, quasiment collé à moi avait baissé son masque pour téléphoner. Après avoir esquivé deux ou trois postillons avec une dextérité que je ne me connaissais pas, je lui ai gentiment demandé de le remettre. Gentiment. Parce qu’on m’a dit qu’il fallait être gentil. J’ai mis la formule de politesse qui va bien, le s’il vous plait, et tout et tout. Résultat, non seulement je me suis fait envoyer chier, mais en plus, j’ai été pris à partie par trois autres voyageurs offusqués que je demande à mon voisin de transport de garder le masque. Une scène assez hallucinante où, entre insultes et menaces, j’ai surtout compris que le problème venait de moi et de ma paranoïa face à une maladie qui, selon mes agresseurs verbaux, est « grandement exagérée », voire « une invention gouvernementale pour contrôler le peuple ».
J’avais des sachets de meringues dans ma valise que je comptais offrir à mes gamines. Comme je suis un gentil papa, j’ai donc évité de coller des coups avec et préféré esquivé la confrontation pour ne pas avoir des miettes de meringues à l’arrivée.

Quoi qu’il arrive, quand j’entends des pseudos-penseurs raconter sur les plateaux de télé que si on expliquait vraiment aux gens l’importance du masque dans certains lieux, qu’on prenait le temps de tout détailler, de mieux communiquer, ils le feraient sans problème, parce que les gens sont intelligents, et bien je me marre.
Non. Je suis du courant contraire à être persuadé que les gens sont cons. Irrémédiablement cons. Par bêtise, par individualisme, par intérêt, peu importe. Mais majoritairement, les gens sont cons.

Il y a 15 jours, on flirtait avec les 13 000 contaminations par jour. Et c’était catastrophique, dixit les instances sanitaires. Les hôpitaux criaient au danger. Hier, ce sont 27 000 contaminations qui ont été recensées.

« Mais ce n’est pas grave, hein ! Ce ne sont que les vieux et les gros qui crèvent ! Ce n’est pas si important ! »

Ouais, c’est sûr. Et me reviennent sans cesse en mémoire ces textes sur Sparte et le gouffre des Apothètes. Constamment. Avec une infinie tristesse.

En attendant, c’était bien la peine d’applaudir les soignants comme des otaries tous les jours à 20h pendant le confinement pour leur cracher à la gueule ensuite avec des comportements d’abrutis.

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Commentaires

Ecrit par Azu le 13/10/2020 à 10:16

 

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Inscrit le 20/01/2010

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Ah bah au moins t'es pas tout seul à penser ça, mais j'ai l'impression d'être entouré de gens qui pensent réellement qu'on en fait trop...

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