Ghost Recon : Future Soldier, premières impressions

 

Publié le Vendredi 27 janvier 2012 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Preview Ghost Recon : Future Soldier, premières impressions

Du très bon, du bon, et du moins bon

imageSérie phare du début des années 2000, la série Ghost Recon a connu, ces derniers temps, un « petit coup de mou ». Le dernier véritable opus de la série date, d’ailleurs, de 2007, avec Ghost Recon Advanced Warfighter 2.
Depuis, à part un passage sur Wii et un opus sur 3DS, la série s’est faite très discrète. La faute également à un développement chaotique du prochain épisode, intitulé Ghost Recon : Future Soldier, débuté, annulé, recommencé de fond en comble… D’ailleurs, il y a une paire d’années, on nous avait présenté un jeu tout à fait catastrophique et qui s’engageait sur la voie du ratage total et du flingage de la licence.

Quelques mois de silence plus tard, voici donc un tout nouveau Ghost Recon : Future Soldier qui a été dévoilé à la presse. Et le fait est qu’il n’a plus rien à voir à ce que nous avions précédemment vu. Et c’est tant mieux.

Pour rappel, les Ghosts sont une équipe d’intervention fictive, surentraînée, envoyée en loucedé dans des coins chauds du globe pour, au choix, démettre un dictateur, sauver la veuve, uriner sur le cadavre des talibans, sauver l’orphelin, empêcher une guerre nucléaire, empêcher une attaque biochimique, empêcher un affrontement interplanétaire ou, même, protéger la recette du coca-cola.

Dans cette équipe de 4 soldats, vous n’en dirigez qu’un, mais pouvez distribuer des ordres aux autres : va ici, tue cet ennemi, passe par là, va chercher un café… et j’en passe.

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screenPour une fois, commençons par les mauvaises nouvelles pour les hardcore gamers et la bonne pour le commun des mortels : le jeu a été simplifié. Nettement. Les contrôles, dans un premier temps, se la jouent « Call of Duty ». Intuitifs, simples, ils permettent de courir, tirer, recharger, viser, s’accroupir, se coucher, s’abriter, changer d’arme, frapper au corps à corps et j’en passe. Du très classique, en somme. Il n’y a plus tout un tas de petites choses à gérer, de petites subtilités et de combinaisons de touches inhabituelles.
Le jeu en lui-même a d’ailleurs subi également ce virage « grand public ». Une IA sans grand génie qui, comme dans de nombreux jeux, se cache à moitié derrière des obstacles de fortune, des gardes qui réagissent mollement, voire pas du tout, quand ils voient leurs potes se faire descendre à quelques mètres de là, et la possibilité de « marquer » vos cibles pour organiser un tir synchronisé avec vos coéquipiers. Sans oublier le drone volant qui non seulement permet de repérer les lieux, mais également de marquer également les cibles, abattues alors sans problème et à une étonnante distance par vos acolytes.
screenAlors que la série était, par le passé, synonyme d’exigence, de difficulté et vous demandait de jouer et rejouer les missions pour bien les penser, bien organiser vos déplacements, le tout en vous lançant dans des gunfights terribles où vous pouviez, éventuellement, prendre une balle mais pas deux avant de mourir, ici, on se retrouve plus dans un FPS classique où vous enchaînerez les dézingages d’ennemis grâce à votre super-équipe.
Cela ne veut pas dire que vous réussirez toujours, sans problème. Les ennemis sont parfois bien placés, puissamment armés et très nombreux. Du coup, il arrive que par un ordre malheureux quand vous placez vos coéquipiers, ils se fassent descendre (vous pouvez toutefois les ranimer), ou que vous-même vous fassiez finalement shooter. Mais Ghost Recon ne s’adresse plus aux Seigneurs de la Guerre, mais aux simples trouffions amateurs de jeux vidéo. Un mal pour un bien au niveau des ventes, sans doute.

Bon. Ça c’est le mauvais côté de Ghost Recon pour les joueurs qui, comme moi, étaient séduits par son exigence tactique et son intelligence du combat, voire pour les affrontements semi-réalistes qu’il proposait.

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screenHeureusement, ce n’est pas pour autant que ce Future Soldier sera un mauvais jeu. Loin de là. On pourrait même affirmer que, ce que nous en avons vu, promet un très bon jeu.
Le joueur pourra, déjà, customiser la cinquantaine d’armes disponibles dans le jeu, à loisir. Chaque pièce, du canon à la crosse en passant par la gâchette, et j’en passe, pourront être modifiées. Vous pourrez alors choisir d’augmenter ou réduire les six caractéristiques de l’arme, pour trouver l’équilibre qui vous convient le mieux : puissance, portée, prise en main, chargeur, cadence, maniabilité…
C’est la première fois qu’un jeu propose un tel niveau de personnalisation. Et c’est plutôt bien foutu et efficace. Nous avons pu voir la différence de portée d’une arme, selon les pièces choisies. Et ça marche. 52 armes, 48 accessoires… faites le calcul au niveau de la customisation pour savoir combien d’armes différentes vous pouvez créer…

screenEnsuite, nous avons pu parcourir quatre missions bien différentes les unes des autres, situées dans différents pays du globe : Pakistan, Bolivie, Niger et Zambie. Chacune demandaient des aptitudes particulières et vous plaçaient dans des situations originales. Infiltration, progression en pleine rue sous un déluge de tirs adverses, balade dans la forêt… il y en avait pour tous les goûts.
A noter que, bonne nouvelle, flinguer un civil par erreur ou parce que vous êtes tout simplement mauvais (ou comme moi, parce que ça vous amuse), ne signifiera pas pour autant l’échec de la mission. Enfin… si. Mais seulement si vous « abusez » de la chose. On vous autorise toutefois quelques manquements au devoir et à l’éthique du bon soldat. Par exemple, jeter une grenade dans la foule, c’est mal (je le sais, j’ai essayé). Mais shooter une nana qui passe en hurlant, c’est toléré (j’ai essayé aussi, ainsi que son copain qui courait devant). Bien entendu, et c’est toujours dommage, pas d’enfant (même soldat). Pas d’animaux non plus (du moins je n’en ai pas vu). On ne peut pas tout avoir non plus, hein ?

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screenL’animation est plutôt bonne. Le graphisme est plutôt réussi. On notera encore quelques pains dans l’IA des coéquipiers ou dans la gestion des collisions, mais on se rassurera en se disant que le jeu n’est qu’en version bêta et sera donc amélioré avant sa sortie prévue sur PC, Xbox 360 et PS3 le 24 mai prochain.
On progresse de zone en zone, on donne des ordres, on utilise son camouflage optique pour surprendre ou déborder l’ennemi, on utilise le drone pour reconnaitre la zone, on marque les cibles et on les abat en synchro, on demande à ses coéquipiers de « flanker » (prendre sur le côté) les adversaires, on se baisse, on tire, on lance des grenades, on progresse à couvert, on utilise les lunettes à détection de chaleur… bref, c’est du tout bon.
L’ambiance est bonne, la maniabilité agréable, les affrontements sont intenses, et même si le jeu semble vous faire évoluer selon des chemins assez balisés, on ne s’en ressent pas forcément.

Un bon jeu de guerre, donc, qui s’annonce, plus action que tactique. En tout cas, Ghost Recon Future Soldier s’annonce comme un excellent jeu dans son genre, et pourrait peut-être permettre aux amateurs de Call of Duty ou autres FPS, de patienter en attendant la nouvelle fournée de fin d’année.

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