Seed of Life (PC)

 

Publié le Mardi 7 septembre 2021 à 12:00:00 par Julia Bourdin

 

Seed of Life, avis

Aventure en pays extraterrestre

Ayant écrit quelques news à son sujet, j’avais vraiment hâte de tester « Seed of Life », ses jolis environnements et son histoire m’attirant tout particulièrement. Il s’agit d’un jeu d’aventure, de puzzle et également de plateformes, développé par MadLight et édité par Leonardo Interactive. Alors après l’avoir eu en main, ai-je été déçue ?




imageTout d’abord, dans Seed of Life, vous incarnez Cora, une jeune fille habitante de la planète Lumia élevée par son grand-père. Depuis quelques dizaines d’années, sa planète est exploitée par une race extraterrestre très avancée qui en aspire le Lumium, son énergie vitale. Lumia meurt donc peu à peu et là où le Lumium a disparu il ne reste que les Ténèbres, des ombres qui semblent aspirer toute vie sur leur passage, ne laissant que des paysages désolés et des cadavres derrière elles, dont les parents de Cora. Alors que la situation ne fait qu’empirer, Cora décide d’entreprendre un voyage pour activer la Graine de Vie, un générateur de Lumium qui pourrait sauver sa planète.

La première chose que l’on peut constater, c’est que les décors sont vraiment jolis. Ils mélangeant technologies futuristes et plantes aux aspects très extraterrestres. Les couleurs sont également très vibrantes ce qui donne un côté très chaleureux aux zones encore fleuries. Car oui on va passer de zones couvertes de végétation et pleines de Lumium à des plaines arides, imagerocheuses et désolées. Et le contraste est plutôt poignant et esthétique. Cela me fait beaucoup penser à Slime Rancher (oui c'est un de mes jeux préférés) et sa dernière zone, le Désert de Verre, complètement sec et morne à l’exception des quelques oasis qui font comme un havre de paix au milieu du désastre. J’ai vraiment eu pas mal de plaisir à l’explorer.

Et ça tombe bien car l’exploration est au cœur du jeu. En effet pour augmenter sa réserve de Lumium (qui est un peu le Mana du jeu) et débloquer des pouvoirs, il va falloir se promener un peu partout pour absorber l’énergie des plantes à Lumium et récupérer des morceaux de piliers extraterrestres. Certaines zones sont très dangereuses ou escarpées et il va falloir être prudent pour éviter les ennemis qui se feront un plaisir d’aspirer votre énergie vitale. Choisir prudemment où poser les pieds, passer furtivement, escalader ; c’est ce qu’il va falloir faire si vous voulez survivre.

De plus ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que le jeu offre tout de même pas mal de libertés sur les différents chemins empruntables, surtout une fois le super sprint débloqué. Je me suis retrouvée à sauter et à courir sur tous les cailloux comme un cabri ! C’était assez rigolo. Bon cependant, quelquefois, vous êtes un peu perdu du coup, sans trop savoir par où passer…

En plus du super sprint, qui permet de courir et de faire de très longs sauts, vous allez pouvoir débloquer de nouveaux pouvoirs imagequi sont nécessaires pour avancer à certains endroits. Il y en a 6 au total qui consommeront plus ou moins de Lumium si vous les activez. Chacun peut être activé et désactivé à volonté et vous pouvez même tous les mettre en même temps. Cependant il faudra bien gérer votre coup pour ne pas tomber à court de Lumium à un moment inopportun : vous retrouver sans mana et donc sans pouvoir de régénération au milieu des Ténèbres ce n’est pas une bonne idée. Heureusement, le principal objet collectable du jeu sont les plantes à Lumium qui permettent d’en augmenter votre réserve maximale.

Vous pouvez également décider de sacrifier un peu de cette réserve maximale contre des points de vie supplémentaires, mais honnêtement je ne l’ai pas fait car je trouve ça inutile ; 10 PV contre 50 points de mana sachant que j’ai un pouvoir de régénération super efficace ? J’avais l’impression d’y perdre au change.

Bref, les pouvoirs sont globalement très bons, ce sont plein de très bonnes idées ; de la vision d’objets extraterrestres, au super sprint en passant par le pouvoir de s’aimanter à certains objets, c’est super rigolo de jouer au magnet. Et le fait de devoir gérer quand les activer et les désactiver pour économiser votre Lumium est une super mécanique. De plus, ils s’accompagnent de puzzles environnementaux, qui, s’ils ne sont pas monstrueusement difficiles, sont assez chouettes en général.

Lorsque vous mourrez, d’ailleurs non seulement vous revenez au checkpoint et votre compteur de morts s’incrémente mais vous perdez également toutes les plantes à Lumium que vous avez récolté depuis votre dernier passage à un checkpoint. Je trouve cette pénalité plutôt chouette car du coup il faut faire attention et ne prendre que des risques considérés pour les récupérer. Faire des allers-retours aux checkpoints m’est donc arrivée assez souvent et je dois reconnaitre que sans le sprint c’est un peu agaçant.

Mais il faut savoir que la quasi-totalité de mes morts, je les dois aux différentes phases de plateformes du jeu et une en particulier sur laquelle j’ai passé un temps qui m’a semblé infini… En fait le saut ne possède pas vraiment d’inertie ; lorsque vousimage arrêtez d’appuyer sur avant votre perso se stoppe instantanément dans les airs. Cela permet d’être très précis, certes, mais ayant l’habitude des autres jeux de plateformes où tu glisses un peu à l’arrivée et tombes parfois de l’autre côté des plateformes, j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter. Surtout que ça ne donne pas un rendu très naturel. Du coup, j’ai pris des plateformes dans le nez un paquet de fois… Et c’est encore pire pour les phases chronométrées qui sont là pour déstabiliser et faire un peu paniquer.

Et le pire c’est la fois, où j’ai confondu un interrupteur avec un checkpoint et que je suis tombée juste après une phase de plateformes complexe ayant relâché la pression… Des insultes ont été proférées, beaucoup. Ce n’est pas gentil de ne pas mettre les checkpoints en évidence après une phase de plateformes peu sympathique.

imageCela dit, la plupart des phases de plateformes sont bien faites, jouant sur les longueurs de saut et les plateformes invisibles.
 
Enfin, il faut souligner que le jeu a quelques petits bugs que j’aimerais voir corrigés dans le futur. Certains sont simplement un désagrément comme les lignes de voix qui se lancent plusieurs fois en canon par moment ou la caméra qui passe dans le mur quand vous escaladez trop près d’un plafond… Rien de très grave. Le plus gros bug c’est que, parfois, en passant sur certaines surfaces mon personnage se met à se déplacer de façon saccadée comme si j’essayais de traverser un mur invisible et cela rend les phases de plateformes impossibles. Heureusement tout revient à la normale quand vous mourrez mais c’est désagréable.


                                                                      image


Finalement, malgré ses défauts je me suis beaucoup amusée à explorer Lumia et dans le fond c’est tout ce qui compte. En plus le jeu a une durée de vie agréable, moins de 5/6 heures si vous êtes moins un boulet que moi, ce qui permet de le finir et de pouvoir tout explorer sans encombre. S’il y a une suite, je serais ravie d’y jouer surtout s’ils connectent mieux les pouvoirs de Cora entre eux pour enrichir le gameplay. Bref, si vous aimez les petits jeux d’aventures sans grande prétention, je vous le recommande.  

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Seed of Life (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Leonardo Interactive

Développeur : MadLight

PEGI : 12+

Prix : 22,99 €

Seed of Life (PC)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

0