Home Sweet Home (Xbox One/PS4)

 

Publié le Mercredi 5 juin 2019 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Home Sweet Home (Xbox One/PS4)

Oups... je me suis fait dessus...

imageDeux ans après sa sortie sur PC, Home Sweet Home débarque sur Xbox One et PlayStation 4, avec une compatibilité PSVR sur cette dernière. L'occasion pour les joueurs de salir leurs sous-vêtements sur une touche exotique puisque pour une fois dans un jeu d'horreur, et dans un jeu tout court, même, la trame de fond se base sur le folklore thaïlandais. Ne reste plus qu'à savoir ce que cela donne.

Home Sweet Home n'a pourtant rien d'original dans son scénario. Vous y incarnez Tim qui se réveille dans un endroit inconnu, à la recherche de sa femme, Jane. A peine le temps de traverser quelques couloirs que vous allez faire la sympathique rencontre d'une jeune fille couverte de sang, adepte du cutter et qui vous poursuivra partout pendant une grosse partie du jeu. Proche d'un Outlast dans son gameplay, Home Sweet Home laisse le joueur nu comme un ver, sans possibilité de se défendre contre les abominations rencontrées. De temps en temps, un QTE pourra bien vous sauver la mise en vous offrant quelques secondes supplémentaires pour vous barrer, mais votre salut viendra plutôt de vos planques. Et si dans un premier temps il suffira de se cacher dans un casier pour être peinard, en avançant dans le jeu, notre "amie" aura plus facilement l'occasion de nous trouver puisque les casiers seront défoncés, nous obligeant à nous y réfugier accroupi, sans possibilité de savoir si elle est encore devant pour pouvoir en sortir. Votre seul répère à ce moment-là sera le bruit de la lame du cutter. Cette demoiselle ne sera pas le seul monstre sympathiquement flippant que vous allez devoir éviter. Je ne vous dis rien, mais le titre réserve quelques surprises.


screenDécors lugubres, séquences flippantes, tout est fait pour vous mettre constamment la pression. Le titre laisse finalement peu de répis. A ce titre, le sound design du jeu est diablement efficace. Les sons et musiques sont vraiment bien fichues, flippants et les sursauts sont nombreux. Certes, le titre n'évite pas les jump scares un peu faciles, mais l'ambiance asphyxiante est là. Par moment, le level design trahit un peu la suite des évènements, on sait que l'apparition de jarres ou de placards n'est pas anodin et qu'on risque de nous rendre une petite visite pour nous trancher la gorge, mais ça ne nuit pas à l'aventure. Vraiment. Le titre propose également son lot de codes à déchiffrer et énigmes à résoudre. Rarement compliquées, ces phases permettent de varier un peu l'expérience. Au final, si le tout est finalement très classique et que, même si la présence du folklore thaïlandais apporte un vent de fraicheur, il ne renouvelle pas le genre, l'ensemble reste quand même hyper efficace. On progresse dans l'histoire en essayant de comprendre dans quelle merde on s'est mis et finalement, sans s'en rendre compte, après une bonne dizaine d'arrêts cardiaques et environ 5 heures de jeu, on arrive à la "fin" du titre. C'est là peut-être le plus gros reproche que je pourrais lui faire : on finit sur un gros "To be continued" qui m'a bien foutu les boules tellement j'avais envie d'en connaitre la fin.

screenToujours dans les doléances, on peut reprocher au titre une technique franchement inégale. Certains décors sont bien branlés, d'autres affichent des textures d'un autre âge. Mais comme globalement nous sommes plongés dans l'obscurité, comme avec la majorité de ce genre de titre, cela passe. Le plus chiant finalement, c'est peut-être l'IA couplée à certaines ouvertures de porte un peu boiteuses. Il m'est arrivé parfois de me faire repérer sans trop comprendre comment et que le temps que je me barre en essayant de sélectionner une porte pour l'ouvrir, je me retrouve avec l'œsophage délicatement sectionné. Ce n'est pas arrivé souvent non plus, mais cela donne la sensation que la gestion de l'IA est un peu inégale par moment.

screenEt quid de la VR alors ? Si l'immersion est indiscutablement décuplée (bordel, le stress de se faire poursuivre tout le temps) et que votre machine à laver risque de tourner à plein régime pour cause de sous-vêtements tâchés, le casque de Sony propose une résolution amoindrie et un rendu plus sombre qu'en mode normal. De ce fait, certains passages deviennent chiants à parcourir et c'est parfois handicapant quand il faut agir très rapidement. Du coup, j'ai lâché le casque à la moitié de l'aventure. Pas de motion sickness pour ma part, mais sachez que le titre demandant d'être perpétuellement en mouvement, de regarder partout en même temps qu'on court pour savoir comment s'échapper, si vous êtes facilement sujet aux nausées, vous risquez de ne pas y échapper.

Au final, ce Home Sweet Home est une bonne surprise. Sans être exceptionnel et inoubliable, le titre de Yggdrazil Group est quand même franchement sympa. A recommander à tous les fans du genre. Avec PSVR ou non.

 

 
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Home Sweet Home (Xbox One/PS4)

Plateformes : Xbox One - PS4

Editeur : Yggdrazil

Développeur : Yggdrazil

PEGI : 18+

Prix : 30 €

Home Sweet Home (Xbox One/PS4)

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