The Legend of Zelda: Ocarina of Time (3DS)

 

Publié le Vendredi 17 juin 2011 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Hylia le ciel, le soleil et la mer

imageMême si on la traite souvent de chienne, la vie est pourtant pleine de surprises. Il y a 13 ans, pour Noël, je faisais partie de tous ces gamins qui tenaient dans leurs mains, les yeux brillants, la cartouche de The Legend of Zelda: Ocarina of Time sur Nintendo 64 et qui en attendaient beaucoup après la lecture des tests unanimes quant aux qualités du titre. 13 ans plus tard, me voici "de l'autre côté", à pouvoir donner mon avis sur le remake de l'un des titres qui aura véritablement marqué sa génération et qui arrive au secours d'une ludothèque 3DS bien mal en point.

Ocarina of Time se plaçait à l'époque (je dis bien à l'époque puisque depuis, Minish Cap lui a piqué ce statut) comme point de départ de la saga. Celui par lequel tout a commencé. Vous y incarnez Link, jeune garçon sans fée qui vit dans le village Kokiri qui se trouve à proximité des Bois Perdus. Après une nuit agitée d'un affreux cauchemar prémonitoire, vous êtes réveillez par Navi, une fée envoyée par le vieil arbre Mojo. Ce dernier se meurt car le vil Ganondorf lui a jeté un sort. Le vieux sage ne voit son salut que par l'intervention de notre ami tout de vert vêtu qu'il considère comme l'élu. Aidée de sa nouvelle compagne, notre petit elfe s'élance innocemment vers son destin, inconscient par l'importance de la réussite de sa quête.

screenSi le titre n'a, dans le fond, absolument pas changé, on retrouve avec joie tout ce qui fait que ce Legend of Zelda reste aujourd'hui une référence dans le monde du jeu vidéo: le voyage entre deux époques, sa quête épique, l'alternance jour/nuit ou encore ses quêtes annexes (ventes de masques, pêche, chasses aux skultullas d'or, les quarts de coeur, l'épée Biggoron). Je ne sais pas si c'est mon côté nostalgique, mais j'avoue mettre retrouvé à glander plusieurs fois en allant me balader à cheval ou en titillant le poisson. Bref la magie opère toujours malgré le temps. Et même du haut de ses13 ans d'âge, le titre n'a pas à rougir face aux autres Zelda portables comme : Phantom Hourglass et Spirit Tracks, bien au contraire.

screenPar contre, c'est véritablement du côté de la forme que ce Zelda se démarque de son grand-frère sur Nintendo 64, aussi bien au niveau de sa réalisation, que de son interface ou de sa difficulté. Graphiquement, la refonte graphique en jette grave. J'avoue avoir été aussi sceptique qu'une fosse à la vue des screenshots du titre, mais il faut dire qu'une fois le jeu en route, ça le fait. Les animations sont bien plus fluides qu'auparavant, les personnages et les ennemis ont subi un lifting appréciable, certains décors également, les couleurs sont étincelantes, les textures sont plus fines, les effets de lumières sont mieux rendus et surtout, adieu ce putain de brouillard N64. Alors certes, tout n'est pas parfait, certaines textures sont encore un peu baveuses, mais le résultat global est un plaisir pour les mirettes.
De son côté, la 3D ajoute un soupçon d'immersion bien sympathique. Malgré quelques rares plans qui, en 3D, piquent un peu les yeux, le résultat est globalement très satisfaisant. Personnellement, aucun mal de crâne malgré de longues séances de jeu, mais mon expérience n'a pas de valeur universelle. Reste que vous pouvez de toute façon switcher en 2D ou diminuer la profondeur de la 3D quand vous le voulez.

screenCôté prise en main, le titre est plus intuitif que jamais grâce à une excellente gestion de l'écran tactile et de la gyroscopie de la machine. Qu'il est sympa de pouvoir viser ou scruter les environs en bougeant simplement sa console dans la direction souhaitée. Bon, j'avoue qu'on a l'air assez con, mais bon, hein, pas pire qu'en jouant à la Wii... En revanche, la gyroscopie est à éviter si vous jouez en 3D. Ou l'inverse. Parce que là, on se pète vraiment les yeux ou alors il faut vraiment garder son regard bien en face de la machine, mais ce n'est pas évident, surtout quand on est amené à viser très vite. En ce qui concerne l'écran tactile, il permet l'accès rapide à l'inventaire et à la carte des lieux, mais aussi de dégainer son ocarina ou de passer en vue interne. Il nous permet également de placer 4 objets (en comptant les touches X et Y) qui viendront remplacer les boutons C de la manette N64. Sincèrement, à côté de la navigation fastidieuse des menus N64, celle-ci fait plaisir. Surtout dans le temple de l'eau...

Concernant la difficulté, si elle n'a en elle-même, pas changé, le titre est plus simple à finir grâce à la présence des pierres Sheikahs. En effet, ces dernières vous proposent de zieuter des vidéos indiquant la marche à suivre pour résoudre certaines énigmes ou vaincre certains adversaires. Bien évidemment, ces aides sont facultatives et je ne serais que vous conseiller d'éviter le plus possible de les utiliser. Il suffit de chercher un peu. Rien de très compliqué généralement.

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Outre l'aventure classique, ce remake propose un mode Boss assez anecdotique que l'on débloque à partir d'un certain stade du jeu et qui permet de réaffronter les boss du jeu, mais surtout la Master Quest. Déjà présente sur la galette Collector proposée avec The Windwaker sur Gamecube, cette version revisitée du titre vous permettra de profiter de donjons remaniés. Pas forcément bien plus difficile, elle vous permettra de casser la routine, surtout si vous connaissez le jeu de base par cœur. En revanche, et c'est dommage, cette Master Quest n'est accessible qu'une fois l'aventure classique terminée (soit grosso modo après une bonne vingtaine d'heures de jeu si on ne s'attarde pas trop). Il aurait été sympa de la proposer dès le début. Surtout pour ceux qui se sont déjà farci Ocarina of Time une bonne dizaine de fois dans leur jeunesse.

screenDans le registre des plaintes, je dirais qu'il aurait été également judicieux de revoir le système de sauvegarde. Si le fait de reprendre une partie et d'être remis à l'entrée d'un donjon ou dans le temple de la lumière/maison Kokiri n'était pas trop chiant sur console, quand on joue sur portable, je trouve ça assez désagréable. Etant donné que par la nature même d'un jeu portable, on y joue en général par courtes séquences de jeu, devoir perdre 5 minutes à chaque fois pour retourner là où on était est vraiment chiant. Alors certes, on va me dire que l'on peut coller la console en mode veille, blablabla, mais vu l'autonomie merdique de la 3DS, hein, ce n'est pas forcément génial.

Dans tous les cas, Ocarina of Time est une référence. A découvrir obligatoirement si vous êtes passé à côté lors de sa sortie. C’est une pièce du patrimoine vidéoludique qu’il faut absolument connaitre. D’autant plus que le titre est plus que jamais à son avantage dans cette version 3DS avec ses nouveaux graphismes et sa durée de vie conséquente. En revanche, pour ceux qui, comme moi, l’on déjà fait auparavant, on en revient toujours à la même question à la sortie d’un remake : « Suis-je assez nostalgique pour débourser des sous pour un titre que j’ai déjà fini quelques années auparavant ? Même s’il a subi quelques changements ». La réponse n’appartient qu’à vous. Mais tenir Ocarina of Time dans le creux de sa main, je peux vous dire que c’est grisant et qu'on prend toujours autant de plaisir à le parcourir, malgré les années qui ont passée.

 

 
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The Legend of Zelda: Ocarina of Time (3DS)

Plateformes : DS

Editeur : Nintendo

Développeur : Nintendo

PEGI : 12+

Prix : 45 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

Images du jeu The Legend of Zelda: Ocarina of Time (3DS) :

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