(Preview) Call of Duty Modern Warfare 2

 

Publié le Mercredi 21 octobre 2009 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

(Preview) Call of Duty Modern Warfare 2

Infinity Waaaaaaah

screenAssister à une présentation de Call of Duty : Modern Warfare 2, pouvoir prendre le jeu en mains, voir l’action vous péter en pleine figure, le son vous décollant les tympans, sur un écran géant, c’est un peu comme avoir son tout premier orgasme : on sait que sur la longueur, on oubliera le lieu, l’heure et à quoi l’on pouvait bien penser. Mais on gardera en soit cette certitude que c’était bon. Délicieux, même. Et que ça vous ouvrira les portes d’un nouveau monde.

Le parallèle peut paraître osé et quelque peu déplacé. Mais il ne l’est pas. Il y a certains jeux dont on attend beaucoup. Dont on espère le meilleur. Dont on est persuadé qu’ils vont nous scotcher de longues heures devant notre écran. Et même si toujours, l’appréhension d’être déçu se tapit dans un coin de notre cortex vidéoludique, on ne veut lui accorder aucun crédit. Call of Duty Modern Warfare 2 est de ceux-là. Le premier était bon. Bon à s’en faire exploser la souris et le paddle de bonheur. Autant le dire de suite : ce second opus de guerre moderne a tout pour vous faire oublier son prédécesseur.

screenTout commence avec la dernière bande-annonce du jeu. Et si elle est alléchante devant son écran PC, elle l’est encore plus en HD sur une énorme télé. On interroge alors : Washington en flammes… c’est un petit plaisir sadique pro-Al Qaïda pour faire jaser, ou cela fera vraiment partie du scénario ? « Non, cela fera vraiment partie du scénario. Il y aura une attaque terroriste sur les Etats-Unis », nous répond-on. Et l’on jubile déjà de savoir que les développeurs d’Infinity Ward ont osé inclure de quoi traumatiser toute une partie de la population américaine.

Vient alors le moment de nous dévoiler une mission. Nous sommes à Rio. Dans une jeep de l’armée US. Et alors que vous discutez gentiment avec le chauffeur, tout dégénère en un battement de cils. Explosions. Rafales de mitrailleuses. Votre coéquipier s’effondre sur le volant, mortellement touché, le sang éclaboussant le pare-brise. Vous sortez du véhicule et tombez sur un Marine qui vous entraîne à la poursuite d’un terroriste, à travers les favelas. Bien entendu, ledit bonhomme est protégé par toute une armée. Surarmée. Et c’est partie pour une course-poursuite dans les dédales des bidonvilles. A chaque coin de ruelle, des ennemis en planque, des chiens qui vous sautent à la gorge. Sur les toits, des tireurs embusqués, certains armés de lance-roquettes. Et comme dans tout bon Call of Duty qui se respecte, ça pète de partout, ça explose de partout, les murs se criblent de balles, les ennemis poussent des râles après avoir reçu une rafale de votre mitrailleuse, votre vue se trouble et l’écran se parsème de gouttes de sang à chaque fois que vous êtes touché, les balles sifflent, les armes crachent, ça sent la sueur, la mort et la peur.

Pas de doute, l’ambiance est une nouvelle fois explosive. Les ennemis surgissent de partout. On doit même en abattre certains à travers les portes, ne voyant qu’au dernier moment leur arme dépasser…

screenLe jeu se décline en trois parties. La campagne solo, tout d’abord, dont cette mission est issue. Elle sera, grosso modo, aussi longue que pour le premier jeu. « Nous n’avons pas voulu rajouter des artifices. Faire jouer deux fois les mêmes parties, abuser des interludes » nous explique-t-on. « L’important c’est de fournir de l’action. Ne jamais ennuyer le joueur. Ne jamais lui donner l’impression qu’on a fait du remplissage ».
Pourtant, si cette campagne solo devrait se boucler, donc, entre 6 à 10 heures, selon votre niveau et le niveau de difficulté choisi, le jeu sera globalement bien plus long. Car outre une partie multijoueur, qui reprendra tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier jeu, une nouvelle partie s’intègre. Il s’agit d’un mode Spec ops. Jouable seul ou deux, en réseau ou en écran splitté (consoles uniquement), il vous plonge dans une vingtaine de missions très variées. Outre celle qui se déroule dans des vestiaires de sport infestés d’ennemis, et qui a été présentée notamment au Festival du Jeu Vidéo, nous avons pu, lors de cette présentation, en découvrir plusieurs autres. Tuer un certain nombre d’ennemis, par exemple, dans les favelas. Pas évident. On retrouve un peu cette ambiance du feu de Dieu du mode solo. Nettoyer les environs d’une maison de campagne, en snipant des ennemis parfois cachés dans les arbres, abrités dans les fourrés en tenue de camouflage… et en récupérant tout un arsenal, ce qui prouve que de ce côté-ci, le jeu devrait offrir un sacré panel d'armes en tout genre. Ou encore faire une course de motoneige, désamorcer une bombe…
Ces petites missions sont véritable une partie intégrante du jeu, et non pas un simple rajout pour augmenter la durée de vie. Elles offrent des défis, des challenges haletants et plutôt bien mis en scène. Et surtout , permettent de jouer en coopération alors que le mode solo, lui, est uniquement solo.

Au final, nous aurons une nouvelle fois été bluffés. Call of Duty Modern Warfare 2 s’annonce plus explosif, plus décapant, plus passionnant, bref, ce sera à n’en pas douter le hit numéro un de cette fin d’année. A juste titre.

 

 
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