Quintus and The Absent Truth (Nintendo Switch)

 

Publié le Jeudi 4 août 2022 à 12:00:00 par Sara Brugioli

 

Quintus and The Absent Truth - Switch

Ça fera peut-être peur à un éléphant...

 Je ne suis pas particulièrement fan de jeux d’horreur. Quand on me demande pourquoi, je me cache derrière des réponses académiques, bien construites, mais la vérité c’est que je suis une grosse flipette. Il suffit d’un bruit un peu fort pour me mettre en déroute. Alors quand le chef m’a donné un jeu d’horreur, je me suis dit que c’était la fin pour moi et mon petit cœur… Et c’est la boule au ventre que j’ai lancé Quintus and The Absent Truth pour le tester.

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Avant de commencer, la rédaction vous propose un petit pitch du jeu : on incarne un pianiste déchu et veuf, le jour de l’anniversaire de sa fille. Cette dernière se fait kidnapper, par notre ancien label, et c’est avec l’aide de Quintus, notre petite souris de compagnie, que nous partons à la recherche de Lydia. On va devoir explorer différents niveaux, avec des énigmes à résoudre.
 
Et malheureusement, on va devoir rentrer dans le vif du sujet immédiatement. Je dis bien malheureusement, car le jeu a planté bien trois fois avant de le laisser tester. La première fois que le jeu est mort, c’était en réglant la sensibilité du regard de notre avatar. Car le jeu est lent. Très lent. Et avec la sensibilité au maximum, le regard du personnage devient incontrôlable, ce qui est dommage pour un jeu où le curseur doit être POINTÉ sur les objets de quête.
 
imageCe n’est pas la fin des problèmes techniques du jeu, cependant. On peut comprendre le choix des développeurs pour le style graphique un peu… spécial du jeu, mais de là à avoir des objets intangibles, des portes cassées et des objets qui clippent à travers les murs lors du premier chapitre, c’est un peu dur de voir l’intention narrative (qui est de garder une ambiance lourde et mystérieuse) derrière le style. On peut quand même dire quelques mots sur ce style : il ne sera pas de tous les goûts, mais on ne peut pas nier qu’il est original. La lumière qui révèle plus de détails du décor, c’est bien pensé pour un jeu d’horreur.

 
On passera, par contre, rapidement sur les effets de lumière sur les objets cassés (quand on ramasse certains objets, ils ne sont pas illuminés, flous …) et sur l’animation des autres personnages, qui ne sont pourtant pas très nombreuses. Quintus, qui est quand même un personnage titulaire, a une animation de marche qui s’apparente plus à un moonwalk tellement il glisse. Et dans votre main, il est presque mignon, mais quand vous l’envoyez en mission, on dirait un autre modèle 3D entièrement, un modèle digne d’un jeu d’horreur… Quant à votre fille, elle est vraiment flippante. Le seul personnage dont on voit le visage aurait pu se vanter d’avoir des traits plus humains.
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Autre aspect qui ne délivre pas sur ses promesses : le côté horreur. Si j’étais inquiète au début d’avoir trop peur pour faire le test, cette peur s’est vite évaporée. A part quelques jumpscares un peu efficaces, le jeu ne peut pas forcément se vanter d’être particulièrement effrayant. Il est même parfois risible, à cause du doublage des personnages surtout. Et l’histoire est simpliste au possible, même si on doit avouer que la tournure finale est… inattendue. On ne sait pas si elle l’est parce que c’est ingénieux ou parce que c’est tellement lunaire qu’on ne s'y attend pas. Petit point positif pour le côté horreur, c’est la musique : elle est oppressante, et elle s’adapte bien à votre histoire de pianiste déchu veuf avec ses airs de marche funèbre.
 
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Point positif du jeu ? Ses énigmes sans doute. Elles évoluent en difficultés, et elles ne sont pas trop compliquées ni trop simples. Le jeu vous sépare rapidement de votre souris Quintus, et vous allez faire face à des énigmes géantes en tant que souris, c’est intéressant comme concept. Mais lorsque vous contrôlez Alan et Quintus ensemble, c’est à ce moment que les énigmes sont vraiment le plus intéressantes. Vous pouvez utiliser la taille d’Alan et ses capacités d’humain, et la petite taille de Quintus vous permettra d’atteindre les endroits les plus petits et inatteignables.

On va essayer de conclure sur un point positif : on a testé le portage de ce jeu sur Switch, ce qui peut expliquer certains problèmes tel que les nombreux freezes du jeu. Si vous voulez un jeu avec des bonnes énigmes, un style graphique intéressant et que vous aimez bien les souris, alors ce jeu pourra vous plaire. Si par contre, vous êtes à la recherche d’un bon jeu d’horreur, qui vous fera vraiment peur, alors passez votre chemin. C'est un peu dommage que l'on sorte déçu du jeu, surtout quand on peut apprécier les autres jeux du studio de développement, ce qui est mon cas. Le jeu m'a laissé un méchant avant-goût de "jeu pas fini" dans la bouche.

 

 
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Quintus and The Absent Truth (Nintendo Switch)

Plateformes : Switch

Editeur : eastasiasoft

Développeur : Wreck Tangle Games

PEGI : 16+

Prix : 8,19€

Aller sur le site officiel

Quintus and The Absent Truth (Nintendo Switch)

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