The Next Big Thing (PC)

 

Publié le Mardi 19 avril 2011 à 22:08:44 par Maxime Steinmetz

 

Test: The Next Big Thing (PC)

Non, il ne s'agit pas de mon sexe

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Qu'y'avait-il "before" The Next big thing ? Rien de moins qu'une trilogie réalisée par un studio espagnol, Pendulo, qui a su remettre le jeu d'aventure au goût du jour en usant sans abuser d'un univers à l'humour certain, de graphismes d'une finesse tutoyant le dessin animé, et de challenges toujours plus retors mettant les méninges des ménagères (pour ne citer qu'elles) à rude épreuve. C'était le bon temps, c'était celui de Runaway. Aujourd'hui nos amis ibériques reviennent avec l'ambition de conserver leur titre de "king of point'n'click", ce qui transpire d'ailleurs dans ce titre légèrement pompeux. Big la next thing ? Pas Big ? Allons voir ce qui se passe en after.

Rarement de surprises dans ce genre aux codes désormais bien rodés. Des tableaux, des zones interactives, une souris qui balaye l'écran à leur recherche (clic gauche pour observer, clic droit pour interagir). On collecte des objets, les examine, et tente de les assembler en espérant débloquer une situation nous guidant a une autre paraissant plus inextricable encore. Inutile alors de  parler de gameplay car l'intérêt du point'n'click, au delà des casse-têtes, réside bel et bien dans l'atmosphère qu'il est capable d'installer. Et Pendulo s'est rendu maître dans cet art.
 
imageComme pour la série Runaway, c'est un couple de héros que nous suivrons tout au long de notre périple. Dan Murray, journaliste sportif aussi mysogyne que cynique. Et Liz Allaire, reporter mondain en perpetuelle quête de scoops, handicapée par un léger syndrôme de la tourette (version soft). Nos deux accolytes, aussi opposés que charismatiques, sont plongés dans un univers qui mélange le charme des années quarante à celui du fantastique et de la science-fiction. Tout commence lors d'une réception qui suit une remise de prix récompensant les meilleurs monstres des productions de William A. FitzRandolph, grand boss de cet âge d'or hollywoodien revisité où créatures difformes ont réussi à s'intégrer grâce au cinéma, et par là même devenir égales aux humains. La galerie de personnages et donc plutôt jouissive, appuyée par des dialogues atypiques à l'humour rafraichissant, eux-mêmes servis par un doublage de grande qualité. Même si ce dernier est parfois entâché par une synchronisation voix/lèvres un peu hasardeuse...Mais c'est un détail.
 
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De l'humour donc, mais aussi des références multiples au cinéma de genre. Un robot dépressif que ne renierait pas Marvin d'H2G2, une mouche scientifique oeuvrant sur le principe de téléportation, une plante en pot domestique...Les connaisseurs apprécieront mais je ne gâcherai pas plus de surprises.
 
Ce petit monde fait graphiquement très bonne figure. On a encore une fois droit a un dessin animé de très bonne facture, à un déluge de couleurs mis en valeur par des prises de vues toujours très bien pensées à chaque tableau. Seules les déplacements des personnages sont parfois un peu rigides dans leur éxecution, comme s'ils avancaient sur une grille d'échec avec un aspirateur dans le cul. Les cut scenes sont en revanche irréprochables.
 
imageA partir de l'intrusion d'un monstre dans le bureau de FitzRandolph et le vol d'un document mystérieux, le jeu s'étale sur 6 chapitres à la difficulté crescendo, comme on peut s'en douter. Je dirai que cette difficulté devrait logiquement s'annexer sur votre QI, le jeu vous permettant de bénéficier d'indices si vous choisissez le mode facile, le plus difficile les interdisant. Une fois les mecanismes de jeu bien integrés et mises à parts quelques tuiles, le tout se révèle finalement bien moins corsé qu'un Runaway. Le secret réside dans la bon balayage de l'écran pour ne pas passer à côté de zones interactives parfois vicieuses, l'écoute attentive des PNJ avec lesquels on dialogue et les assemblages d'items se résolvent ensuite à l'instinct, plutôt logiquement...Tant que l'on a pas peur de répeter des aller-retours entre les différentes zones.

En conclusion, s'il ne vous faudra pas plus d'une dizaine d'heures pour venir à bout de cette aventure, elle demeure palpitante, fun et pleine de rebondissements. Plus grand public que la série Runaway mais toujours aussi bien réalisée, voire mieux, elle saura malgré tout satisfaire les amateurs du genre en les dépaysant une fois de plus grâce à son ton et son univers. Vivement la suite.
 

 

 
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The Next Big Thing (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Focus Home Intyeractive

Développeur : Pendulo Studios

PEGI : 12+

Prix : 39,99 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

 

 

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