Rayman Origins (PC, Xobx 360, PS3, Wii, 3DS)

 

Publié le Jeudi 24 novembre 2011 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test Rayman Origins (PC, Xobx 360, PS3, Wii, 3DS)

Pas de bras, mais aussi bon que du chocolat

imageIl n’a pas de bras. Et pourtant, lui peut attraper du chocolat. D’ailleurs, s’il n’a pas de bras, il n’a pas de jambe non plus. Ni de cou, d’ailleurs, pendant qu’on en parle. Et pourtant, il a deux mains, deux pieds et une tête. Pire encore, c’est à lui que l’on doit l’invasion des Lapins Crétins dans le monde du jeu vidéo.
Lui, vous l’aurez reconnu, c’est Rain Man. Euh, non, pardon, Rayman. En un seul mot. Et même s’il ne sait pas compter les cure-dents tombés d’une boite pleine, il vient faire la pluie et le beau temps sur consoles et PC.
 
Rayman revient, donc. Et il retourne à ses premières amours : un jeu de plateforme 2D, comme à son origine. D’où le nom de ce nouvel opus : Rayman Origins. C’est bien foutu, quand même, la vie. Michel Ancel, talentueux créateur du héros, et son équipe d’UbiSoft Montpellier, vont donc tenter d’imposer à nouveau ce personnage démantibulé et affublé d’une coiffure qui n’est pas sans rappeler celle de George Michael dans les années 80.
 
L’histoire est simple. Comme écrite entre deux constipations sur un morceau de feuille de papier toilette, voire entre deux bitures sur un coin de serviette qui n’a pas encore été souillée par du vomi : Rayman s’oppose à ses voisins de la Lande des Esprits Frappés. Ces derniers reprochent à notre héros et à ses amis de faire trop de bruit en ronflant… Du coup, tout se termine joyeusement en baffes et part en quenouille…
 
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screenNous voilà donc plongés dans un monde coloré, très coloré, à l’ambiance Cartoon, dans une sorte de monde que n’aurait pas renié Tex Avery lui-même. Le tout en 2D, à une époque où la 3D est reine… Un pari osé de la part des développeurs… mais un pari totalement réussi. Commençons par le commencement. Ce qui frappe, quand on lance Rayman, c’est la beauté du jeu. Les décors, en HD, sont tout bonnement sublimes. C’est très coloré, mais avec soin, bercé par des ambiances délirantes et poétiques, et un level design de folie. Tout au long des 60 niveaux, répartis dans 6 mondes ayant chacun sa propre atmosphère, vous allez parcourir des décors qui sont autant de ravissement pour les yeux. C’est sublime. C’est agréable à regarder, c’est comme une sorte de dessin-animé complètement barré dans lequel on veut se perdre, comme un rêve vidéoludique éveillé.

screenPas de doute, Rayman Origins est sans doute l’une des plus belles réussites graphiques de ces derniers mois. Que dis-je, de ces dernières années. Tout simplement.
Les décors sont savamment animés. Chutes d’eau, bulles, plateformes qui bougent… ce sont véritablement des niveaux vivants que vous allez parcourir, au design de folie, et avec une multitude de détails. Le tout, sans altérer aucunement la visibilité ou la jouabilité.
Si Hollywood décidait d’une cérémonie pour le jeu vidéo, nul doute que l’équipe de Michel Ancel repartirait avec l’oscar du Design, obtenu à l’unanimité du jury.
 
Et ce n’est sans doute pas la seule récompense qu’ils ramèneraient au pays. Les superlatifs manquent pour parler de la musique, excellente, qui vous transporte de niveau en niveau et vous entraîne dans un tourbillon merveilleux. Ou pour parler de l’animation des personnages, chacun avec ses propres mouvements et mimiques, qui est là encore une réussite, atteignant tout simplement la perfection.
 
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screenDans Rayman Origins, on saute, on glisse, on baffe, on s’accroche, on fait des pirouettes, on rebondit, on rapetisse pour passer dans de minuscules tunnels, on meurt souvent aussi, on plane, on s’envole, on court contre les murs, on nage, on évite (ou non) les pièges, les embûches, les petits trucs sadiques prompts à vous envoyer ad patres, à savoir devoir recommencer le niveau (ou du moins une partie du niveau selon votre progression). Le rythme est fou, et chaque nouveau tableau apporte son lot d’innovation, de petit changement qui aide à ce qu’aucune lassitude ne vienne entacher le jeu.
 
screenC’est difficile de rendre tout à fait l’ambiance exceptionnelle que vous pourrez rencontrer dans le jeu. C’est une expérience à vivre. A tout prix. Et à 4 si possible. En effet, le jeu est jouable à 4 (on incarne Rayman, Globox et les Ptizêtres) en même temps. Ce qui provoque une unité, une symbiose, un travail d’équipe prompt à vous faire verser une larme tant c’est beau. Sur certains niveaux du moins. Parce que sur d’autres, c’est un joyeux bordel à se baffer entre joueurs, à se pousser dans des pièges, à se battre pour récupérer un bonus… Hilarant.
 
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screenAccessoirement, il faudra récupérer des Lums, ces sortent d’insectes luisants, et libérer les Electoons qui donnent accès à de nouveaux niveaux. Sans oublier les Pièces de la Mort, accessoires mais terrible challenge, qui vous demande de récupérer ces artefacts toujours placés à des endroits difficiles à atteindre et terriblement périlleux. Attention, mourir juste après en avoir attrapé une vous la fera perdre… Un challenge à la hauteur des plus assidus et des plus doués.

screenBref, seul ou, mieux, en coop, Rayman Origins est un petit bijou. Varié, avec ses niveaux de shoot ou de courses, beau à tomber, amusant, drôle, magnifiquement réalisé, c’est l’un des meilleurs jeux de cette fin d’année, sans nul doute. A tel point qu’on lui reprochera une difficulté un poil élevée pour les plus jeunes, une durée de vie un poil courte (une dizaine d’heures tout au plus) qui, heureusement, sera plus importante si vous voulez récupérer toutes les Pièces de la Mort, ou quelques soucis de maniabilité (cafouillage au niveau des actions d’une touche selon la position du personnage) heureusement rares et peu handicapants.
Autrement dit, c’est LE jeu fun, délirant, le vent de fraîcheur de ce Noël 2011. Totalement indispensable, donc. Courez l’acheter, tout simplement


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Rayman Origins (PC, Xobx 360, PS3, Wii, 3DS)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3 - Wii - DS - PSP

Editeur : UbiSoft

Développeur : UbiSoft

PEGI : 7+

Prix : 50 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

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