Just Cause 2 (PC/Xbox 360/PS3)

 

Publié le Vendredi 12 février 2010 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Just Cause 2 (PC/Xbox 360/PS3)

L'ami Rico rit

imageJe crois qu’il n’y a pas, dans toute l’histoire du jeu vidéo, plus ridicule comme nom que celui du héros de Just Cause. Rico Rodriguez. Rico. Non mais personne ne s’appelle Rico. Ce n’est pas possible. Pas dans la réalité. Rico, c’est le prénom de l’archétype du blaireau des plages. Le méditerranéen en slip moulant qui vous joue « Aldo la classe » mais qui, justement, ne l’a pas du tout, la classe. Le gominé à gourmette qui va vous balancer « Aucoune femme né peut dire qu’elle a connou l’amour si elle né pas passée entré mes bras ». A ce propos, je sais que parmi vous, lecteurs, certains portent des gourmettes. Il faut arrêter. Si, si. Arrêter de suite. La gourmette, c’était chébran quand vous vous baladiez avec un zonblou noir sur le dos. Dans les années 70. Aujourd’hui, c’est beauf. C’est terriblement beauf. Alors faites un effort pour la société et le bon goût : enlevez-moi cette saleté de gourmette et jetez-la.

Rico donc. Un prénom de tête à claque. Le genre de type qu’on rencontre dans les clubs de vacances et que, de suite, sans même l’avoir entendu parler, en l’ayant juste aperçu succinctement, on a envie de frapper. Avec un truc très contendant.

Bref. Just Cause. C’est en 2006 qu’est sorti ce jeu assez étonnant. Vous jouiez un agent spécial qui débarquait sur San Esperito, une petite île tropicale sous le joug d’un militaire tyrannique. Et vous alliez, mission après mission, saper son autorité et engager la « revolucion ».
1024 km² d’île, offerts à votre bon vouloir. Sentiment de liberté, véhicules à gogo, cascades démentes… vous pilotiez un avion, un bateau, ouvriez et fermiez votre parachute des dizaines de fois dans le même saut, sautiez sur un hélico, puis sur une voiture, puis…
Bref, un jeu délirant, mais ô combien plaisant une fois qu’on avait installé les nombreux patches qui, malgré tout, n’enlevaient pas tous les bugs parmi la multitude présents.

screen2010. Just Cause 2 arrive. Rico est de retour. Et première bonne nouvelle : il n’a plus la tête du petit minet appeau à baffes. C’est un dur, barbe naissante, traits tirés. Le genre baroudeur qui jamais, ô grand jamais, n’accepterait de mettre de gourmette. Cette fois-ci, vous êtes largué sur l’île de Panao.
Si le nom de cette île vous fait penser à une douzaine de blaireaux affamés qui se tailladent la tête pour savoir qui verra sa torche éteinte au prochain conseil, vous avez tout faux. L’île fait 1240 km². Elle est tout bonnement énorme. Et vous y trouvez une capitale, des petites villes alentours, des villages, des montagnes, des champs, des forêts… et plein de militaires. L’ancien président vient d’être descendu… par son propre fils. Ce fils n’est pas très « USA friendly » et comploterait même pour mettre allègrement sur la tête de l’occident tout entier. Voire du monde. Le mentor de Rico, Tom Sheldon, envoyé sur place, a disparu. Mort ? Prisonnier ? Passé à l’ennemi ? A vous de découvrir ce qu’il s’est passé.

Dans la première mission, Rico est jeté d’un hélico et fait une chute vertigineuse. L’occasion de se rendre compte que le parachute multi-ouverture et fermeture fonctionne toujours parfaitement.
En fait, Just Cause 2, c’est Just Cause 1. En mieux. En nettement mieux.

screenLe jeu reprend le principe du premier : une mission principale et des centaines de missions secondaires. Le tout pour une centaine d’heures de jeu si vous voulez le finir à 100%. Sinon, comptez au moins une vingtaine d’heures pour le scénario principal. Le tout sur une île où trois factions rebelles tentent de renverser le régime. Vous devrez composer avec les trois. Ou pas, d’ailleurs. Vous faites ce que vous voulez. Vous pouvez en privilégier une seule, ou deux. Mais ne pas être ami-ami avec les trois vous compliquera forcément la tâche. Se balader dans une région contrôlée par une faction alors que vous aidez une autre à être plus puissante ne vous attirera pas leurs bonnes grâces.

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screenDes dizaines de véhicules, terrestres (voitures et motos), aériens (avions et hélicos), ou maritimes (hors-bord) sont disponibles. De toutes les formes et de toutes les puissances. Vous pourrez en voler certains, en acheter d’autres au marché noir. Ce même marché noir qui vous fournira aussi des armes.

Outre la recherche de votre mentor, le but du jeu sera de semer le chaos dans l’île. Vous gagnerez d’ailleurs des points de chaos et de l’argent à chaque coup dur porté au régime en place : bâtiments détruits, colonels abattus…

screenJust Cause 2, c’est un peu le GTA dont tout le monde rêve. Un sentiment de liberté et une bonne grosse dose de délire. Rico se balade avec des grapins qu’il attache n’importe où. Un tir sur le sixième étage d’un immeuble et hop, il s’y propulse en un rien de temps. Ou, comme vous l’avez vu sur les différentes vidéos du jeu, vous pouvez aussi envoyer un bout du grappin sur un véhicule et l’autre bout sur une statue pour la faire tomber, sur un soldat pour le tracter… les possibilités sont multiples.
Vous pourrez aussi prendre du bon temps, sans faire particulièrement de mission, pour aller faire le cake en voiture, faire des sauts, créer des accidents, écraser des passants… ben oui, on appelle ça des dommages collatéraux.

Alors bon. Il faudra attendre de l’avoir plus longuement entre les mains pour se faire un avis définitif, voir si le jeu assure sur la longueur.
Mais de ce que nous avons pu en voir, Just Cause s’annonce comme un excellent jeu. Très joli, offrant une liberté délirante, des cascades improbables comme on les aime, il s’inscrit comme l’un des gros titres de ce début d’année. Sortie prévue le 26 mars sur PS3, 360 et PC.

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