Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call (3DS)

 

Publié le Mercredi 5 novembre 2014 à 14:00:00 par Vincent Cordovado

 

Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call (3DS)

Dernière danse

imageSorti sur 3DS il y a maintenant deux ans, Theatrhythm Final Fantasy, malgré son titre imprononçable, était une excellente surprise. Entre un contenu impressionnant, lié à la multitude de morceaux issus de l’univers de la série, et un gameplay accrocheur, le titre de Square Enix présentait de sérieux atouts pour devenir un compagnon indispensable à tous les mélomanes et/ou fans de la série. Ce nouveau volet, Curtain Call, ne se présente pas comme une suite, mais une version améliorée de son grand-frère. Alors forcément, hein, on se dit qu’il y a potentiellement anguille sous roche. Vulgaire update ou pas, c’est ce que nous allons voir dans notre test.

Pour les quelques personnes qui ne savent pas ce qu’est Theatrhythm Final Fantasy, il s’agit d’un jeu de rythme basé sur les musiques de la célèbre licence. Grosso modo, les morceaux ont été répartis en trois types, FMS, BMS et EMS, qui correspondent à Fields, Battle, et Event, chacun ayant son propre style de jeu. Les FMS correspondent au « balade sur la carte », avec des rythmes généralement plus calmes avec de longues notes à tenir. Les BMS correspondent au combat. Elles vous demandent d’affronter le plus d’ennemis possibles (comprenant les boss) et se jouent sur 4 lignes. Ces musiques sont généralement bien nerveuses. Les EMS sont « les cinématiques » du titre, avec un gameplay proche du field, mais avec un défilement circulaire. Etant une version améliorée du premier volet, ce Curtain Call en reprend donc le matériau de base et l’on retrouve ces 3 types de musiques avec son gameplay approprié. On regrettera cependant que les EMS soient carrément mis en retrait dans ce nouvel opus. On retrouve également le système d’équipe, vous demandant de choisir parmi une chiadée de combattant (60 sont déblocables), chacun avec ses propres techniques et sa Limit Break à lancer, mais encore le système d’invocation (cette fois, une invocation lié à un personnage) ou les balades à dos de Chocobo. Chaque morceau terminé vous fera gagner de l’XP, des objets, des cartes à collectionner, ainsi que des points permettant de débloquer des cristaux, des musiques ou des modes de jeu. Les graphismes n’ont quant à eux, pas changé d’un iota. On retrouve ce même style un poil cartoon des protagonistes. Rien de transcendant, mais qui colle bien au titre.
 
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screenSi Square Enix a bien gardé le matériau de base tout le reste a été bien amélioré. Et franchement, on ne peut pas dire que l’éditeur se moque des joueurs. Il suffit d’y jouer quelques minutes pour se rendre compte qu’un véritable soin a été apporté au titre et qu’on est loin d’une version à peine upgradée. C’est bien simple, ce Curtain Call dépasse son grand-frère sur tous les points. A commencer par son contenu, juste astronomique. Jugez-vous-même, 220 morceaux, plus une chiadée de DLC à venir. Le titre brasse large dans le catalogue de la série. De Final Fantasy à Final Fantasy XIV, en passant par les suites, comme le X-2, le XIII-2 ou Lightning Returns, mais également les épisodes annexes, comme Final Fantasy Tactics, Advent Children, Crisis Core, Type-0, Dissidia, Mystic Quest, j’en passe et j’en oublie. Bref, il y en a pour tous les goûts. Certes, il a quand même du bon et du moins bon, des choix un peu pourri de la part de Square Enix, des oublis, mais franchement, il est assez mal venu de faire son difficile devant tant de choix.

screenOutre ce contenu monstrueux, Curtain Call corrige ce qui était pour moi le défaut principal de son grand-frère, l’absence d’un mode de jeu central. Certes, Theathrythm Final Fantasy proposait bien un mode Chaos, mais ce dernier manquait cruellement de consistance, notamment dû à un nombre de morceaux proposés restreint et qui était passé en boucle ad nauseam. Le mode Quest, lui, a la bonne idée de piocher parmi l’intégralité du répertoire du titre. Un excellent point. Ce mode vous propose donc, comme son nom l’indique, des quêtes. Celles-ci sont générées de manière aléatoire. Grosso modo, elles consistent à parcourir une map pour aller jusqu’au donjon du boss et vaincre ce dernier. Chaque map se compose de plusieurs cases qui correspondent chacune à un morceau. Le joueur est plutôt libre, puisque divers embranchements sont proposés. Le truc sympa est qu’on ne sait jamais à l’avance sur quel titre on va tomber. Seul le nom de l’épisode concerné est indiqué. A chaque morceau terminé, on gagne des objets et de l’expérience. D’ailleurs, plus la quête est longue (chaque morceau équivaut à un jour de quête), plus un bonus d’expérience est offert au joueur. Les affrontements contre les boss permettent, quant à eux, de gagner des cristaux pour débloquer de nouveaux personnages. Sachant que plusieurs niveaux de difficultés existent pour les quêtes et vu le nombre de personnages à débloquer, il est clair et net que ce mode vous prendra le plus clair de votre temps.
 
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screenAutre nouveauté, l’apparition d’un vrai mode Versus. Un peu la cerise sur le gâteau pour moi, ce mode propose des affrontements online ou en local, contre l’IA ou un joueur. Chaque joueur choisit un morceau, le jeu choisi l’un des deux, et hop, c’est parti. A noter que tous les morceaux sont de type BMS (donc Battle). Le truc vraiment sympa dans ce mode est qu’il est possible de configurer l’apparition de malus. Le genre de feature qui, à l’instar des bonus dans Mario Kart, peut vous faire changer une situation en une seconde. En effet, une fois que sa jauge d’EX Burst est pleine, le malus peut être déclenché et conduire à un malus aléatoire. Vitesse de jeu accélérée ou encore inversion des HP entre joueurs, les retournements de situation sont légions et autant dire que les affrontements ne manquent pas de piquant. Ceux qui veulent simplement se tirer la bourre en limitant la part de chance n’auront qu’à les désactiver et seuls leurs réflexes et la composition de leur équipe feront la différence.

screenOutre ces deux grosses nouveautés, on notera également quelques modifications qui font bien plaisir. Comme la possibilité de faire un reset des caractéristiques de son personnage au level 99, permettant ainsi d’étendre la limite des CP (les points permettant de choisir les capacités actives de son personnage) et donc d’équiper à chaque reset, plus de capacité sur son personnage. On apprécie également le fait que les cartes à collectionner servent à quelques choses. En effet, en les combinant, on peut obtenir des bonus pour ses personnages. Il est maintenant possible de choisir parmi quatre styles de jeu (full stylet, boutons, gaucher, hybride), des coups critiques peuvent être lancés, les sons sont paramétrables, bref, le titre regorge de petits ajustements qui font bien plaisir à voir.

Finalement, il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce Curtain Call. Peut-être l’absence d’un mode coopératif, la mise en retrait des EMS ou encore l’absence de certaines chansons. Mais franchement, ce serait faire les difficiles. Vraiment. Curtain Call est un excellent titre. Aussi bien pour les amateurs de jeu musicaux que les fans de Final Fantasy (et encore plus pour les deux). Mieux pensé, il corrige les défauts de son aîné en lui ajoutant un mode Quest et Versus dignes de ce nom ainsi que pléthore d’ajustements qui rendent l’expérience encore plus agréable. Avec sa durée de vie faramineuse et son contenu énorme, Curtain Call est tout simplement un indispensable pour les amoureux du genre. Que l’on ait le premier opus ou non. Un bien beau rappel.

 

 
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Theatrhythm Final Fantasy Curtain Call (3DS)

Plateformes : 3DS

Editeur : Square Enix

Développeur : Indies Zero

PEGI : 12+

Prix : 40 €

Aller sur le site officiel

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