Fable The Journey (Xbox 360 Kinect)

 

Publié le Vendredi 12 octobre 2012 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Fable The Journey

Haut-les-mains !

imageEn 3 épisodes seulement, Fable est devenue une série majeure dans le paysage vidéoludique mondial, marquant de son empreinte le genre action/jeu de rôle et résonnant comme une douce mélodie dans le cœur des joueurs.

Bon, d’accord, en fait non. Mais ça sonnait bien comme intro, non ? En tout cas, malgré 3 opus à la qualité plutôt inégale (le dernier m’a sérieusement et rapidement gavé), Fable est bien connu des amateurs de fantasy possesseurs de Xbox 360.
Ne vous méprenez pas : ce Fable The Journey n’a pas grand-chose à voir avec le monde que l’on connait. A part quelques monstres et une tendance aux décors pleins de couleurs chatoyantes, on s’oriente ici vers un tout autre genre : Fable The Journey est un jeu Kinect. Et seulement Kinect.

Comme d’habitude, le monde d’Albion est en danger, et la sauvegarde de l’univers repose sur les épaules d’un seul homme. Tadaaaaaam.
En guise de héros et d’homme, c’est un peu un anti-héros et un ado que Fable The Journey nous propose d’incarner. Gabriel est un orphelin emporté malgré lui dans un tourbillon de quêtes à devoir récupérer des artefacts magiques, sous la bienveillance d’une prophétesse, Theresa. Mieux encore, alors que l’on pensait avoir à faire un jeune écuyer un peu con-con sur les bords, Gabriel se révèle être ni plus ni moins l’élu des Dieux, et qui plus est doté de pouvoirs magiques. La grande classe. Surtout qu’entre nous, allumer une chandelle à dix mètres de distance ou raviver le feu d’un clignement d’œil, c’est terrible pour draguer les nanas.

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screenBref. Comme nous vous le disions, Fable The Journey est un jeu Kinect. Et seulement Kinect. Sa particularité est qu’il se joue assis. Parfaitement. Plus la peine de pousser tous les meubles et de gesticuler dans tous les sens avec du moonwalk et des saltos arrières. Une chaise ou un fauteuil (attention, les accoudoirs vous gêneront) et c’est parti mon kiki. Enfin, c’est parti mon Gabi, devrais-je dire. Tenez-vous droit. Non, mieux que ça. Si vous vous vautrez sur votre séant, le jeu se mettra en pause et vous demandera de vous redresser parce que, bon sang, tiens-toi droit on te dit saleté de jeune qui n’en fait qu’à sa tête. Et tout va se décider à la force de vos bras.

screenLe jeu est une succession de deux parties distinctes. Dans la première, vous parcourez le monde avec votre jolie carriole de neuneu itinérant. Les deux mains tendues devant vous comme si vous teniez les rênes, vous faites claquez le cuir sur le dos de votre cheval qui gambade joyeusement sur des chemins semés d’embûches, de troncs d’arbres, de rochers et de passages étroits. Plus vite, ralentir, droite, gauche… c’est simple, voire simpliste.
Dans la seconde partie, vous allez affronter des tas d’ennemis. Créatures agressives, insectes géants, araignées, trolls, brigands, gobelins, squelettes… Vous allez devoir nettoyer le chemin à grands coups de sorts magiques : lasso pour capturer les ennemis et les jeter dans le vide ou les tenir en place le temps de les abattre, éclairs, renvoi de projectile, immobilisation, boule de feu… il y a de quoi se faire plaisir. Entre deux combats, vous ouvrez des portes, résolvez des puzzles, poussez des rochers… Il y a au final une dizaine de sorts magiques à maîtriser (assez facilement) selon vos mouvements.
Les déplacements, eux, se font automatiquement. Fable The Journey est un jeu sur rails où l’on vous traine d’une pièce à l’autre, sans aucune liberté, sauver le monde à grands coups de démembrements et désintégrations d’ennemis.

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screenPlutôt varié et graphiquement agréable, avec ses décors assez fouillés pour le genre, sans non plus atteindre des sommets d’élégance, Fable The Journey est un petit jeu sympathique, mais qui ne restera pas non plus dans les annales. Sa simplicité déconcertante et son aspect un peu redondant malgré tout dans les combats en font un titre clairement destiné aux ados. Une déception évidente pour les fans de la première heure qui espéraient au moins retrouver un peu l’esprit des précédents jeux Fable dans celui-ci. Mais non. Rien. D’ailleurs, à bien y réfléchir, l’apposition du nom « Fable » sur ce jeu Kinect n’est clairement qu’un atout marketing.
On notera aussi de nombreux pains de reconnaissance. Régulièrement, les gestes sont mal interprétés et la précision demandée pour viser devient foireuse, envoyant valdinguer vos sorts à l’autre bout de l’écran… Heureusement, rarement, voire jamais, ces erreurs n’auront d’incidence sur la suite des évènements, les ennemis étant lents et prévisibles, vous laissant le temps de les shooter une nouvelle fois, et de manière plus efficace, lorsqu’ils se rapprochent.

Pour autant, Fable The Journey n’est pas non plus un jeu raté. Mieux encore, il offre quelques bons moments, un divertissement assez agréable, et surtout, prouve qu’avec Kinect on peut faire autre chose que des jeux de danse ou de yoga, et les réussir suffisamment pour qu’ils soient intéressants. Intéressant, mais malheureusement pas inoubliable.

 
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Fable The Journey (Xbox 360 Kinect)

Plateformes : Xbox 360

Editeur : Microsoft

Développeur : Lionhead Studios

PEGI : 12+

Prix :

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