Test Drive Unlimited 2 (PC/Xbox 360/PS3)

 

Publié le Mercredi 2 mars 2011 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Test Drive Unlimited 2 (PC/Xbox 360/PS3)

Long is the road...

imageAprès avoir agréablement surpris pour son Test Drive Unlimited qui nous faisait découvrir qu’à Hawaï, on ne se balade pas seulement en vahiné avec des collier de fleurs autour du coup, mais que l’on peut aussi faire péter quelques tympans à grands renforts d’accélération des plus grosses cylindrées existantes, Eden Games nous remet le couvert et nous emmène, cette fois, à Ibiza. Une île pleine de promesses puisqu’elle est réputée pour ses fêtes, ses filles nues qui dansent au rythme de la techno, plus grands DJ du monde, et j’en passe.

Sauf que pour le coup… entre nous, pour la promotion de l’île, mieux vaut encore parier sur David Guetta et son F*ck me I’m Famous. Car si on s’en tient à la vision d’Ibiza livrée dans Test Drive Unlimited 2, vous aurez plus envie d’aller passer vos prochaines vacances d’été au Havre.

Ibiza, donc. Une île. Grande, l’île. Ça, pour le coup, TDU2 (Test Drive Unlimited 2, un nom trop long pour être écrit à chaque fois en entier) propose de looooongues promenades sur les routes exotiques. Vous avalerez de nombreux kilomètres sur un terrain gigantesque. Et ça, c’est bien. Ce qui l’est moins, en fait, c’est tout le reste.

Vous êtes un djeun, gardien de parking parce que « fallait mieux écouter vos profs au lieu de jouer à Angry Birds sur votre iPhone, sale petit délinquant ». Parce que vous en avez sous la pédale, vous allez grimper les échelons et devenir une pointure de la conduite. Vous allez donc participer à des courses. Sans parler des différents services que vous rendrez et qui vous permettront d’engranger des pépettes et de vous offrir des voitures. Livrer des bagnoles, faire des filatures, et j’en passe. Même participer à des championnats, tiens.

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Près d’une centaine de bolides n’attendent que vous papattes expertes. Ferrari (Enzo, Dino, Fiorano, Scuderia, California et j’en passe), Lotus (2-Eleven, Esprit S3, Evora), Pagani Zonda, Audi TT, S3, RS… Aston Martin, Lancia, Alfa Roméo, Bugatti, Chevrolet, Dodge, Ford Shelby ou Mustang, Hummer, Camaro, Jaguar, Land Rover, Mercedes, Nissan, Subaru, VolksWagen et bien d’autres marques et modèles encore… il y a largement de quoi se faire plaisir. On retrouve même notre dedeuche nationale, la Citroën 2CV, un veau en puissance à conduire quand on vient de se taper un trip en McLaren MP4-12C par exemple.

screenVous pourrez les collectionner et les admirer (en vue subjective) dans votre garage. Même faire un peu de tuning (indispensable) pour les améliorer et devenir plus performant. Vous pourrez changer de fringues, aménager votre petit domicile…

Globalement, TDU2 part de bons sentiments. Plein de bagnoles, 2500 Km de routes (quand même, hein…), une île ouverte… l’idée est excellente.
Malheureusement, le jeu se révèle, au final, chiant comme la mort.

Dans un premier temps, parlons graphisme. C’est moche. Si, si. Moche. Clipping omniprésent, environnements vides, textures hideuses… même les voitures n’ont pas bénéficié de tout le soin qu’elles auraient dû, car si certaines sont joliment modélisées, d’autres pèchent un peu à certains endroits. Le graphisme de TDU2 a, au bas mot, trois ans de retard.
L’autre problème vient clairement de l’ambiance du jeu. Vide. C’est vide. On ne croise que deux ou trois pauvres bagnoles de ci-delà lors de nos balades. Même les villes sont désertiques. C’en est vraiment navrant. Sans parler que les voitures que vous croisez sont vraiment mal gérée. Par exemple, provoquez un accident. Genre gros carambolage avec un bus qui reste en travers de la route. Poursuivez votre chemin juste 10 secondes. Faites demi-tour… Ooooh ! Le bus a disparu alors qu’il était en travers de la route juste avant et qu’il n’aurait jamais pu repartir aussi vite. Et vous pouvez, avec votre bolide ultra-puissant, tenter de le rattraper sur cette route, la seule, en ligne droite, à des kilomètres à la ronde… ce sera impossible. Il s’est tout bêtement volatilisé.
Alors je veux bien que ce soit difficile à gérer et que garder en mémoire toutes les voitures que l’on croise est impossible… mais il y a des limites…

A ce niveau-là, la gestion des dégâts (sans aucune incidence sur la conduite), le cycle jour-nuit, ou que l’on se tape parfois de la pluie, n’est que purement anecdotique et, finalement, ne sert strictement à rien.

Moi je dis, Burnout Paradise a beau ne pas être sorti hier, il a encore de belles années devant lui…

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Même la conduite est, finalement, décevante. Si on peut modifier le niveau de difficulté et la rendre ainsi plus « arcade » ou plus « simulation » (facile ou difficile, donc), elle se modifie selon les modèles de voitures. Certaines sont de gros veaux (2CV notamment) inutiles puisque passer son temps à regarder des décors vides et moches n’a aucun intérêt. D’autres, les plus puissantes, sont difficilement contrôlables sur les petites routes de campagne et là encore, on se demande donc à quoi elles peuvent bien servir, autrement que pour le plaisir des yeux…

screenPassons toutefois aux choses sérieuses : le joueur peut à tout moment basculer en jeu en ligne. TDU2 vaut d’ailleurs surtout pour son jeu multijoueurs. Une sorte de MMORG (Massively Multiplayer Online Racing Game). On peut créer des clubs accueillant au max 32 joueurs, avec son président et ses membres qui mettent en commun leurs véhicules. On peut alors essayer certains modèles pas encore débloqués chez soi. On peut créer ses compétitions, défier d’autres clubs, gagner de nouvelles voitures… Les épreuves sont peu variées, pas forcément passionnantes (à part peut-être le mode flic ou voyou, toujours amusant dans l’idée) et entachées par une réalisation cataclysmique. Entre patches et correctifs, le jeu est régulièrement mis à jour mais pèche encore par de nombreux bugs, ralentissements et merdouilles au niveau de la connexion.

Sur ce multi, la progression se fait par niveaux, en remportant de l’expérience (une soixantaine de niveaux en tout). L’intérêt est également de pouvoir croiser d’autres joueurs, si on autorise cette option, durant le jeu solo. Un simple appel de phares permettra de proposer une course à la personne rencontrée.

C’est surtout cet aspect communautaire et MMO qui est mis en avant sur le jeu. Mais à partir du moment où le jeu est plombé par un graphisme moyen, une conduite imparfaite, des routes peu excitantes, et une ambiance globale franchement molle, est-ce vraiment un atout ?

Au final, ce Test Drive Unlimited 2 est une bien belle déception. Rempli de bonnes idées, intelligemment basé sur le muiltijoueur, il pèche clairement par son contenu et sa réalisation. Vides l’un comme l’autre. Pas assez varié, buggé, moche, au gameplay imparfait… il ne fera pas long feu dans votre console et devrait, logiquement, finir revendu dans votre boutique préférée pour acheter le dernier Need for Speed ou même un GT5 pourtant pas brillant non plus.

 

 
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Test Drive Unlimited 2 (PC/Xbox 360/PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Namco-Bandai

Développeur : Eden Games

PEGI : 12+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 5/10

 

 

Images du jeu Test Drive Unlimited 2 (PC/Xbox 360/PS3) :

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