Lost Ark (PC)

 

Publié le Jeudi 10 février 2022 à 12:00:00 par Julia Bourdin

 

Lost Ark, test (PC)

Les aventuriers de l’Arche perdue, littéralement

2019… Voilà quatre ans que je l’attendais de notre côté du monde ! Quatre ans que son concept et sa beauté m’avaient tapé dans l’œil ! Et je sais que je n’étais pas la seule… Certes, on pouvait y jouer via un VPN sur un serveur russe un peu bizarre mais rien ne vaut enfin une vraie sortie en Occident, des serveurs dédiés et une communauté propre. Croyez-moi, c’est le cœur chargé d’excitation, d’espoir et d’attente que j’ai lancé le jeu. Mais qu’en est-il quelques heures plus tard ?



Pour ceux qui seraient passés à côté de son brouhaha médiatique, Lost Ark est un Diablo-like massivement multijoueur d’origine sud-coréenne sorti là-bas en 2019 mais qui vient tout juste d’être proposé chez nous par Amazon Games. On y incarne un élu de la prophétie quelconque choisi parmi 15 sous-classes réparties en 5 classes plutôt classiques : guerrier (tank), artiste martial (dps mêlée), mage (dps magique et soigneur), artilleur (dps distance) et assassin (dps furtif). Cet élu de la prophétie, accompagné d’un prêtre de la lumière tout à fait sympathique, va partir dans une longue chasse au trésor afin de retrouver imagel’Arche Perdue, une création divine qui pourrait changer le monde selon les désirs de celui qui l’utilise. Malheureusement, il va falloir faire vite car des démons, une menace pourtant supposée disparue, sont aussi sur les traces de l’Arche…

Tout d’abord, pour parler de l’histoire, on est dans la bonne moyenne de ce qui se fait dans un Diablo-like. Le scénario est simple, parfois teintée de classicisme, mais très prenant ce qui rend la progression et les quêtes très agréables. On peut même noter des retournements de situation vraiment marquants et surtout une narration environnementale très réussie… A plusieurs endroits, on a pu émettre des hypothèses sur ce qu’il allait se passer grâce à des détails dans le décor ou à des petits événements par-ci par-là. C’est vraiment immersif et donc idéal pour nous inviter à explorer les différentes cartes du jeu.

Les cartes du jeu, parlons-en d’ailleurs. Globalement très agréables à explorer, elles reprennent pas mal de la recette originale des cartes de Diablo (beaucoup de monstres, des notes par ci par là) mais en y ajoutant également des éléments de MMO (pas de brouillard de guerre, des donjons et des petites instances, des objets de collections) et en particulier les téléporteurs à débloquer. Car oui Lost Ark est un jeu plus proche d’un monde ouvert que du Diablo-like classique, et moi ça ne me gêne pas, bien au contraire. J’aime bien pouvoir repasser encore et encore au même endroit facilement ou bien farmer les monstres tranquillement.

Ce que j’ai beaucoup aimé également sur ces cartes ce sont les événements aléatoires. En effet de temps en temps un monstre d’élite sauvage ou bien une quête bonus chronométrée nous sont proposées. J’ai adoré faire des petits détours d’une imageou deux minutes afin de me frotter à un petit défi. De plus, le loot est au rendez-vous et ça fait plaisir : potions, monnaies spéciales, pièces d’armure ou tout simplement or… D’ailleurs il faut savoir que j’ai surtout joué avec ma maman, grande fan de MMO mais complète néophyte en Diablo-like, et que chaque membre d’un groupe reçoit automatiquement sa propre part du loot : il va pouvoir récupérer des potions et de l’or qu’un autre membre ne peut pas récupérer et du stuff en lien avec sa classe. Comme ça pas de chamailleries !

Chose un peu décevante par rapport aux groupes cependant : les petites instances, d’un ou deux combats, proposées durant les quêtes ne sont accessibles qu’en solo alors on devait s’attendre l’une l’autre. C’est dommage car ça casse un peu le rythme et surtout c’est moins amusant de se battre chacune de son côté !

En parlant de ma maman, il a également fallu choisir nos classes et là je dois dire que je n’ai pas été déçue. Elles sont très amusantes à jouer et vraiment uniques. Ma mère est partie sur un Berserker, un gros bourrin un peu tank avec une grosse épée qui fait des dégâts de zone et qui peut charger une rage. Tout à fait elle. D’ailleurs ça lui a parfaitement convenu. De mon côté, imagej’ai choisi une Gunslinger que je conseille à tous les fans de gameplay un peu complexe et mobile. Il s’agit d’une artilleuse qui peut interchanger entre trois arsenaux : deux pistolets polyvalents et mobiles, un tromblon destructeur sur de larges zones mais à courte portée et enfin un fusil de précision plutôt mono-cible mais extrêmement puissant à distance. J’ai mis un peu de temps à les maitriser mais leur gameplay est vraiment très agréable presque jouissif explosant de partout tout le temps !

Outre une customisation graphique assez vaste, le jeu permet également de modifier son personnage statistiquement de façon plutôt profonde via divers systèmes : un arbre de compétences qui laisse le choix entre divers bonus pour nos capacités, des vertus et objets spéciaux qui améliorent les statistiques, un système de familiers et j’en passe. Vous avez de quoi vous montrer créatif, peut-être pas autant que dans un Path of Exile, mais quand même ! Il va cependant falloir pas mal de temps à un joueur débutant pour maitriser tous les systèmes et comprendre les tenants et aboutissants de chaque menu. Il y a un certain risque de s’y perdre.
De plus comme tout MMO coréen qui se respecte, les classes sont réservées à un genre précis alors faites attention et réfléchissez à ce que vous voulez avant de créer votre personnage.

Une fois notre personnage équipé, il ne nous reste plus qu’à aborder les combats. Et là vraiment on est dans l’essence même imaged’un Diablo-like : des hordes de monstres à faire exploser en masse mais qui peuvent se montrer très dangereux s’ils vous encerclent et des boss puissants qu’il va falloir analyser et esquiver pour survivre. C’est eux d’ailleurs la vraie difficulté. Ils sont en général très bien conçus et agréables à affronter mais il faut reconnaitre une certaine facilité du reste du jeu, hors surprises, une fois qu’on maitrise bien son personnage.

Enfin le jeu est vraiment très beau et je trouve qu’il n’a pas pris une ride depuis sa sortie en Asie. Les décors en 2.5D isométrique sont très soignés, chatoyants et lumineux quand il faut. Je trouve qu’à l’heure actuelle c’est l’un des plus beaux MMO sur le marché. En revanche, qui dit beau jeu dit jeu lourd et qui nécessite un peu de puissance graphique. Il tourne très bien sur mon PC portable plutôt récent mais des PC un peu plus vieux ou avec trop peu de RAM risquent de cracher leurs poumons… De plus peu importe la puissance de la machine, les imagetemps de chargement et tout particulièrement celui de démarrage sont très longs, si vous voulez jouer il va falloir vous montrer patients et attendre entre 3 et 5 minutes en moyenne…

En conclusion, malgré quelques petits défauts dont notamment un manque de difficulté par moment, Lost Ark ne m’a pas déçue. A mi-chemin entre MMORPG et Diablo-like, deux genres que j’adore, il a su prendre des qualités des deux côtés et rester très agréable à parcourir que vous soyez débutant ou plus expérimenté. Ce n’est peut-être pas le plus grand MMO de tous les temps mais pour un complet Free-to-Play, il est aussi vaste que riche et il y a tant de choses dont je ne vous ai pas parlé ! Croyez-moi, vous pourrez y consacrer aisément des heures et des heures. De plus, au-delà de son gameplay c’est un plaisir pour les yeux et la narration sait se montrer prenante.

 

 
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Lost Ark (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Amazon Games Studios

Développeur : Tripod Studio, Smilegate

PEGI : 16+

Prix : Free-to-Play avec achats intégrés

Aller sur le site officiel

Lost Ark (PC)

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