Loadout (PC)

 

Publié le Lundi 3 février 2014 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Loadout (PC)

Bourrin bourrin ratatam

imageUn shoot en vue extérieure, et Free-to-Play par-dessus le marché. Deux raisons de fuir Loadout pour de nombreux joueurs pour qui shoot doit obligatoirement rimer avec FPS pour un minimum de fun, et pour qui les Free-to-Play sont des jeux bâclés, destinés à en fait vous faire dépenser un maximum d’argent, et généralement destinés aux joueurs du dimanche.
Si c’est votre cas, vous risquez de passer à côté d’un jeu sympathique, plutôt bien foutu, et qui s’il ne révolutionne pas le genre, vaut tout de même le coup d’œil.

Loadout est donc un jeu Free-to-Play. Un jeu gratuit, donc. Pour mettre les choses au clair immédiatement, il ne faudra pas mettre la main au porte-monnaie pour progresser dans le jeu. Ici, les achats sont surtout d’ordre cosmétique. Mais vous n’obtiendrez pas de meilleures armes ou des améliorations indispensables en lâchant des dizaines d’euros. Le jeu peut donc se jouer sans débourser le moindre centime, et vous permettra quand même de rivaliser avec tous les autres joueurs, quels qu’ils soient.

Inspiré par Team Fortress, Loadout est un jeu bourrin, très bourrin, et surtout très rythmé. Le jeu se déroule sur de petites cartes, à quatre contre quatre. Ici, on ne se cache pas. On ne s’enferme pas dans un immeuble pour sniper à tout va, bien planqué. C’est de l’affrontement ‘’full frontal’’. Du combat quasiment au corps à corps. D’ailleurs, il n’y a aucun moyen de se planquer derrière un muret ou une caisse. Tout juste peut-on plonger pour esquiver des tirs, et sauter sur des plateformes en hauteur.

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screenVous choisissez tout d’abord un personnage parmi les 4 disponibles. On vous rassure, ça n’aura aucune incidence sur le jeu. Car dans Loadout, ce sont les armes qui définissent votre style. La customisation des armes est effectivement impressionnante : on nous promet plus de 44 milliards de combinaisons possibles. Certes, ça ne signifie pas 44 milliards d’armes radicalement différentes. Loin de là. Mais ça reste tout de même un beau chiffre… Tout part de 4 châssis différents. Lanceur, Fusil, Arme à Impulsion, Arme à Rayon. De là, on peut alors ajouter une gâchette spéciale, une crosse, un chargeur particulier, des munitions, un canon, une lunette… et créer son arme bien à soi, que l’on prendra bien soin de renommer selon votre bon vouloir. Du coup, on voit fleurir des dizaines de Penetrator, Explosator, ou Suppositor dans les mains des joueurs.

screenCadence de tir, dommages, portée, précision, stabilité, taille du chargeur, tout est pris en compte et doit être étudié avec soin. C’est d’ailleurs ce qui définira la « classe » de votre personnage. Car si les avatars sont rigoureusement identiques en termes de caractéristiques, vous allez vous armer de fusils plus ou moins bourrins, ou encore de support, permettant par exemple d’envoyer des balles de soin qui redonneront de la vie à vos coéquipiers quand vous leur tirez dessus.
Il n’y a pas spécialement d’arme à conseiller par rapport aux autres : plus elles sont puissantes, plus elles ont des handicaps (taille du chargeur, stabilité, vitesse…). C’est selon ses propres choix, en fait.

Au fil de l’expérience glanée dans vos parties, vous allez gagner de l’argent virtuel qui vous permettra d’acheter de nouvelles spécificités pour vos armes (à dissocier de l’argent réel qui ne permet que de modifier les apparences).

screenLà où finalement pêche le jeu, c’est par son contenu : des modes classiques tels que Capture de « Marteau » (Drapeau), Deathmatch, Collecte de ressources et contrôle de points. Et 5 cartes seulement. Ajoutons que 8 joueurs par partie, ça fait tout de même un peu juste et que l’on aurait aimé 12, voire 16 joueurs pour bien plus de fun. D’autant plus que certaines cartes s’en retrouvent, du coup, un peu trop grandes.
Enfin, on regrettera la traduction google pour le français. A ce niveau-là de foutage de gueule, ça mériterait limite qu’on tourne le dos au jeu et qu’on porte plainte pour viol de la langue française. Honnêtement, vus les tarifs des traducteurs, s’en passer et préférer une traduction google est une vraie insulte à tous les joueurs francophones.

screenEn fermant les yeux sur ces défauts que l’on espère momentanés – et surtout on espère que les nouvelles cartes ne seront pas payantes – Loadout présente quand même quelques atouts. Fun, rapide, offrant une localisation des dégâts qui permet de démembrer ses adversaires, il est l’un de ces petits jeux sympas qui peuvent permettre de passer quelques soirées ou longs week-ends à s’amuser. Les novices pourront même s’entraîner face à une IA assez performante avant de se lancer dans l’arène face à de véritables joueurs. Ajoutez un humour gras à base de vannes lourdes, insultes, doigts d’honneur et danses de célébration ridicules, ajoutez un graphisme cartoon très réussi, et vous aurez donc un jeu à recommander, ne serait-ce que pour quelques parties, voir si vous y accrochez. Pour notre part, ce fut plutôt le cas.

 

 
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Loadout (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Edge Of Reality

Développeur : Edge Of Reality

PEGI : 16+

Prix : Gratuit

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Loadout (PC)

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