Red Orchestra 2 : Heroes of Stalingrad (PC)

 

Publié le Lundi 19 septembre 2011 à 12:00:00 par Alex

 

Test Red Orchestra 2 : Heroes of Stalingrad (PC)

Older Warfare

imageSuite du fps élitiste du même nom, Red Orchestra 2 (RO2) ne change rien en ce qui concerne le contexte historique des affrontements. Pas de guerre moderne ici, pas de talibans, pas de tirs aux pigeons en DC-130, et pas de grand ajout notable dans l'éventail des armes et véhicules mis à disposition (déjà conséquent dans le premier opus).
Ne croyez pas pour autant que TripWire Interactive (TWI) se soit contenté d'un simple rafraîchissement du jeu d'origine, le changement de moteur graphique offre une meilleure mine à la franchise certes mais quelques nouveautés ont tout de même été incluses.

Tout intégriste vous le dira, TWI aurait pu se contenter d'un rafraîchissement graphique de son bébé, la base de fans aurait suivi, au moins en partie... Oui mais voilà, TWI n'a pas voulu céder à la facilité, ni croire sur parole que toute la base de joueurs migrerait par Amour et Fidélité au nouvel opus. RO2 est leur plus gros bébé (du moment), leur production phare aux côtés de Killing Floor. Le studio a donc pris son temps pour fournir une suite digne de ce nom et de la renommée acquise depuis le premier opus.
Conscient de l'attachement de son public aux spécificités du soft, optant pour une vision plus réaliste qu'à l'accoutumée, le studio a donc décidé de faire plaisir aux fans tout en intégrant quelques éléments propices à attirer un nouveau public. Pas de "casualisation" à proprement parler mais l'incorporation de quelques nouveautés ainsi que quelques ajustements de gameplay afin de rendre le jeu plus nerveux. L'investissement relatif qu'il va vous falloir consacrer pour dompter le gameplay reste inchangé et malgré la présence de certaines aides à l'écran et d'un mode de difficulté un peu moins punitif, le titre n'en est pas devenu pour autant "grand public".
Le jeu offre donc cinq modes : Campagne solo, Campagne coop, Territory, Countdown et Firefight.

screenscreenscreen

SOLO
screenLe contexte historique ne change pas donc, ça n'en finit pas de se fritter en territoire soviétique et après la débacle suite à la tentative de prendre Moscou, les Allemands font machine arrière et décident de porter leur attention sur une ville en apparence plus facile à soumettre mais dont ils espèrent tirer un impact moral autant que stratégique : Stalingrad.
Le décor est planté, à vous de prendre les armes et de réécrire quelques lignes de l'histoire en participant à quelques batailles pour la prise puis la défense de cette ville symbolique. Les briefings vous seront contés par des cinématiques mélangeant vidéos et photos d'époque, mêlées à des animations d'artworks. Après avoir choisi parmi les 4 modes de difficulté, vous prendrez d'abord le contrôle des Allemands œuvrant pour libérer le peuple russe du joug communiste, puis vous prendrez les armes de l'autre côté du front pour défendre Mère Russie et faire payer la traîtrise de leur attaque à ces chiens de fascistes.

screenCoupons court au suspens, vous n'aurez pas droit ici à une campagne véritablement scénarisée. Pas de scènes cinématiques in-game, de QTE, de scripts à outrance ou de bullet-time à chaque ouverture de porte. Tant mieux ce n'est pas ce qu'on attend de RO. Vous serez donc lâché sur le champ de bataille et aurez une succession de missions à effectuer sur les 10 maps du jeu. Aucune différence avec le multi-joueurs au niveau du gameplay, si ce ne sont les ordres que vous pourrez donner une fois l'option de commandement disponible.
Accompagné de bots, vous aurez donc à prendre des positions ou à en défendre en prenant en compte des renforts limités et un surnombre quasi-constant de l'ennemi en début de partie. Chaque prise de territoire vous permettant par la suite de pouvoir compter sur de nouveaux renforts remplacants les effectifs tombés, puis d'avancer vers la position stratégique suivante. Si vous tombez, vous incarnerez l'un des soldats toujours vivants, ne changeant ainsi que de classe et donc d'armes.

screenscreenscreen

screenVous passerez inévitablement par différents interludes servant de tutoriels afin de parfaire et assimiler le fonctionnement des armes, véhicules et capacités de commandement de votre personnage. Il vous sera évidemment possible de strafer, leaner, utiliser l'iron sight en parallèle à la lunette, enjamber fenêtres et barricades, courir puis vous jeter au sol... bref tout l'éventail d'actions que l'on est en droit d'attendre dans un fps. Vous ferez aussi connaissance avec le nouveau système de couverture permettant d'une part de tirer en aveugle et d'autre part de se trouver réellement plaqué à la couverture souhaitée, ce qui vous offrira plus de sécurité qu'en vous accroupissant simplement derrière. Ce nouveau système de couverture est presque irréprochable et s'intègre parfaitement avec l'usage des mitrailleuses lourdes que vous deploierez d'ailleurs (un peu) plus vite qu'auparavant.

screenMais comme dit précedemment, vous aurez à faire à l'IA dans la campagne et malheureusement, de sérieux problèmes de path-finding et de placement rendront les choses bien plus ardues qu'elles n'auraient du l'être. Malgré une roue de commandement au demeurant assez pratique, vous permettant de donner de multiples ordres aux différentes escouades (et appui-feu), vous pesterez souvent et perdrez du temps à essayer de leur faire comprendre ce que vous attendez d'eux. L'impossibilité de donner des ordres de placement hors de votre champ de vision par exemple, transforme une prise ou une défense de bâtiment en véritable gageure, vous obligeant à opter pour des placements simplistes et des tactiques extrêmement basiques. Passer par la map tactique ou basculer sur une vue aérienne du champ de bataille aurait certainement aidé à établir des stratégies plus poussées, mais il faudra faire sans.
Si vos congenères ne se révèleront pas brillants, l'IA adverse non plus et en dehors des snipers qui ne vous pardonneront que rarement de parader à découvert, le gros des troupes ne vous offrira pas beaucoup de résistance, ni ne vous surprendra par des tactiques avancées. Vous pourrez même à de nombreuses occasions gagner en attendant que la zone vous appartienne, l'IA prenant rarement la peine de venir vous déloger. Pas de réel challenge pour la campagne donc et certaines missions seront pliées en 3 minutes montre en main.

Un autre aspect dérangeant du soft est la quasi absence d'éléments destructibles. Hormis les toitures des bâtiments que vous pilonnerez en tank ou via le support aérien, peu d'éléments subiront le courroux de votre Panzer et il sera donc impossible de réduire à tas de gravats les structures dans lequel l'ennemi s'est retranché. Décevant mais sans doute lié à l'emploi de l'unreal engine 3, tout simplement. Cette campagne d'initiation n'aura donc finalement qu'une utilité, vous faire faire un tour d'horizon du gameplay et des maps proposées par le jeu. Une sorte de grand tutoriel de 6-7h de ce qui vous attend en multi-joueurs.

screenscreenscreen

MULTIJOUEURS
screenUne fois l'échauffement de la campagne terminé, on lance donc le multi, prêt à en découdre et on atterrit directement sur le listing des parties disponibles. A vous de filtrer et sélectionner le serveur dédié offrant les conditions qui vous intéressent.
On peut difficilement faire plus clair dans les menus et c'est tant mieux, le listing des serveurs et le filtrage fonctionne bien. On peut facilement et rapidement rejoindre n'importe quelle partie disponible, même si celle-ci est en cours. Jusqu'à 64 gentlemen peuvent se rejoindre et venir promouvoir la paix dans le monde par l'intermédiaire de plomb vivement propulsé.
Tous les paramètres habituels de ce type de jeu sont présents et il faut noter un paramétrage possible du niveau de réalisme offrant un jeu un peu moins punitif (et davantage d'indications à l'écran), ainsi que la possibilité de mêler tank et infanterie pour encore plus de fun. Le mode hardcore étant bien évidemment toujours présent, rassurez-vous.

screenVisible de manière très claire dans la section dédiée, votre progression se passe de la manière la plus classique possible et vous recevrez dorénavant des points et bonus pour les actions effectuées en accord avec les objectifs de jeu. Une évolution mineure mais attendue, permettant un jeu plus juste et équitable tout en évitant que certaines classes soient sous-jouées ou les objectifs peu respectés. Point de perks ultimes ici, ni de dégâts fantaisistes avec certaines combinaisons de "bonus". Vous déverrouillerez juste des équipements additionnels très classiques pour vous rendre un peu plus effectif sur le champ de bataille (armes plus puissantes, armes semi-automatiques, bayonettes, lunettes), mais vous resterez malgré tout tout autant mortel à un tir bien ajusté.

screenscreenscreen

screenSi vous voulez vous en sortir, il faudra apprendre à maîtriser le gameplay riche et exigeant. En face on ne vous fera pas de cadeau. Pas de déséquilibre notable donc et de la seule progression de votre maîtrise du jeu dépendra l'amélioration de vos résultats sur le champ de bataille. Maîtrise symbolisée par votre niveau d'Honneur, votre "level" en multijoueur.
Le titre permet de jouer (légèrement) plus nerveusement qu'auparavant, tout en privilégiant toujours un style de jeu plus posé et calculé. Les snipers tiennent toujours une place importante, voir très (trop?) importante sur certaines maps où les postes de tirs sont tout simplement innombrables. Encore une raison de pester contre les décors indestructibles, qui dans le cas contraire, auraient permis de déloger ceux qui campent en permanence. Les mitrailleuses lourdes sont toujours aussi efficaces et un seul soldat bien posté offrira une puissance de feu et une couverture non négligeable.
La ballistique a été sensiblement améliorée, cela se sent dans l'utilisation des tanks évidemment, mais pas seulement, et il faudra également compter sur la résistance des matériaux désormais prise en compte et permettant de traverser diverses surfaces avec plus ou moins de réussite selon l'arme employée. Un paramètre à prendre en compte pour s'assurer du choix de son prochain abri.

screenLa localisation poussée des dégâts permet un jeu vraiment différent de la concurrence. En effet selon le point d'impact des tirs et la puissance de ceux-ci vous aurez la possibilité d'appliquer un bandage sur les blessures mineures. Les blessures plus graves elles, vous conduiront à une mort lente et douleureuse, offrant quelques secondes pour vous venger et entendre votre soldat "positiver" sur son état de santé. Les râles, remarques et diverses interjections des soldats des deux camps, lancées à la vue des événements (un compatriote mourrant à vos côtés) ou suivant les ordres transmis par le commandant (ou vous) donnent un peu plus de vie et contribuent au réalisme des scènes de combat. La mort n'est donc pas toujours immédiate et vous aurez parfois la joie d'apprendre que l'ennemi engagé quelques secondes auparavant est finalement mort de la suite des blessures que vous lui avez occasionné. Jubilatoire.

screenscreenscreen

screenLe mode territoire est un classique qu'on ne présente plus, succession de positions à prendre et à garder, il faut jouer intelligement et posément pour faire en sorte que vous et votre escouade serviez à quelque chose. Des renforts peuvent être appellés, mais de manière limitée (tickets respawn), alors il vaut mieux faire jouer la prudence et la précision afin que chaque tir compte. Mode de jeu privilégié et probablement le plus connu de RO premier du nom, c'est le mode que vous verrez le plus joué pour l'instant.
Le mode countdown est une variante chronométrée où il s'agit de prendre d'assaut une ou plusieurs positions à la suite (le nombre d'objectifs fluctuant en fonction du nombre de joueurs présents), puis d'échanger les rôles afin de faire mieux que l'adversaire. Ce mode se révèle tout autant plaisant que le classique mode territoire et la présence du chrono rend les parties un peu plus nerveuses.
Le mode firefight (alias TeamDeathMatch) en revanche, est visiblement boudé par les joueurs, très peu de parties s'avèrent disponibles, il passe un peu à l'as en comparaison des modes principaux.
Quant au mode campagne en coopération, il n'a tout simplement pas été possible de le tester, aucun serveur n'étant disponible.

Les 10 maps présentes sont très vaste et à 64 joueurs, elles offrent facilement plusieurs centaines de mètres dans leur axe principal. Vous trouverez un aérodrome, des baraquements, une gare, un village fortifié et son église, un bout de ville en ruine... Rien de neuf mais la possibilité de marier fantassins et blindés sur certaines maps offrent des joutes d'anthologie, malgré je le répète, des décors indestructibles.

screenEt c'est d'ailleurs l'un des premiers points véritablement négatifs du jeu qui en compte plusieurs. Le fait de ne pas proposer de destruction poussée impacte lourdement sur l'aspect tactique et l'utilité des blindés contre l'infanterie ; car si les dégâts entre blindés sont très détaillés, le fait de ne pas pouvoir déloger une infanterie retranchée dans une petite habitation de briques casse un peu l'immersion.
Concernant le gameplay en tant que fantassin, certaines positions sont inutilisables avec le nouveau système de couverture, perturbant lorsque vous choisissez un spot en urgence et qu'il s'avère que vous pouvez juste vous accroupir derrière, heureusement, ils ne sont pas légion. Quelques enjambées impossibles et incompréhensibles (par délà des structures et éléments de décor de 50cm) vous ameneront, quant à elles, à mourir bêtement. L'absence de gestion de collision entre le corps des joueurs amène un léger souci en combat rapproché et il ne sera pas rare de voir un ennemi vous chargeant avec sa bayonette passer au travers de vos tirs et vous exécuter dans la foulée.
L'impossibilité de donner un coup de crosse en urgence en plein rechargement, elle, donnera lieu à de nombreuses morts stupides. N'aurait-il pas été possible de le permettre en cas d'urgence, fut-ce en perdant les précieuses munitions alors manipulées?

screenscreenscreen

screenLes chars ne sont pas en reste et il faudra éviter soigneusement de trop coller certains éléments du décor sous peine de finir coincé dedans et donc de s'en servir comme cerceuil grand luxe. Et enfin, quelques problèmes de performances sont à noter et si une machine modeste s'en tirera honorablement sur la plupart des maps, sur d'autres en revanche mêlant infanterie, blindés et artillerie pillonant le secteur, le framerate en pâtira grandement.
Pour la partie sonore, les effets sont convaincants et fidèles aux originaux, bien que le tout manque un peu d'enveloppe en raccord à l'acoustique du lieu où vous vous trouvez (pas beaucoup d'écho, de bruit étouffé ou d'effet d'assourdissement comme on en entend dans Battlefield par exemple). A signaler quelques bugs gênant pour cette partie son, dont un supprimant tous les bruits des armes, vous obligeant à quitter et relancer la partie voir le carrément le jeu.

screenLe studio étant réactif, certains bugs handicapant ont déjà été réglés à ce jour (armes et items de précommande indisponibles, listing de serveurs ne répondant plus en sortie de partie, les crashs intempestifs ou encore la précision diabolique de l'IA avec des MG en campagne). D'autres en revanche persistent toujours et demeurent un frein sérieux au plaisir de jeu. La première issue notable étant la progression en multi-joueurs qui ne se trouve sauvegardée qu'aléatoirement. En effet, cette progression ne fonctionne pas correctement et vous devrez donc probablement recommencer de zéro à chaque nouvelle partie multi-joueurs ou, au mieux, faire l'impasse sur des grosses quantités d'xp disparues dans les limbes, malgré que vous jouiez exclusivement sur des "parties classées". Rageant.
De gros problèmes de performances sont à noter et ce, même sur des machines relativement correctes, le crossfire n'est pas géré et les parties amènent souvent une dégradation des performances au bout de quelques minutes, rendant le jeu quasiment injouable sur certaines cartes. Le tout a besoin d'une certaine optimisation, le moteur utilisé n'étant sans doute pas le meilleur choix pour offrir des graphismes détaillées, une ballistique poussée et un gameplay profond sur de telles étendues de jeu.

screenscreenscreen

CONCLUSION
screenA l'heure actuelle, le studio se démène pour corriger le plus grand nombre de problèmes. Quatre patches ont déjà été appliqués en 5 jours et un autre patch est vraisemblablement prévu pour ce jour, lundi. Un patch par jour depuis la sortie du jeu donc, on ne peut pas dire que le studio chôme.

La campagne solo est bienvenue mais d'un intérêt relativement limité. Pas assez construite pour tenir dans la durée, la plupart des joueurs ne la lanceront sans doute pas.

Le cœur du jeu, le multi, demeure toujours agréable de part son gameplay riche, ses possibilités tactiques (mais moins qu'escompté, faute à la destruction limitée des décors), ses maps bien pensées et vous mettrez probablement un certain temps avant de tout débloquer ou que les champs de bataille ne vous lassent.

screenUne réalisation correcte donc, mais entâchée de problèmes techniques dont certains inexcusables pour une sortie en bonne en due forme. Le prix raisonnable du soft et le peu de titres œuvrant dans cette catégorie-dite de jeux "réalistes" joue en sa faveur mais n'excuse pas tout. Le titre aurait du être repoussé... La peur d'un certain Battlefield 3 a sans doute convaincu le studio de ne pas repousser la date de sortie.

Il ne reste plus qu'à espérer que le studio continue sur sa lancée et corrige au plus vite les autres problèmes majeurs rencontrés, sous peine de voir une partie du public déserter. Pour l'instant le public est là, le titre frôle le "top10" des jeux les plus joués de Steam. Pas de raison de s'inquiéter quand à la fréquentation donc et ce, malgré l'horrible bug rendant la progression multi aléatoire, voir impossible. Preuve que malgré ses tares, le jeu est véritablement addictif.
En attendant que tout soit réglé, il ne vous serait que trop conseillé de patienter afin de profiter de l'expérience telle qu'elle aurait du l'être ; car sachez que si vous craquez maintenant, il y a de fortes chances pour que vous soyiez quelque peu décontenancé par votre achat et votre patience, pour sa part, poussée dans ses derniers retranchements.

screenscreenscreen

INFORMATIONS IMPORTANTES
screenCompagne parcourue en 7h en normal. Multijoueur testé en territory, countdown et firefight pendant approximativement 15h.
Le jeu est intégralement en anglais, polonais, russe et allemand. Le français n'est pas encore disponible au moment de l'écriture de ce test, malgré ce que dit steam.
Pour éviter les problèmes, veillez à avoir préinstallé Microsoft Visual Studio 2008, Microsoft Directx9.0c, Microsoft Frameworks 3.5 et Punkbuster avant de lancer le jeu. La version retail du jeu ne peut pas être installée depuis le disque, il faut activer le serial et télécharger l'intégralité du jeu (8gb) depuis les serveurs de Steam, ne comptez donc pas sur la version physique pour vous simplifier la vie et soulager une petite connexion.

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Red Orchestra 2 : Heroes of Stalingrad (PC)

Plateformes : PC

Editeur : TripWire Interactive

Développeur : TripWire Interactive

PEGI : 18+

Prix : 34,99 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

Images du jeu Red Orchestra 2 : Heroes of Stalingrad (PC) :

Derniers Commentaires

- L'Edito du Dimanche par clayman00

- L'Edito du Dimanche par Cedric Gasperini

- L'Edito du Dimanche par Cedric Gasperini

- L'Edito du Dimanche par Citan

- L'Edito du Dimanche par jymmyelloco

- L'Edito du Dimanche par Citan

- A quoi jouez-vous ce weekend ? par clayman00

0