Assassin's Creed Rogue (PS3, Xbox 360)

 

Publié le Jeudi 27 novembre 2014 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Assassin's Creed Rogue (PS3, Xbox 360)

Comme un air de déjà-vu

imageAlors que l’attention se focalise sur la magnificence parisienne et la déchéance technique d’Assassin’s Creed Unity, il est bon de ne pas oublier qu’un autre épisode de la série est également sorti.

En effet, si Assassin’s Creed Unity n’est disponible que sur PC, PS4 et Xbox One, les consoles ancienne génération, à savoir la PS3 et Xbox 360, n’ont pas pour autant été abandonnées puisqu’elles ont reçu la sortie d’Assassin’s Creed Rogue. Le jeu sera également disponible sur PC dans quelques semaines, notez bien. Et il serait étonnant qu’un « portage sur PS4 et Xbox One » ne soit pas prévu pour le printemps, soit dit en passant.

Mais bref. Plus discret qu’Assassin’s Creed Unity, cet Assassin’s Creed Rogue ne manque pour autant pas de charme. Vous y incarnez Shay Patrick Cormac. Sa particularité est que c’est un assassin qui a retourné sa veste et est passé du côté des templiers. Sur fond de Guerre de Sept Ans, qui agita non seulement le Nouveau Continent mais également l’Europe entre 1756 et 1763, cette guerre a principalement opposé la France et ses alliés contre l’Angleterre et les siens. Ajoutez le Royaume de Prusse contre l’Autriche, l’Espagne et ses colonies d’Amérique du Sud qui s’y mettent, et des affrontements dans les colonies d’Amérique du Nord, et vous aurez une bonne idée du gros bordel mondial de cette époque.

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screenL'histoire de Shay Patrick Cormac se déroule sur le Nouveau Continent. Cet épisode fait clairement le lien entre l’histoire de Assassin’s Creed IV Black Flag sur fond de Piraterie dans les Caraïbes, et les faits qui se déroulent dans Assassin’s Creed III sur fond d’Indépendance Américaine.

Ne vous attendez pas à des révélations tonitruantes ou une originalité de tous les instants. Assassin’s Creed Rogue s’inscrit clairement comme un épisode de transition, pour que les fans qui ne sont pas encore passés à la nouvelle génération de consoles aient un os à ronger. Un simple « Au Revoir » à base de recyclage d’éléments déjà aperçus dans les derniers épisodes et, notamment, dans Black Flag.

screenA ce titre, avouons que les scénaristes ont encore une fois – comme trop souvent ces derniers temps chez Ubisoft – bâclé le travail. Manque de subtilité, manque de profondeur, manque d’intérêt général des personnages… Certes, le héros est un brin plus intéressant qu’Arno dans Unity (pas de mal) ou même que l’antipathique Edward Kenway de Black Flag… mais pas de quoi non plus se relever la nuit ou garder un souvenir mémorable du bonhomme. Certes, quelques rebondissements et surprises émaillent l’histoire… mais on reste quand même loin du niveau espéré pour une telle série. Et surtout, quelques éléments restent assez gênants : l’absence de référence ou toile de fond historique, que l’on ne suit que d’un œil absent. L’absence d’intérêt dans l’histoire globale d’Assassin’s Creed. Le fait que les développeurs aient simplement échangé les rôles. Clairement présenté comme un « jeu de propagande pour les templiers », on retrouve le gentil templier contre les méchants assassins qui zigouillent par centaines sans se soucier des victimes collatérales… bref, la même salade vendue par les jeux Assassin’s Creed classiques, sans aucune double lecture. Décevant à ce niveau, donc.

Mieux encore, et plus troublant : c’est sur Assassin’s Creed Unity qu’il apporte, finalement, quelques éclaircissements et offre quelques clefs pour mieux en comprendre et en apprécier le scénario. Un comble.

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screenA part ça ? Pas grand-chose de neuf. On se retrouve non plus dans les Caraïbes, mais sur la côte ouest des USA. New York ou le domaine Davenport sont de retour. Avec un quartier bonus (le Grand Incendie n’est pas encore arrivé) pour la première. La River Valley et l’Atlantique Nord sont navigables. C’est cette dernière zone qui apporte sans doute le plus gros changement. Plus question de plonger dans l’eau pour aborder seul les navires ennemis (vous peut-être pas, mais moi je le faisais systématiquement) comme dans Black Flag, sous peine de mourir gelé. Sans oublier la nécessité de prendre en compte la glace dans vos déplacements. Le navire de Shay devra alors être équipé de brise-glace pour réussir à la fendre. Mais sinon, c’est strictement le même gameplay qu’Assassin’s Creed Black Flag.

screenLes attaques et abordages via votre navire. L’amélioration et la gestion de ce dernier. Les attaques de fort. Les trésors à trouver. Les quelques balades à pied dans les garnisons… tout est identique à l’épisode précédent.

Les quelques nouveautés ajoutées sont le feu grégeois pour le navire, et des fléchettes ou grenades lancées via un fusil lors des phases à pied. Oui, oui, des grenades. Pour un jeu bien plus bourrin au final. Quelques missions ont également été ajoutées et rendent le jeu plus varié au niveau des quêtes secondaires. Avec un bon point pour les zones d’Assassins où ces derniers se cachent dans les bottes de foin ou sur les toits et n’hésitent pas à vous sauter dessus à la moindre erreur d’inattention.

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screenMalheureusement, on retrouve aussi quelques soucis techniques déjà présents dans les épisodes précédents. Voire même un peu plus présents, d’ailleurs : bugs en tous genres, personnages qui disparaissent dans les cinématiques, clipping omniprésent, dialogues qui ne se lancent pas, aliasing, et bien entendu, quelques baisses de fluidité à certains moments.
Bon. Globalement, ça reste quand même acceptable, hein. Pour un Assassin’s Creed, je veux dire. Ce n’est pas au niveau de Unity, par exemple. Mais disons qu’en reprenant un moteur déjà exploité lors des deux derniers jeux, et surtout le dernier, en reprenant le même fonctionnement également, on pouvait espérer mieux.

screenBon. Malgré tous ces reproches, Assassin’s Creed Rogue s’appuie sur un fonctionnement qui a déjà fait ses preuves. Ce n’est donc pas un mauvais épisode, loin de là. Si on regrettera éventuellement l’absence de multijoueur, qui lui donne réellement le goût d’un « épisode bonus », et s’il faudra compter grosso modo seulement une quinzaine d’heures (moins si vous zappez les missions secondaires au bout d’un moment) pour en venir à bout, il a son lot de sympathiques moments, de scènes intéressantes et de plaisirs. Il est d’ailleurs vendu un brin moins cher que d’habitude.
Au final, donc, le jeu reste globalement plaisant. Et s’inscrit toutefois dans les valeurs sûres d’une série malmenée par Assassin’s Creed Unity. Une sorte de valeur refuge, donc, à laquelle on reviendra avec plaisir, en savourant à nouveau ses qualités, mais en n’évitant pas ses défauts.

 

 
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Assassin's Creed Rogue (PS3, Xbox 360)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Ubisoft

Développeur : Ubisoft

PEGI : 18+

Prix : 45 €

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