God of War : Ghost of Sparta (PSP)

 

Publié le Vendredi 29 octobre 2010 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

test God of War : Ghost of Sparta (PSP)

Tonight, we dine in hell

imageLa série God of War continue de nous narrer les aventures de Kratos le spartiate, en guerre contre les Dieux de la mythologie grecque, qu’il tient pour responsables de la mort de sa femme et de sa fille. Dans Ghost of Sparta, le jeu fait un petit bond en arrière. L’histoire se déroule en effet lorsque Kratos est le Dieu de la Guerre. Assailli par des souvenirs, il apprend que son frère, Deimos, a été enlevé par les Dieux et est retenu dans les profondeurs de l’enfer.
N’écoutant que son courage et son petit cœur tendre, notre ami peinturluré en rouge se précipite à son secours. Il sera, au passage, responsable de la chute de l’Atlantide, collera une peignée à divers monstres antiques dont Scylla, sans Charybde, et fera passer le goût de l’or à Midas qui, contrairement à ce que l’on peut croire, n’est absolument pas le souverain des pneus et des plaquettes de frein.

C’est sur ce scénario qui tient sur la tranche d’une feuille de papier hygiénique (utilisée), que débute le nouveau God of War. Un simple prétexte à un nouveau périple olympien et à de l’explosion d’ennemis à grands renforts de gerbes de sang.
Car que peut-on dire de cet opus ? Rien ne change. Kratos, armé de ses deux lames du Chaos, déchiquètent des dizaines de monstres. Il bénéficie de pouvoirs magiques (comme lancer des éclairs), récupèrera d’autres armes (lance et bouclier notamment), et défouraillera à tout va ses adversaires, quels que soient leur force, taille ou poids.

Tout au long du jeu, on saute, on grimpe, on évite des obstacles ou des projectiles, on récupère des orbes rouges pour augmenter la puissance de ses armes et de ses pouvoirs…

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Strictement rien de neuf à l’horizon. Ce hack’n slash, surtout slash dans la face des ennemis, est en tout point fidèle à ses prédécesseurs sur consoles de salon ou sur le précédent opus sur PSP.
Le jeu souffre de quelques ralentissements, et surtout d’une caméra parfois bien trop éloignée, voire de changements d’angles désagréables et désorientant. Ce sont là les deux seuls véritables points négatifs dont on peut lui tenir rigueur. Son classicisme et donc son manque évident de surprise peuvent être également à charge.

screenReste que le jeu est globalement impeccable. Plus long que le premier jeu sur PSP (environ 6 heures), il s’offre de superbes décors et une excellente animation. On en prend véritablement plein les yeux. C’est superbe. Dommage que l’on n’ait pas forcément le temps d’admirer le paysage. En effet, le rythme est très soutenu. Vraiment. On passe d’une zone à l’autre, d’un combat à l’autre, avec quelques passages de grimpette ou de puzzles qui sont eux aussi suffisamment intenses pour ne pas être considérés comme des temps mort où l’adrénaline retombe. Les différents niveaux, certains particulièrement courts, s’enquillent comme des petits pains avec bonheur. Les contrôles répondent bien et les touches sont simples à utiliser, même si la PSP n’a jamais véritablement brillé par son ergonomie. On saute, on frappe en sautant, on cogne vite ou fort, selon la touche utilisée, on chope ses adversaires, on peut même les plaquer au sol pour leur maraver les gencives, leur rentrer épaule dedans… c’est sauvage, violent, efficace.

Bref, si le jeu vaut un zéro pointé en termes d’innovation, pour tout le reste, il assure. C’est toujours aussi bon, aussi défoulant, aussi joli, aussi prenant. Il ne manquait pas grand-chose pour atteindre la perfection. On se contentera toutefois avec plaisir de cette excellente réalisation.

 

 
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God of War : Ghost of Sparta (PSP)

Plateformes : PSP

Editeur : Sony

Développeur : Ready At Dawn Studios

PEGI : 18+

Prix : 30 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

 

 

Images du jeu God of War : Ghost of Sparta (PSP) :

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