God of War Sons of Sparta (PS5)

 

Publié le Mercredi 25 février 2026 à 11:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test God of War Sons of Sparta (PS5)

Chauve qui peut

imageEn attendant le probable retour de notre chauve barbu préféré, et je ne parle pas de moi, mais bel et bien de Kratos, Sony nous livre un petit metroidvania intitulé God of War Sons of Sparta.

Développé par Mega Cat Studios, le jeu vous emmène découvrir la jeunesse de Kratos, avant qu’il n’ait du poil au menton. Et ailleurs, soit dit en passant. 

A l’époque des soldats spartiates, les gamins étaient soumis à des épreuves terriblement dures. L’excellence de l’armée, reconnue partout dans le monde, était à ce prix. Et au prix de nombreuses pertes humaines, d’ailleurs. C’est sur ce postulat de base que le jeu déroule son histoire : Kratos et son frère subissent l’agogée. Une période pour durcir les enfants, durant laquelle ils ont le crâne rasé, une seule tunique par an, les pieds nus et doivent en partie voler la nourriture pour survivre. Ils dorment quasiment à même le sol. 

Pas d’Insta, pas de Tik Tok. A la dure.

Kratos et son frère Deimos doivent se rendre en Laconie, région dans laquelle les ennemis et les monstres sont légion. Mais hé, c’est Kratos. Même inexpérimenté, il va tous les poutrer un à un.

Nous voilà donc dans un petit spin-off, un metroidvania basé sur une grande saga, destiné à enrichir son univers.


imageBon, ben c’est globalement raté quand même. Et pourtant, hein, Dieu sait si on aime Kratos, ici, à la rédaction (je me promène souvent en pantalon de cuir, torse nu en gueulant) et que l’on avait envie d’y croire. Mais franchement, rien ne fonctionne dans ce jeu, vendu d’ailleurs bien trop cher pour ce qu’il propose.

Allez ok, la musique est chouette. Voilà. Mais sinon ? Même graphiquement, le parti pris de la 2.5D en pixel art est contestable : fade, elle est loin des canons de beauté et de réussite du genre. D’accord, il y a bien quelques panoramas sympas, avec une belle profondeur. Mais même après avoir fini le jeu, aucun passage ne vous restera en mémoire comme une claque, qu’elle soit visuelle ou de ressenti lié au gameplay.

Vous évoluez dans des niveaux classiques, finalement sans grande originalité et surtout, sans grande inspiration niveau level design. Vous tombez parfois sur des chemins impossibles, simplement parce que vous n’avez pas la compétence nécessaire pour y accéder, et n’y reviendrez pas forcément (parce que vous n’aurez pas que ça à foutre, ni l’envie d’y revenir) une fois la compétence acquise.
Au fil de votre progression, une carte relativement hideuse, faite de blocs, se dessine. A la bonne heure. 

imageLes ennemis se suivent, ne ressemblent à rien (ou presque) de ce que l’on a pu découvrir dans la saga, sur tous les jeux déjà sortis et on est accompagné d’un petit frère souvent casse-bonbons, pour ne pas dire con comme un âne. Les personnages ne sont, d’ailleurs, pas assez exploités et traités de manière superficielle. 
On retiendra aussi l’impossibilité de passer les dialogues, souvent inutiles, insipides et inintéressants, obligeant donc à se fader des cinématiques pénibles qui rallongent artificiellement la durée de vie. 

Bon. Le constat n’est pas reluisant pour le moment. Et ça ne s’arrange pas avec le gameplay, relativement aux fraises. La faute à un manque de profondeur alarmant pour ce genre de jeu. Basé sur la défense et la riposte au bon moment, il casse le rythme, rend les combats indigestes, à défaut d’être difficiles. On martèle les boutons, youpi, et même l’arbre de compétence n’arrive pas à relancer l’intérêt par une quelconque dynamique. 
Même les combats de boss, un peu plus challengeant toutefois, restent très loin d’être mémorables. 

imageIl y a plein de petits soucis que l’on pourrait encore évoquer : l’absence d’attaque à distance pour affronter certains ennemis bloquants. Les ennemis qui vous repoussent quand vous foncez dessus, mais l’impossibilité de les dégager en les chargeant au bouclier, les allers-retours à Sparte qui cassent encore plus le rythme… Ajoutez des soucis de synchronisation entre les lèvres et les dialogues, et des plantages. On en parle de la sauvegarde corrompue après une heure de jeu et l’obligation de tout recommencer à zéro ? Et encore, j’ai eu du bol, il ne s’agissant que d’une heure.

Tout ça n’est pas reluisant, au final. Alors certes, tout n’est pas non plus insupportable ou à jeter. A relire le test, j’avoue que j’ai un peu chargé la mule. Mais c’est aussi à la hauteur de ma déception alors que j’espérais de bien meilleures retrouvailles. La preuve, d’ailleurs : on retrouve avec plaisir l’époque de la Grèce antique qui, il faut bien l’avouer, nous manquait un peu. Le jeu propose également une durée de vie conséquente, pour le peu que vous ayez le courage d’aller au bout (ça n’a pas été mon cas). Et l’expérience, globalement, n’est pas totalement mauvaise. Elle est juste… ratée. 

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God of War Sons of Sparta (PS5)

Plateformes : PS5

Editeur : Sony Interactive Entertainment

Développeur : Mega Cat Studios

PEGI : 16+

Prix :

Aller sur le site officiel

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