Catherine : Full Body (Nintendo Switch)

 

Publié le Vendredi 10 juillet 2020 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Catherine : Full Body (Nintendo Switch)

La bite en l'air

Sorti en 2012 sur Xbox 360 et PS3, Catherine avait été un véritable coup de cœur.  Entre ses casse-têtes bien fichus, son gameplay solide et son histoire prenante, le titre d’Atlus avait su me charmer, suffisamment pour que j’y passe plusieurs dizaines d’heures. Entre temps, un Catherine Full Body, version enrichie de l’original, est sorti en 2019 sur PS4 et Xbox One. Malheureusement faute de temps, je n’avais pu vous en écrire le test. C’est désormais chose corrigée avec l’arrivée de Catherine Full Body sur Nintendo Switch.

Catherine Full Body débarque donc sur Nintendo Switch. Je ne vous referai pas ici une présentation intégrale de Catherine, son gameplay, son contenu, toussa toussa. Je vous invite plutôt à (re)lire mon test de l’époque. Ici, je me contenterai de vous donner mon ressenti sur cette nouvelle version, vu que je n’ai pas pu le faire l’an dernier, vous présenter les différences avec l’épisode d’origine et puis on parlera quand même de ce qu’a sous sa culotte cette version Switch.

Déjà, j’ai pris encore plus de plaisir à parcourir ce Catherine Full Body que je n’en avais eu avec son grand frère. Certes mon ressenti a été un peu différent. Non pas concernant l'histoire qui reste indubitablement dans un esprit japonais auquel il faut accrocher, sur fond de meurtre ésotérique, mais vis-à-vis du personnage principal. Peut-être est-ce le fait que durant ces 8 années, j'ai rencontré ma femme, me soit marié et eu des enfants, mais j’ai eu une grosse envie de lui coller des baffes car il a tellement tendance à se laisser porter par les évènements qu’on se dit que ce n’est pas possible d’être aussi con. Il aura fallu attendre le dernier tiers du jeu pour que le bonhomme se décide enfin à se sortir les doigts de la boîte à cookies, se prenne finalement en main et m’inspire ainsi un peu de sympathie autrement que parce qu’on partage le même prénom. Mais dans l’ensemble, j’ai vraiment pris du plaisir à y rejouer et le terminer. Les différents niveaux qui le composent sont franchement bien gaulés, ardus et vous demanderons de vous creuser les méninges pour vous en sortir. D’ailleurs, personnellement, j’ai bien plus facilement parcouru le titre qu’à l’époque. Peut-être l'âge ? À noter que le titre double sa durée de vie en proposant maintenant, en plus des stages d'origine, des versions modifiées. Bref, pour tout torcher dans les moindres recoins, on est sur une cinquantaine d'heures de jeu.


Catherine Full Body dégage une ambiance générale légèrement différente de son grand frère, due à deux modifications. Presque un personnage à part tellement le lieu est central dans le titre, le bar, le Stray Sheep a été modifié. Sorte de trou à rats, un poil glauque, ici, il gagne énormément en chaleur. Grâce à des couleurs chaudes et un éclairage appuyé, l’endroit devient cosy et dégage une ambiance jazz bar vraiment très cool. On y picole, mais avec classe. Du coup, on s’y sent bien.

Ce changement d’ambiance générale est aussi dû à l’ajout d’un nouveau personnage central, Qatherine ou Rin pour les intimes. Honnêtement, si au départ, on a l’impression qu’elle est un peu introduite à la truelle par rapport à l’histoire d’origine, elle gagne énormément en profondeur au fil de l’aventure et offre un troisième tempérament différent de ceux des personnages d’origine. Une troisième voix à explorer qui apporte déjà, un vent de fraicheur, mais aussi son lot de surprises tant la conclusion est surprenante et franchement inattendue. En espérant que certains abrutis n’en fassent pas un scandale, mais je n’en dirai pas plus. Durant l’aventure, Rin jouera du piano au bar, ce qui explique probablement le changement d’ambiance du lieu, mais également durant les cauchemars afin de ralentir la chute des blocs. Au final donc, avec ces quelques changements, le titre semble moins glauque et moins anxiogène que sa version d'origine.

Comme vous devez probablement vous en douter, Switch oblige, cette version est un poil de mouton en deçà des versions PS4 et Xbox One. Pas grand-chose à lui reprocher, j’ai constaté un effet de flou relativement important dans le bar, un aliasing plus présent ainsi que certaines chutes de framerates lors des phases d’ascension. Mais dans l’ensemble, ça reste franchement correct. C’est un véritable plaisir de pouvoir y jouer partout. Etonnament, le jeu aux Joy-Cons passe bien. Je dis étonnament parce que Catherine demande beaucoup de réactivité et de précision dans les déplacements et que les Joy-Cons ne sont pas réputés pour ce genre de chose. Mais du coup, ça passe bien. Vraiment. Certes, il arrivera parfois qu’on peste à cause de quelques mouvements non voulus, mais dans l’ensemble, ça n’arrive pas souvent et c’est très correct.

Au final, Catherine Full Body est une vraie relecture du jeu original et j'ai pris énormément de plaisir à en découvrir les nouveautés. Même en l'ayant déjà fait 8 ans auparavant, ça vaut clairement le coup de réinvestir dedans. Le titre est bien meilleur, plus riche et agréable à parcourir que le Catherine d'origine. Et cette version Switch permet d'y jouer partout, donc autant dire que je suis comblé. Maintenant, il ne reste plus qu'une question à poser à Atlus : à quand un portage similaire de Persona 5 Royal sur Switch ?

 

 
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Catherine : Full Body (Nintendo Switch)

Plateformes : Wii U

Editeur : Atlus

Développeur : Studio Zero

PEGI : 18+

Prix : 49,99 €

Catherine : Full Body (Nintendo Switch)

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