Overwatch (PC, PS4, Xbox One)

 

Publié le Vendredi 27 mai 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test d'Overwatch (PC, PS4, Xbox One)

Un nouveau phénomène ?

imageAlors que Blizzard se cantonnait ces dernières années à décliner ses trois célèbres licences Warcraft, Diablo et StarCraft, voilà qu’un vent de nouveauté souffle dans leurs créations. Overwatch est un tout nouveau jeu, dans un tout nouvel univers, avec de tous nouveaux personnages. Mieux encore, c’est un tout nouveau genre pour Blizzard. Un FPS multijoueur…

Mais quand on domine le marché du jeu de stratégie, du MMO et du Hack’n slash, peut-on aussi s’offrir le trône du FPS, même si l’on s’appelle Blizzard ?

Non.

Enfin…

Peut-être…

Enfin…

Bref. Fort de son expérience dans la description des univers de ses jeux vidéo, Blizzard a mis le paquet pour vous présenter celui d’Overwatch. A grands renforts de vidéos sublimes présentées sous la forme de mini-série, mais aussi d’une série de Comics dont le premier opus est disponible gratuitement, ou de BD accessibles régulièrement via le lanceur du jeu, vous allez pouvoir découvrir tout le monde du jeu, et surtout, l’histoire de ses personnages. De quoi vous plonger un peu plus dans ce nouvel univers, et tisser des liens avec les héros. Un travail de fond, comme Blizzard sait les faire, et qui donne une épaisseur évidente à son jeu. Résultat, avant même de lancer la moindre partie, on a déjà quelques affinités avec certains héros, et on est en terrain connu.


screenMais même sans tout ça, le jeu est très accessible. Et pour cause. La recette d’Overwatch est simple : deux équipes de 6 joueurs. 21 personnages, tous différents, tous ayant leurs propres styles, armes, forces et faiblesses. 12 cartes. Et vas-y que je te marave la tronche en riant.

Chaque personnage est défini selon une catégorie : soutien, défense, tank ou attaque. Il est équipé d’une arme, mais aussi de certaines compétences, actives et passives pour certains. Elles sont au nombre de 4 à 6, selon les héros.

Une des particularités du jeu est que chaque personnage a une compétence ultime. Sorte de « gros cheat en puissance » qui a des effets énormes sur la partie. Pire encore : même si vous collez une fessée à l’équipe adverse, ces compétences ultimes peuvent tout à fait renverser le cours de la partie.

screenOn trouvera ainsi Bastion, le robot défensif, avec son canon rotatif et capable de se transformer en canon longue-portée. Il peut également s’équiper d’un fusil mitrailleur selon la configuration du combat, et a une capacité d’auto-réparation.
On citera D.Va, jeune demoiselle qui pilote un Mecha qu’elle peut faire exploser en s’en éjectant, pour s’équiper d’un nouveau et repartir au combat. Elle a des turboréacteurs, peut activer un mode pour détruire les projectiles aériens, et peut aussi sortir de son Mécha et combattre au pistolet.
Genji, ninja robotisé, combat au sabre, peut dézinguer d’un seul coup ses ennemis comme compétence ultime, peut lancer des shurikens, et se projeter en avant.
Lucio, rasta cybernétique, peut lancer un bouclier défensif sur tous ses alliés proches, frapper ses ennemis à l’aide de projectiles soniques mais aussi les repousser, et diffuse des chansons qui stimulent ses équipiers et leur confère des bonus de régénération et de vitesse.
Pour ne citer qu'un personnage de chaque type...

Bref, dans une ambiance très SF avec de gros accents manga, le tout à base de cybernétiques, on a du gros bill, de la petite nana, du cow-boy, du nain, du soldat, du ninja, du look sombre, du look cool, du look bizarre, et même un singe, Winston.


screenLes 21 personnages ont tous leur intérêt et il faudra sans  doute les tester un peu pour savoir quelle catégorie vous va le mieux, et lesquels cadrent mieux avec votre style de jeu. Ils sont relativement bien équilibrés, notez bien, même si quelques-uns semblent un peu au-dessus du lot comme Soldier :76, un attaquant, et Torbjörn, le nain défensif. Côté soutien, c’est Lucio qui a la préférence des joueurs, semble-t-il. Mais grosso modo, même avec des personnages un brin (ce n’est pas forcément très évident) supérieurs aux autres, ils ne pourront rien face à une équipe bien soudée.

Car pour bien apprécier Overwatch, la condition sine qua non est de créer une équipe complémentaire. Un tank et un soutien sont indispensables. Un attaquant et un défensif peuvent compléter le lot intelligemment. Les deux autres sont à choisir selon les capacités de chacun… mais un second soutien peut être un choix judicieux.
Quoi qu’il en soit, il faut une bonne entente. Jouer seul, dans son coin, handicape totalement son équipe.
Il faut aussi penser complémentarité. Fatale a par exemple la capacité ultime de révéler la signature thermique des ennemis et de la partager avec ses alliés. Idéal pour se rendre là où il y en a le plus, balancer la capacité ultime de Mei, à savoir ralentir les adversaires, puis celle de McCree qui va tuer tous ceux qui sont dans son champ de vision.

screenIl y a donc vraiment des stratégies à mettre en place et des complémentarités dont il faut tirer parti pour espérer dominer l’équipe adverse.

Il y a donc 12 cartes, qui reprennent les classiques du genre : Deathmatch, escorte, contrôle de zones, capture d’objectifs… Elles sont d’inspiration manga et Comics, chacune a ses spécificités, entre verticalité, zones vastes, goulets d’étranglement, raccourcis, ou chemins de traverse…


screenBref. Overwatch est une réussite. Graphiquement impeccable, avec des effets nombreux mais une action ultra rythmée toujours bien claire et lisible, avec ses nombreuses possibilités liées aux personnages, tous vraiment différents et tous avec un petit quelque chose d’attachant… C’est un jeu coup de cœur. Le genre qui accroche une fois qu’on l’a lancé. On y vient. On y revient. Les parties sont rapides. Fun. Délirantes. On en prend plein la tronche, on se défend comme on peut, on se soutient… l’esprit d’équipe prend souvent le pas sur l’esprit individuel, pour peu que vous tombiez sur des joueurs sympas – et il y en a – ou, mieux, que vous jouiez entre potes. Personnages au design réussi, décors réussis, level design réussi… si on pouvait reprocher quelques petites choses au jeu, ce serait éventuellement ses modes de jeux trop classiques et peut-être, pour les puristes du genre, un titre qui s’oriente un brin plus vers les joueurs néophytes ou occasionnels grâce à un système de jeu basé sur les compétences des personnages et la bonne entente dans une équipe, parfois plus que par les compétences pures du joueur (comme dans un Counter Strike par exemple où le niveau du joueur fait réellement toute la différence).

Quoi qu’il en soit, Overwatch est un excellent jeu, à tous les niveaux, fun, bourrin juste ce qu’il faut, techniquement impeccable, et suffisamment accrocheur pour qu’on y revienne. Encore. Et encore.

 

 
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Overwatch (PC, PS4, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Blizzard

Développeur : Blizzard

PEGI : 16+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

Overwatch (PC, PS4, Xbox One)

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