White Day : A Labyrinth Named School (PS4/PC)

 

Publié le Jeudi 21 septembre 2017 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Test White Day : A Labyrinth Named School (PS4/PC)

La peur au bout du couloir ?

imageWhite Day : A Labyrinth Named School est un jeu d'horreur à la première personne développé par le studio Sonnori. Le titre est sorti en 2001 sur PC mais n'a jamais eu l'opportunité de franchir les frontières de la Corée du Sud, son pays d'origine. Erreur réparée avec l'arrivée sur nos PS4 et PC de cette version améliorée du titre original dont on déjà pu profiter nos amis coréen, en 2015, sur mobile. Visite d'une école de nuit, fantômes, psychopathe, lycéennes et jupes courtes, autant vous dire que le cocktail semble plutôt sympa pour s'offrir deux, trois frissons. C'est ce que nous avons vérifié.

Pour bien comprendre l'histoire, il faut que nous vous parlions du White Day. Cette fête présente en Asie (notamment le Japon, la Corée et la Chine), a lieu de 14 mars, pile poil un mois après la fête de la Saint-Valentin. Lors du White Day, les garçons offrent un présent à leur petite amie ou à leurs collègues et amies en remerciement du présent reçu à la Saint-Valentin par ces dernières. Dans notre cas, c'est Lee Hui-Min, élève au lycée de Yeondoo, qui tient à s'introduire dans son lycée la nuit, la veille du fameux White Day, pour y dissimuler une boîte de chocolats dans la salle de classe de Han So-Young, une demoiselle avec qui il souhaiterait être un peu plus qu'ami. Et c'est ainsi qu'il s'introduit dans l'école. Et autant vous dire qu'il aurait mieux fait de s'abstenir parce que rien ne va se passer comme prévu et cela risque de lui couper tout envie de sortir son petit Hui-Min de son slip.

 

 

screenWhite Day est un jeu d'horreur assez classique dans son fonctionnement mais qui propose une ambiance plutôt bien foutue. En effet, plus on avance dans le jeu, plus on se rend compte à la lecture des notes que l'on trouve ici et là à quel point cette école regorge de secrets macabres ou d'histoire de suicide. Là on s'est vachement plus fun, c'est qu'en général, les esprits des défunts se baladent un peu partout. Un petit tour aux toilettes ? « Ah tiens, mais euh, pourquoi y a-t-il une demoiselle qui apparaît dans le miroir » ou alors « euh, c'est moi où pendant une demi-seconde j'ai cru voir la tête d'une fille morte flotter ? » et histoire de finir en apothéose, le titre offre des jumpscares aléatoires qui sont pratiquement inévitables, l'esprit finissant forcément par apparaître en gros plan sur votre écran et ce, quelque soit la direction dans laquelle vous regardez. Si les deux-trois premières fois, c'est assez marrant, cela devient assez lassant tant le titre en abuse, surtout dans les niveaux de difficulté plus élevées. A côté de ça, le titre offre une ambiance plutôt bien fichue grâce à son habillage sonore qui donne toujours la sensation qu'une merde va nous tomber sur la tronche à chaque angle de couloir. Il y a toujours le petit son stressant qui va bien : la pluie contre la fenêtre, une porte qui claque, le vent dehors.

screenOutre les spectres imprévisibles, votre véritable source de stress viendra du gardien de l'école. Probablement un cousin asiatique un peu dérangé de Cedric, le monsieur est du genre à faire passer un message à grands coups de batte de baseball. Il faudra donc veiller à ne pas vous faire gauler par le bonhomme sous peine de perdre toutes vos dents et un bout de votre cerveau au passage. Si vous vous faites repérer, vous n'avez plus qu'à courir (très vite) en prenant bien soin de fermer toutes les portes derrière vous et de trouver un endroit ou vous cacher. Oui, parce que dans White Day, votre personnage n'a aucune arme. Il faudra donc avancer doucement dans chaque pièce et couloir de l'école. Ne faire aucun bruit. N'allumer aucune lumière et avancer doucement à l'aide de votre briquet (si vous pensez à le récupérer). Il faudra prendre également le temps de fouiller chaque recoin afin de découvrir, outre des notes, des pièces de monnaie (à utiliser dans les distributeurs), des denrées alimentaires pour régénérer votre santé et surtout des feutres vous permettant de sauvegarder votre progression.

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screenTitre sorti en 2001 oblige, White Day ne brille pas par sa dimension visuelle et artistique (ou comment dire que c'est moche). Le titre accuse clairement son âge. Tous les personnages ont un charisme d’huître et les environnements rencontrés sont monotones en plus d'être vides. Du côté technique, ce n'est guère mieux. Entre notre personnage qui est raide comme un piquet, le gardien boiteux dont les animations font doucement sourire ou les protagonistes aux animations faciales d'un autre temps, autant vous dire que j'ai esquissé un sourire plus souvent que je ne l'aurai imaginé. Le comble pour un jeu d'horreur. Et je ne vous ai pas parlé de 'IA du gardien parfois complètement aux fraises : « l'enfoiré de gosse est rentré dans les toilettes mais je n'ai même pas idée de les fouiller» ou à l'inverse terriblement efficace, ou encore des nombreux bugs « vas-y que je te tabasse à travers une porte ». Bref, autant vous dire que sur le plan technique et artistique, le jeu accuse le poids des années. On pourra déplorer également ses mécanismes de jeu qui ne laissent aucune liberté. En effet, certains casiers, tiroirs ou objets ne pourront être ouverts/saisies par exemple que si vous avec lu la note spécifique qui va bien alors que l'objet est devant vous, posé sur le bureau. Du coup, on se retrouve à chercher comme un gland pendant plusieurs minutes l'objet qui nous permettra de saisir celui posé sur le bureau via de nombreux allers retours entre les salles... bref, c'est frustrant. Vraiment. Tout ceci fait que finalement, la tension présente dans la première heure de jeu tombe rapidement. Trop rapidement. Et c'est finalement assez répétitif.

screenQue penser de ce White Day ? Malgré une bonne ambiance, le titre souffre de grosses lacunes qui plombe l'expérience. Passé la première heure de jeu, toute la tension retombe tant les ficelles du titre sont visibles. Mais aussi bizarre que ça puisse être, malgré ces nombreux défauts liés à son âge, j'ai une certaine sympathie pour ce titre. Oui, c'est moche. Oui, certaines fois le titre est drôle malgré lui. Mais il a un petit quelque chose qui m'a plu. Un peu comme certains films à petit budget qui sont bourrés de défauts mais qu'on prend quand même un certain plaisir à regarder, si l'on fait preuve d'un peu de second degré et que l'on est pas trop exigeant. Bref. White Day : A Labyrinth Named School n'est pas à mettre dans toutes les mains, clairement. Mais si vous voulez passer un petit moment d'effroi (comptez 8 heures pour en voir le bout) tout en sachant que vous risquez également de vous poiler par moment, le jeu est fait pour vous. Pour les gens un peu moins second degré que nous, autant passer votre chemin. De notre côté, on attend de voir la version VR du titre.

 

 
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White Day : A Labyrinth Named School (PS4/PC)

Plateformes : PC - PS4

Editeur : Pqube

Développeur : Sonnori

PEGI : 18+

Prix : 25 €

White Day : A Labyrinth Named School (PS4/PC)

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