Warhammer 40 000 : Armageddon (PC)

 

Publié le Mercredi 17 décembre 2014 à 15:00:00 par Alexandre Combralier

 

Test Warhammer 40 000: Armageddon (PC)

Sauvez le monde... au tour par tour

imageUn nouveau Warhammer ? Joie, félicité, bonheur, crient les fans. Oui mais attention : ce nouveau Warhammer 40.000 Armageddon n’a rien d’un jeu à gros budget. Il est en réalité bien plus proche d’un Panzer Corps que d’un Dawn of War II. Quel hasard justement, puisque le studio à l’origine d’Armageddon, The Lordz Games, était déjà le développeur du susnommé Panzer Corps. On ne sera donc pas très étonné de constater que Warhammer 40.000 Armageddon reprend, dans ses grandes lignes, le gameplay d’un Panzer Corps. Alors, si n’aimez pas les wargames au tour par tour austères, vous pourrez gagner du temps en allant lire un autre test. Sinon, vous pouvez rester.

Maintenant que 95 % de nos lecteurs nous ont quittés, passons aux choses plus sérieuses : que vaut réellement de Warhammer 40.000 Armageddon ? Le jeu prend place durant la seconde guerre d’Armageddon, lors de l’offensive des traditionnels boute-en-train de la fantasy, j’ai nommé les Orks, et leur chef charismatique, au nom qui l’est un peu moins pourtant, Ghazghkull Thraka. Devinez quoi : les gentils (vous) devront buter les méchants (les Orks) pour sauver le monde.

Fidèle dans l’ensemble à l’univers Warhammer, dont il reprend la plupart des codes, des races, des unités, Warhammer 40.000 Armageddon plaira indubitablement par cet aspect aux fans de la licence. Eux seuls apprécieront le plus en profondeur le scénario proposé avec le jeu. Oui, car les développeurs ont engagé un scénariste pour proposer une belle petite campagne mijotée en trois actes. Une histoire sans prétentions notez-le bien, assez cliché, assez fourre-tout, mais qui a au moins le mérite d’exister pour donner du liant entre les missions. A certains moments de la campagne, vous devrez effectuer des choix qui modifieront (assez légèrement hélas) les missions ultérieures. Attention, jeu à moindre budget oblige, aucune traduction française n’est disponible : sortez les dicos si besoin.

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screenAu premier lancement d’une mission, un constat : c’est moche. Pardon, « austère », comme on dit dans le monde du wargame. Des modèles assez rudimentaires, une carte qui l’est encore plus, des animations… euh… pas tellement animées, bref, on se situe quelque part entre le dernier Assassin’s Creed et d’un Advanced Wars ; enfin, plus proche d’Advanced Wars quand même. Bien sûr, les graphismes n’ont jamais constitué le critère décisif du genre ; mais quitte à y passer de longues heures, autant ne pas à avoir à faire un bond dans le passé d’une bonne quinzaine d’années. Même s’il est facile de repérer n’importe quelle information sur la carte, The Lordz Games Studios aurait donc dû fournir plus d’efforts à ce sujet, wargame ou non. Une preuve de cette fainéantise : il est impossible de jouer en mode fenêtré ou de changer la résolution d’écran.

screenAu cas où vous ne l’aurez pas compris, Warhammer 40.000 Armageddon est un wargame old-school. On veut bien en être certain hein, parce qu’il faudra pas gueuler après. La carte d’une mission se divise ainsi en de sexy et seyants hexagones pour lesquels vos unités seront prêtes à mourir. A chaque tour de jeu, il faut choisir entre trois actions pour chaque unité : la mouvoir, la régénérer (contre de l’expérience), ou la faire attaquer. Des choix qui peuvent paraître limités, mais qui suffisent néanmoins à donner une certaine profondeur tactique au jeu : attaque de front ? de flanc ? Avec préparation d’artillerie ? Misant sur la rapidité ou la puissance de feu ? Attention, car le réalisme est d’ailleurs plutôt de mise : si vous ne calculez pas bien la portée du tir, et qu’il rate, ce sera un coup dans l’eau.

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screenEnfin, certaines cases accordent des bonus à son occupant : meilleure couverture, immunité face à certaines armes, meilleure visée… Les occuper fera forcément partie de vos priorités. Ces versants stratégiques fort intéressants sont néanmoins contrebalancés par des défauts agaçants. En tout premier lieu, les cartes sont souvent sans surprise et pêchent par leur imagination… D’où, forcément, un côté redondant aux affrontements. Dommage. Dommage aussi que l’I.A. soit assez peu poussée dans l’ensemble, et finalement très prévisibles. La campagne perd ainsi son intérêt au bout du premier ou du deuxième acte, et prendra alors l’envie de switcher vers le mode multijoueur (à deux joueurs en ligne).

screenToujours sur les cartes, les bâtiments sont également présents, conférant leur lot d’avantages, mais ne sont capturables que par des unités d’infanterie qu’il faudra donc bien protéger tout au long de la campagne derrière vos grosses Bertha. Des unités, il y en a plein : trois bonnes centaines (infanterie donc, tanks, avions, véhicules, et les très puissants Titans), avec chacune leurs caractéristiques propres. C’est donc un grand jeu de chifoumi qui s’annonce, chaque unité ayant sa Némésis, mais aussi sa proie préférée. Mais au risque de jouer les râleurs, 300, c’est trop, surtout que le nombre d’unités disponibles pour chaque mission est limité, ce qui amènera son lot de frustrations.

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screenCe n’est pas faire une offense à Warhammer 40.000 Armageddon qu’il n’enchantera pas les foules. Il s’agit donc d’un wargame classique, très classique, et sans doute trop, qui peine à trouver sa véritable plus-value, en dehors de la licence Warhammer pour ses fans. The Lordz Games Studios s’est peut-être reposé sur les lauriers de cette licence : graphismes en-dessous des attentes, cartes et gameplay facilement répétitifs, mais aussi absence de mode Carte Aléatoire et voix caricaturales … Heureusement que le mode Éditeur livré avec le jeu est assez fourni ; mais ce n’est jamais bon signe quand l’on doit compter sur lui pour pallier les carences des développeurs.

Bien sûr, Warhammer 40.000 Armageddon plaira grandement à ceux qui (espèce étrange) aiment à la fois les wargames et Warhammer. Quant aux autres, ils auront des raisons de ne pas se sentir attirés par le jeu : non pas que ce dernier soit fondamentalement décevant. Car Warhammer 40.000 Armageddon est satisfaisant ; c’est déjà pas mal, mais c’est trop peu pour viser autre chose qu’un sous-marché de niche. Play Video



 

 
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Warhammer 40 000 : Armageddon (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Slitherine Software

Développeur : The Lordz Games Studios

PEGI : 12+

Prix : 40 €

Aller sur le site officiel

Warhammer 40 000 : Armageddon (PC)

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