WET (Xbox 360/PS3)

 

Publié le Jeudi 1 octobre 2009 à 11:31:00 par Cedric Gasperini

 

WET (Xbox 360/PS3)

Un pétard mouillé

imageVous êtes une femme. Mais si. Regardez-vous bien. Mais non. Arrêtez deux secondes de vous toucher les seins, on parle de jeu vidéo. Vous êtes une femme. Vous jouez une femme. Vous jouez Rubi. Une assassine. Avec tout ce que cela peut comporter : une silhouette à faire pâlir un mannequin, des formes à faire vomir d’envie une actrice porno et une détermination à faire peur à un taulard. Et la belle a plus d’un tour dans son sac. Rubi est une véritable athlète. Du genre médaille de platine en Gym aux prochains JO. Elle saute, glisse sur les genoux, virevolte, descend les échelles à l’envers en se tenant par les jambes, rebondit sur les cadavres de ses ennemis et, surtout, joue du katana ou du flingue comme Angus Young joue de la guitare : on a l’impression qu’elle vient d’une autre planète.

WET, le jeu vidéo, est un hommage à Tarantino. On y retrouve un rythme, une ambiance, un mélange des genres, des personnages et une palette graphique que ne renierait pas le réalisateur. Bethesda, d’ailleurs, ne s’en cache pas : Kill Bill, notamment, a été une véritable source d’inspiration. WET, c’est Wetwork. Ce qui signifie « couvert de sang ». Tout est dit. Ça va démembrer à tour de bras.

Rubi, donc, exécute des contrats. Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, et elle cause même pas. Mais qu’est-ce qu’elle flingue… Et lorsqu’elle tire, l’action est au ralenti. Offrant une visée semi-automatique, le jeu vous permet de dézinguer dans d’énormes gerbes de sang, des vagues incessantes d’ennemis. Ça gicle de partout, ça flingue à tout va et comme point de cadavre sans lui avoir tiré auparavant six ou sept bastos dans le buffet, voire deux ou trois dans la tête, vous repeignez les sols et plafonds d’hémoglobine. C’est frais. C’est fun.

Accessoirement, Rubi saute sur des corniches, grimpe sur les murs, fait de la gym acrobatique sur des barres… le tout, bien entendu, en flinguant encore et toujours. Et au corps à corps, elle préfère le katana, idéal pour se la jouer Chevalier Noir dans Monty Python Sacré Graal.

Pour égayer un peu les choses et offrir un peu de variété de jeu, vous aurez parfois quelques niveaux en mode « rage ». La belle, recouverte de sang, devient littéralement bersek, et se lance dans une tuerie sans retenue. Le graphisme devient alors rouge et noir, dans un mélange assez réussi et frappant, soit dit en passant, et elle désosse tout ce qui passe à proximité. Le jeu s’en veut plus nerveux et plus rapide. Enfin, d’autres séquences, à grands renforts de Quick Time Events (QTE), où il faut appuyer au bon moment sur la bonne touche, seront également présentes. Accessoirement, enfin, Rubi grimpe, saute sur des plateformes…

Tout dans WET suinte la chorégraphie spectaculaire, façon film de Hong-Kong.

Reste que si le jeu est sympathique au premier abord, il cumule un peu les défauts, dont certains assez rédhibitoires. Répétitif, facile, avec des ennemis mous du bulbe, manquant de punch, lourdingue au niveau des QTE, le jeu est également assez moyen graphiquement. De nombreux et gros bugs de collision viennent entacher l’ensemble, donnant finalement une sérieuse impression de « pas fini ». Et, à vrai dire, après quelques heures à taquiner le paddle, on se dit que nous non plus, on n’a pas forcément envie de le finir non plus.

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

WET (Xbox 360/PS3)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Bethesda

Développeur : Artificial Mind + Movement

PEGI : 18+

Prix : 60 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 5/10

 

 

Images du jeu WET (Xbox 360/PS3) :

0