L'Edito du Dimanche

 

Publié le Dimanche 3 juillet 2022 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du Dimanche

HAINE ESTIVALE

imageAvec les fortes chaleurs, les corps se dénudent. Les tissus s’allègent et chacun y va de son carré de peau offert au soleil, dans le fol espoir de s’offrir une couleur plus ambrée.
Petite parenthèse haineuse, c’est d’ailleurs assez dingue, quand on voit le nombre de sympathisants de l’extrémisme et du racisme en France, qu’il y ait autant de gens qui veulent une couleur de peau plus bronzée.

Mais ne nous éloignons pas du sujet. Avec les fortes chaleurs, disais-je, les cœurs sont plus légers et les vêtements aussi. Les femmes sont plus belles et on suit leur démarche chaloupée avec un regard séduit et amoureux. Et respectueux, s’il vous plait.
Les ados, quant à eux, sont toujours ridicules. Après avoir passé l’hiver en t-shirt, ils ressortent les doudounes dès que les températures remontent. C’est à n’y rien comprendre, si ce n’est qu’un ado, ça reste quand même très très con. Je parle en connaissance de cause, j’en ai deux à la maison.

Mais je disgresse à nouveau. Les fortes chaleurs sont là, donc. Et avec elles s’accompagne le retour de ce que la mode a fait de plus monstrueux, de plus hideux, de plus provocateur dans l’ignominie esthétique, de plus vomitif et qui mérite, si ce n’est notre mépris, au moins une réaction violente de rejet.

imageMais de quoi puis-je bien parler ? Du burkini ?

Ah ben non. Au cas où vous n’auriez pas remarqué, vous n’êtes pas sur un site racoleur de droite ou d’extrême-droite. Ne vous inquiétez pas, l’été est là, vous allez avoir bientôt vos gros titres putassiers dans les journaux. J’attends le jour où l’on lira, d’ailleurs, un truc du genre « équipé d’une combinaison de plongée intégrale, il est battu à mort par des sympathisants RN de 70 ans qui ont cru qu’il portait un burkini ». Pour ma part, je m’en contrebats les noix sur une haie de Pyracantha du burkini, étant adepte du « chacun fait ce qu’il veut tant qu’il ne vient pas casser les couilles du voisin ».

Et puis, entre nous, avant de s’éreinter stupidement à pondre des interdictions promptes à raviver les tensions entre communautés, nos politiques pourraient s’attaquer à des choses bien plus sérieuses, bien plus horribles.

A quand une loi sur l’interdiction du port de la tong en ville, bordel de merde de chier la bite de sa mère la pute ?

C’est ça, le vrai fléau de l’été. « Oh mais c’est trop confortable, t’as tort, tu devais essayer, on est tellement bien en tongs » me ressasse-t-on chaque année. NON, on n’est pas bien en tongs. NON avoir une putain de ficelle entre les doigts de pieds ça n’a rien d’agréable. C’est comme ceux qui te balancent des « ah mais moi je ne porte que des strings, c’est plus confortable, et puis la ficelle entre les fesses, j’adore, dès que je bouge, j’ai l’impression que mon trou du cul joue de la mandoline ». NON, ce n’est pas plus confortable. Un string, tu le portes par esthétisme parce que t’as mis un futal deux tailles trop petites et qu’il te moule le derche. Mais jamais par confort. Et bien les tongs, C’EST PAREIL : IL N’Y A AUCUN CONFORT. Et à la différence du string, il n’y a aucun esthétisme. C’est dire s’il faut être con pour en porter !
Alors encore une fois, sur la plage, je veux bien admettre que c’est utile pour éviter de se la jouer fakir sur le sable incandescent. MAIS EN VILLE, PUTAIN ? La majorité des gens ont une hygiène déjà bien douteuse, et ils vous jettent à la gueule leurs orteils poilus et difformes, aux ongles noircis par la saleté et la pollution. La tong est l’ennemi du bien, du bon, du bon sens et arriverait presque à faire passer les chaussettes-claquettes pour du bon goût. J’ai dit « presque ». Faut pas déconner non plus, hein.

imageJe DÉTESTE les tongs en ville. Dès que j’en croise, soit je saute dessus à pieds joints, soit je pique le sac ou le téléphone de la personne qui en porte et lui gueule « VAS-Y, ESSAIE DE COURIR POUR ME RATRAPPER MAINTENANT, PAUV’CON ! ».

Ah puis merde. Je ne vous demande pas de me comprendre ou de me suivre dans toutes mes incohérences mentales. Je vous demande juste de ne PAS METTRE DE TONGS EN VILLE, MËME S’IL FAIT CHAUD.

Et sinon, priez pour ne pas me croiser.

MERDE à la fin.

 

 
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