Godzilla : King of the Monsters, la critique du film

 

Publié le Mardi 4 juin 2019 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Godzilla : King of the Monsters, la critique du film

Gros, bête et méchant

image5 ans que Godzilla a vaincu les deux Muto et que leurs combats ont bouleversé l'humanité.
Les villes ravagées ont été abandonnées et la nature a repris ses droits. L'opinion publique et les gouvernements veulent tout mettre sur le dos de l'organisation Monarch.

Celle-ci tente de lutter pour garder son indépendance. Car, contrairement à ce qu'elle répète, elle continue d'étudier les Titans, nom donné aux créatures gigantesques.
Encore pire, Monarch cache l'existence de 14 Titans.

A l'aube de la prise de contrôle par le gouvernement US de Monarch, l'un de ces centres d'étude en Chine est pris d'assaut par un groupe d'écoterroristes qui tue tout le monde et kidnappe Emma Russell et sa fille Madison. Emma, qui a perdu son fils Andrew à San Francisco, a créé une machine "Orca" capable de reproduire les cris des Titans, pour pouvoir les "contrôler" en cas de problème.

Le but des écoterroristes ? Libérer les Titans pour « sauver la Terre ».

Monarch va faire appel à Mark, l'ex-mari d'Emma et co-concepteur de l'Orca, pour les retrouver.
Mais c'est sans compter sur les écoterroristes qui libèrent le Monstre 0, le plus gros et dangereux Titan. Ce monstre est baptisé Ghidorah.
Le combat pour le titre de Roi des Monstres entre Godzilla et lui peut commencer…


screenGodzilla : King of the Monsters est réalisé par Michael Dougherty, scénariste de X-men 2 et Superman Returns. Il a aussi réalisé le film d'horreur Krampus. C'est le 3ème film du Monstruniverse, qui voit donc le combat pour le titre de champion entre Godzilla et Ghidorah. Concernant le casting, du premier film, seul Ken Watanabe, Sally Hawkins et David Strathairn sont de retour. Et on ajoute Vera Farmiga, Kyle Chandler, Millie Bobby Brown, Bradley Whitford, Thomas Middleditch, Charles Dance, et Zhang Ziyi.

Le Godzilla de Gareth Edwards, s'il n'était pas parfait, avait réussi à nous plaire par son traitement de Godzilla et des autres monstres, ainsi que par la place faite aux humains dans un combat entre créatures gigantesques.

On avait hâte de voir la suite.

screenAvec Godzilla : King of the Monsters, on a l'impression de se retrouver devant le problème récurrent aux suites : A vouloir faire plus, on finit par faire moins.

Si certains plans sont sublimes, généralement ceux faisant la part belle aux monstres, d’autres sont absolument dégueulasses, généralement, ceux avec des acteurs sur fond vert mal incrustés. De même, pour avoir vu le film en 3D, laissez tomber, cela ne sert à rien. On a aussi un montage fait souvent à la truelle, brouillant l'action, découpant et sur-découpant à l'envi.

Mais le plus embêtant du film, c'est le scénario. Si la partie avec les gros monstres est globalement bien faite, il en est tout autrement avec les humains.

Encore que, niveau gros monstre, alors qu'on nous répète qu'il y en a 17, seuls 5 ou 6 nous sont présentés à l'écran. Vous avez dit arnaque ? Sans doute, surtout que même là, on est parfois dans le cliché, avec des bestioles qui passent du bleu au rouge pour bien montrer qu'elles sont en colère.

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screenAlors que dans le précédent film, les humains et l'armée avaient assez vite compris que tirer sur des grosses bébêtes multimillénaires et qui se nourrissent de radioactivité ne sert pas à grand choses, ici, c'est la foire aux tirs à tout va. Et que je t'envoie du missile, de la balle, de la grosse bombe ! Du vrai gâchis de munitions. Et on ne parle même pas de la bombe anti-Titans qui crame l'oxygène… et qui est tirée dans l'eau…

Hélas ça ce n'est rien comparé au traitement des personnages.

Les écoterroristes, avec Charles Dance à leur tête, sont plus terroristes qu'écolos. Surtout qu’il faudra m’expliquer où est l'écologie dans le fait de libérer 17 créatures qui ravagent le monde et répandent de la radioactivité partout.

Monarch est devenue l'équivalent du Shield avec bases secrètes partout et meme une base secrète dans une base secrète ainsi qu'un gigantesque avion servant de base volante. Sans parler de la technologie de pointe qu'ils ont, qu'on pourrait appeler "ta gueule, c'est magique". Si si, quand on a un sous-marin qui arrive à supporter une vitesse lui faisant faire 1200 km en quelques secondes, ou alors le joli signal qui leur permet de suivre les battements cardiaques d'un monstre à l'autre bout de la planète, y a plus que cette explication-là. Sans même parler de l'Orca, qui en gros, vous mixe tous les cris des Titans pour faire un cri Alpha pour les dominer…  Pourquoi ne pas avoir simplement pris le cri de Godzilla ? Ça va faire 40 minutes que tu nous expliques que c'est l'Alpha des Monstres ! Qu'est-ce que tu te fais chier ?

screenMais le pompon revient à la famille Russell, clichée au possible, avec tous ses membres traumatisés et dont les parents ont chacun pris une voie différente, avec la gamine au milieu qui tente de concilier les deux. Et le pompon du pompon (double pompon, donc) revient à Emma Russell, jouée par Vera Farmiga, qui hérite du prix "pire personnage féminin du millénaire". A vomir tellement ce rôle est un ramassis de conneries.

Bref, y a-t-il des choses à sauver de Godzilla : King of the Monsters ?

Quelques plans sublimes, quelques combats bien réalisés, quelques idées intéressantes mais vite balayées (la tanière de Godzilla par exemple) et pas grand-chose d'autre.

Godzilla : King of the Monsters se regarde. Mais on est quand même titanesquement déçu devant un scénario et des personnages si bancals.

 

 
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Plateformes :

Editeur : Warner Bros. France

Développeur : Michael Dougherty

PEGI : 12+

Prix : Cinema

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