Publié le Mercredi 4 mars 2026 à 12:00:00 par Cedric Gasperini
Test Styx : Blades of Greed (PC, PS5, Xbox Series)
Vert de rage
Pour tout avouer, je n’ai jamais été particulièrement fan des jeux d’infiltration. Qu’il s’agisse d’un jeu tout entier ou de passages obligés dans les jeux d’action, le gameplay basé sur l’infiltration m’a toujours semblé fade, lourd et parfois même inopportun. De rares jeux sortent toutefois du lot et ont réussi à me séduire. Parmi eux, les deux jeux Styx, Master of Shadows et Shards of Darkness, développés par Cyanide Studio et édité par Focus Homme Interactive, sortis respectivement en 2014 et 2017. Malheureusement, tout aussi réussis soient-ils, ces deux opus n’ont pas rencontré le succès qu’ils auraient mérité – sans pour autant totalement démériter. Mais la bonne nouvelle, c’est que Cyanide a quand même remis le couvert avec un troisième épisode, Styx : Blades of Greed, édité cette fois-ci par Nacon.
Le jeu reprend le personnage de Styx, ce gobelin voleur, maître du camouflage et de la furtivité, se déplaçant d’ombre en ombre pour commettre ses méfaits. Aujourd’hui, Styx est devenu le patron. A bord de son Zeppelin, il parcourt le monde dans le but de récupérer du Quartz, une ressource rare et puissante.
Mais dans un monde où humains, orcs, elfes et gobelins sont au bord de la guerre, chaque faux pas risque de mettre le Royaume à feu et à sang…
Styx a donc recruté un équipage pour mener à bien ses opérations. Malheureusement, face à lui se dresse l’Inquisition, une faction humaine puissante et impitoyable, intéressée également par la puissance du Quartz.
Découpée en 5 actes, la quête de notre ami à peau verte est narrée à grands renforts de cinématiques. La mise en scène est simple, l’histoire, au demeurant intéressante, retombe vite en intensité, la faute à des personnages secondaires mal exploités. Si Styx bénéficie toujours d’un caractère bien trempé et d’un humour très « french touch » malgré l’absence de voix française (c’est quoi ce bordel ? Cyanide ? Un studio français…), l’histoire aurait gagné en développant plus ses seconds rôles, d’autant plus que la qualité des doublages n’est pas toujours au rendez-vous. Heureusement, toutefois, c’est Styx que nous allons diriger tout au long de la partie, profitant ainsi de son caractère exécrable et de ses punchlines qui font mouche.
L’aventure va nous entraîner dans trois lieux distincts, à savoir le Mur, l’Aube Turquoise et les Ruines d’Akenash, via différentes missions visant, la plupart du temps, à récupérer du Quartz.
Vous allez devoir fabriquer des équipements, des consommables (potions de vie, potions d’ambre, crochets…), avant de vous lancer dans votre mission, les possibilités évoluant au fil de l’aventure. De la même manière, vous gagnerez de quoi booster les compétences du personnage. Plusieurs arbres de compétences sont disponibles. Vous pourrez voir à travers les murs, ralentir le temps…De plus, Styx est équipé d’un grappin et d’une voile, permettant de planer. Idéal pour se déplacer discrètement dans des niveaux où la verticalité est omniprésente.
Bref, comme dans les précédents opus, on se lance, on prend de la hauteur pour mieux observer, on décide d’un chemin, on évite les gardes (Styx est très vulnérable et chaque rencontre se solde généralement par une mort), on se déplace d’ombre en ombre, on gère le timing, on grimpe, on saute, on plane… on évite de faire du bruit…
Le level design est toujours aussi remarquable, même si on sent que les niveaux restent un peu étriqués et qu’ils auraient pu gagner en volume. En tout cas, c’est beau, les effets de lumière, d’ombres, de particules sont réussis, et l’univers est vraiment captivant.
Reste que, durant les 25 à 30 heures que dure le jeu, vous n’allez pas forcément passer que des bons moments. A tel point qu’on se dit, et c’est un comble, qu’il aurait gagné à être plus… court.
Et c’est d’autant plus dommage que, comme expliqué, le jeu offre un level design de grande classe, une belle ambiance et s’appuie sur un personnage vraiment attachant. Seulement voilà… répétitif, le jeu perd en intérêt au fil de son histoire, dont la narration aurait dû être bien mieux travaillée. Finalement, on s’ennuie. Le jeu manque de profondeur. De rythme. D’intensité.
L’IA des ennemis oscille entre la catastrophe et le ridicule, malgré quelques moments où elle assure étonnement bien.
Et le jeu est bourré de bugs, d’imprécisions… Un conseil : sauvegardez régulièrement, toutes les 5 minutes… parce que se retrouver à devoir se taper 45 minutes de jeu parce qu’un bug bloquant vous empêche de terminer la mission, ça a de quoi vraiment agacer.
Frustrante, finalement, est l’expérience de ce Styx : Blades of Greed. On sent le potentiel à plein nez. Mais on voit qu’il a été sous-exploité, voire mal exploité. Et c’est rageant.
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Styx : Blades of Greed (PC, PS5, Xbox Series)
Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series
Editeur : Nacon
Développeur : Cyanide
PEGI : 16+
Prix : 49,99 €
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