Publié le Mardi 19 mai 2026 à 11:30:00 par Théo Valet
Magic: the Gathering - Les secrets de Strixhaven
Strixhaven, une meilleure école de magie que Poudlard ?
Le mois dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à une présentation détaillée de l’extension Les Secrets de Strixhaven. D’ailleurs, je vous invite vivement à aller lire l’article que j’y ai consacré, puisque j’y détaille l’intégralité du contenu de cette nouvelle extension. Ici, je vais donc davantage me concentrer sur mon ressenti vis-à-vis des différents éléments proposés, plutôt que de refaire une présentation complète. Vous pouvez retrouver l’article en cliquant juste ici.Pour rappel, dans Les Secrets de Strixhaven, on retourne à Strixhaven, l’école mythique de magie du multivers de Magic: The Gathering. C’est ici que nos mages en herbe deviennent des mages accomplis, capables de protéger les différents plans des menaces qui pèsent sur le multivers. On est donc sur une extension très orientée autour des sortilèges et des mages, avec une pléthore de rituels et d’éphémères à utiliser, le tout porté par une direction artistique mêlant magie et univers scolaire. Un rendu qui m’avait déjà beaucoup plu lors de la présentation de l’extension, et qui m’a encore davantage convaincu une fois le produit entre mes mains.
Commençons par parler des mécaniques qui sont, pour rappel, liées à chacun des cinq collèges de l’école :
- Prismari : les artistes et leur magie spectaculaire
- Lorehold : les historiens et archéologues
- Quandrix : les scientifiques, maniant la logique et les mathématiques
- Silverquill : les linguistes et leur manipulation des mots
- Witherbloom : les spécialistes de la vie et de la mort.
Lorehold, de son côté, récupère la mécanique Flashback, déjà présente depuis plusieurs années dans Magic. Elle permet de lancer certaines cartes depuis votre cimetière en payant leur coût de Flashback. Avec cette mécanique, il faut construire un deck capable de tirer profit du fait de jouer des sorts depuis ailleurs que votre main afin d’enchaîner les synergies. Et ça tombe bien : l’extension regorge de cartes rouges et blanches qui exploitent parfaitement cet aspect, sans compter toutes celles déjà existantes dans les anciennes extensions.
Quandrix introduit Incrémentation, une mécanique qui permet de placer un marqueur sur une créature dotée de cette capacité lorsque vous lancez un sort dont le coût en mana est supérieur à sa force ou à son endurance. Les créatures avec Incrémentation étant généralement assez petites au départ, elles grossissent donc très rapidement. Il faut simplement faire attention à bien équilibrer sa courbe de mana afin de disposer de sorts à différents coûts et ainsi déclencher la mécanique le plus souvent possible. Personnellement, j’aime beaucoup cette mécanique : elle demande un peu d’attention et d’anticipation, mais c’est très satisfaisant de voir ses créatures gagner progressivement en puissance.
On termine avec Witherbloom et sa mécanique Apport, qui se déclenche si vous avez gagné des points de vie durant le tour. Elle peut alors améliorer un sort en lui ajoutant un effet supplémentaire ou alternatif, voire conditionner certains bonus. Dans le deck Commander Witherbloom, c’est un véritable bonheur : si le deck est bien construit, la mécanique se déclenche quasiment à chaque tour et permet de mettre rapidement en place sa stratégie de jeu. Je suis absolument fan de cette mécanique.
On retrouve également d’autres mécaniques comme Préparation, qui reprend le principe des cartes à double utilisation, un peu à la manière des cartes Aventure ou Présage. Les cartes avec Préparation sont des créatures possédant également un sort associé : lorsqu’une créature devient préparée, une copie de ce sort est mise en exil et peut être lancée plus tard en payant son coût, comme n’importe quel autre sort. Cette copie disparaît si la créature quitte le champ de bataille ou cesse d’être préparée. Tant qu’elle reste préparée, son contrôleur peut lancer ce sort depuis l’exil, mais une seule copie peut exister à la fois, et la créature perd son statut de préparée une fois le sort lancé. Évidemment, certaines cartes permettent de préparer à nouveau vos créatures afin de réutiliser leur sort associé plusieurs fois. J’aime énormément cette mécanique, car elle permet de réunir une créature et un sort utile sur une seule et même carte. Le fait de pouvoir réutiliser le sort ouvre aussi la porte à des effets répétitifs très pratiques, comme accélérer son mana, piocher régulièrement, etc.
Il y a aussi Convergence, une mécanique déjà connue qui compte le nombre de couleurs de mana utilisées pour lancer un sort, jusqu’à un maximum de cinq. Plus vous utilisez de couleurs différentes, plus les effets du sort deviennent puissants. C’est probablement la mécanique qui m’a le moins marquée dans cette extension, notamment parce que Les Secrets de Strixhaven met surtout l’accent sur les combinaisons bicolores. Elle est donc un peu moins mise en avant ici, même si les nouvelles cartes profitant de Convergence trouveront sans aucun doute leur place dans des decks cinq couleurs où elles pourront réellement briller.
Enfin, la mécanique qui m’a semblé la plus puissante reste clairement Paradigme. Lorsqu’un sort avec Paradigme se résout pour la première fois, il est exilé puis crée gratuitement une copie de lui-même à chaque tour, au début de votre phase principale. Ces copies sont optionnelles, récurrentes, et continuent d’exister même si certaines sont contrecarrées. C’est une mécanique à la fois géniale et complètement démesurée sur certaines cartes. J’ai notamment pu tester Symposium sur l’échomancie et Travaux pratiques de germination, et dans certains decks, c’est tout simplement surpuissant.
Côté traitements, je l’avais déjà dit dans mon article de présentation, mais on est vraiment servis : ils sont tous magnifiques. Mon top 3 pour cette extension reste le suivant :
- Filed Notes : avec ses illustrations en forme de prises de notes manuscrites que j’adore.
- Traitement japonais : tout simplement splendide, avec ce style si particulier et immédiatement reconnaissable.
- Mystical Archives : présentes dans chaque booster, ce qui est déjà fabuleux en soi. En plus de ça, je trouve leur direction artistique absolument incroyable.
Côté produits vendus, on reste sur les bases habituelles avec une gamme assez complète :
- Boosters de jeu
- Boosters Collector
- Packs d’Avant-première, déclinés en cinq versions différentes, une pour chaque collège
- Bundle
- Boîte de soirée Draft
- Cinq decks Commander, un par collège
- Le Codex Bundle, un produit un peu particulier contenant : 6 boosters de jeu, 2 boosters Collector, 20 terrains de base, 2 cartes promo foil exclusives au Codex Bundle, 2 cartes de référence, un gros dé Spindown ainsi qu’une boîte de rangement.
Parmi tous ces produits, j’ai eu l’occasion de recevoir 10 boosters de jeu ainsi que 2 boosters Collector. Je me suis également offert le deck Commander Pestilence de Flestrefleur, car je suis absolument fan de son fonctionnement. Ça va donc me permettre de vous en parler un peu plus en détail.
Le Commander Pestilence de Flestrefleur joue autour du sacrifice de créatures et du gain de points de vie. Le principe est simple : sacrifier des créatures que vous avez préalablement renforcées afin de gagner énormément de points de vie, tout en boostant le reste de votre board, puis répéter ce cycle encore et encore.
Le deck est vraiment puissant et fonctionne extrêmement bien de base, sans avoir besoin de grosses modifications. De mon côté, j’ai simplement effectué quelques petits ajustements, notamment en ajoutant l’un des deux planeswalkers de l’extension, Professeur Dellian Fel, ainsi que l’incroyable rituel Malédiction flétrisseuse, qui peut faire des ravages lorsqu’il est bien combiné avec les autres cartes du deck.
Par la suite, je compte également ajouter les cartes suivantes afin d’avoir davantage d’interactions avec le cimetière, mais aussi des créatures capables de devenir rapidement très puissantes avant d’être sacrifiées :
Avec les autres cartes obtenues dans les boosters, je me suis également construit deux decks de 60 cartes.
Le premier est un deck Plumargent (Blanc / Noir), qui tourne autour de la mécanique de Riposte. L’idée est donc de renforcer ses créatures grâce à des rituels et des éphémères afin de déclencher divers effets supplémentaires. C’est un deck très fun à jouer : les créatures gagnent rapidement en puissance et peuvent devenir de véritables menaces en un seul tour.
Le second est un deck Prismari (Rouge / Bleu), centré sur les rituels et éphémères coûtant cinq manas ou plus afin de tirer un maximum de profit de la mécanique Opus, présente sur de nombreuses cartes de l’extension. Le deck est un peu plus lent à démarrer, mais une fois bien installé et après avoir correctement rampé, chaque tour devient extrêmement dangereux pour l’adversaire. Les sorts coûtent cher, donc frappent fort, et les effets d’Opus qui s’enchaînent rendent certains tours complètement dévastateurs.
Je trouve que cette extension est très bonne, à condition de vraiment s’adapter aux différents collèges et à leur manière de jouer. De mon côté, je me suis souvent senti “guidé”, voire un peu contraint, à rester dans les deux couleurs propres à chaque école pour construire mes decks, sans réelle liberté pour en sortir.
C’est cohérent, puisque les mécaniques ont clairement été pensées pour coller aux identités de chaque collège. Mais du coup, l’ensemble m’a semblé un peu moins libre que Lorwyn Éclipsé, qui laissait davantage de place à l’expérimentation et aux mélanges de couleurs. Ici, pour qu’un deck soit vraiment efficace, il faut presque suivre à la lettre la philosophie de jeu du collège choisi.
Pour autant, je reste absolument fan du Commander Pestilence de Flestrefleur, que je vais très probablement jouer régulièrement et continuer à améliorer au fil du temps.
Les Secrets de Strixhaven est disponible partout depuis quelques semaines. La quasi-totalité des produits est encore en circulation, alors n’hésitez pas à vous lancer.
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Magic: the Gathering - Les secrets de Strixhaven
Plateformes :
Editeur : Wizards of the Coast
Développeur : Wizards of the Coast
PEGI : 12+
Prix : 6,50 €
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