Gears 5 (PC, Xbox One)

 

Publié le Vendredi 13 septembre 2019 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Test de Gears 5 (PC, Xbox One)

Chérie, ça va trancher

imageCela fait un moment que Kait Diaz, Gear de la CGU au sein de l'escadron Delta et ancienne rebelle, a perdu sa mère, tuée par l'Essaim, rejetons des Locust. Et depuis plusieurs mois, Kait est sujette à des mots de têtes et des cauchemars quasi permanents, sapant l'énergie de la jeune femme.

Surtout que dans ces cauchemars Kait entend la voix de l'ancienne reine des Locust, Myrrah tuée par Marcus Fenix à la fin de la guerre CGU/Locust.

Déterminée à comprendre pourquoi ces cauchemars et quelle est la relation entre sa famille et les Locust, Kait va alors partir à la recherche de ses origines. Quitte à se mettre à dos la Première Ministre Jinn et les autres membres de l'escouade Delta…

On ne va pas se mentir. La saga Gears of War a toujours été dotée de scénarii fleurant bon le cinéma d'action bourrin des années 80. Et c'est entre autres pour ça qu'on l'aime. Ça et les Lanzors… Et les personnages résultant de l'accouplement d'une armoire normande et d'une commode Louis XV… Avec Gears 5, on est en terrain connu. Le scénario est convenu et répond à des questions dont on avait déjà la réponse ou dont on s'en doutait fortement. Idem pour les moments de tension entre Kait, Del, JD et le petit nouveau Fahz : ils sont très vite résolus pour que toute l'équipe poutre de la vermine dans la joie et les boyaux sanguinolents. Même si on regrette un peu que JD et Del soit laisssé de côté pour s'intéresser uniquement à Kait et sa quête.  Dans les anciens Gears, on avait quand même des éléments, des lignes de dialogues permettant d'en savoir plus sur eux tous. Ici, seule compte l'histoire de Kait et le reste passe via des raccourcis.

Mais on s'en fout, on a des fusils d'assaut avec des tronçonneuses dessus.


screenEh oui aussi, les nouveaux héros sont quand même largement moins charismatiques que Marcus, Dom, Baird, Cole, Anya, Hoffman, Jayce ou les Carmine. Mais on aime bien Kait et certaines des vannes qu'envoie la nouvelle Delta sont marrantes.

La première chose qui apparait lorsqu'on lance Gears of Wars 5, c’est que c'est une claque graphique. Il n'y a pas à tergiverser pendant des heures, cet opus est le maitre étalon de la Xbox One. Surtout sur One X en 4K et en 60fps. Alors oui, tous les joueurs n'ont pas craqué pour la One X, ni pour une TV 4K mais rassurez-vous c'est aussi très beau quand on est un joueur pauvre. Les textures sont belles et détaillés, c'est fluide, les jeux d'ombres et de lumières sont à tomber par terre, les maps ouvertes sont sublimes et les niveaux fourmillent de détails. Bref, on en pleure tellement c'est beau. A un détail près, la fumée des grenades à fumées est hideuse. Encore plus quand vous êtes pile là où le nuage s'arrête. C'est une vielle texture de merde qui à l'air de sortir tout droit des années 90.

screenLa seconde chose qui apparait ce sont les nouveautés dans le gameplay et la construction des niveaux. Coté gameplay, grande première, le robot Jack est contrôlable en co-op par un joueur et est aussi améliorable et enfin utile en combat lors de la campagne. Un petit plus bien sympathique, surtout que l'IA est de bonne facture, que ce soit celle des alliés ou celle des ennemis. Le reste du gameplay est identique aux précédents volets, les amateurs retrouveront vite leurs marques. L'autre grosse nouveauté, c'est, alors que la série est très linéaire, l'inclusion de deux niveaux ouverts, où l'on est libre d'aller et venir à sa guise.

Cependant, ça c'est la théorie. En pratique ces deux niveaux, l'un enneigé et l'autre dans un désert de sable brûlant, ne sont que des gros niveaux où il y a une ou deux carcasses à fouiller et une ou deux missions secondaires, qui ne vous feront que récupérer des pièces pour Jack. Les missions principales faites, il n'y aura plus moyen de faire de la luge cerf-volant en toute liberté.

A part ça, la campagne dure à peu près entre 10 et 15 heures, est jouable en Co-op jusqu’à 3 en ligne ou à deux en écran partagé.


screenConcernant le multi-joueur, on retrouve les maintenant classiques mode Bataille où deux équipes se mettent sur la tronche, et le mode Horde où une équipe de 5 joueurs doit survivre à 50 vagues d'ennemis de plus en plus nombreux et dangereux. On retrouve dans ces deux modes les mécaniques des épisodes précédents avec de la nouveauté de-ci de-là, via l'ajout de bonus, de nouvelles armes et de compétences que l'on peut équiper sur nos personnages.  Et ce n'est pas fini car les développeurs ont créé un nouveau mode, le mode Fuite. Ici, le principe est simple : la partie commence sur une cinématique ou les joueurs posent une bombe chimique en plein cœur de la base ennemie. Ensuite, il suffit de courir jusqu’à la sortie avant d’être rattrapé par le gaz toxique. Ce qui s'annonce plus facile à dire qu'à faire car la carte ne se dévoile qu'au fur et à mesure de l'avancée des joueurs, que chaque joueur commence avec UNE arme et UN chargeur, que la Vermine a très envie que vous restiez profiter du gaz avec eux et que ledit gaz avance.

Ce mode est une vrai bouffée d'air frais. Disponible sur 4 maps spécialement conçues pour cela et avec 6 personnages jouables (dont 3 dispos par l'abonnement Game Pass ou les précommandes), il change vraiment de ce que l'on connaissait de Gears en multi. Il demande une vraie coordination et communication entre les joueurs car les maps sont de vrais labyrinthes et disposent de sas ne pouvant être ouverts et fermés uniquement si tous les joueurs sont présents.

screenEn Horde, nous avons le droit à 9 persos (dont 3 dispos par l'abonnement Game Pass ou les précommandes) et 12 cartes différentes. Tout comme le mode Bataille, qui en plus intègre des déclinaisons et des niveaux de difficulté.

On est donc devant un très bon jeu. Un très bon Gears of War.

Un chef d'œuvre même, un jeu parfait. Ou presque. Parce que faut pas déconner… Qu'est-ce que c'est que ces bugs ? Le jeu est rempli de bugs. En mode campagne, c’est la foire. En multi, ça a l’air de passer. Mais le mode solo… quelle galère !
Impossible de jouer en co-cop, du chargement et de la sauvegarde infinie, de la sauvegarde corrompue, des séquences qui ne se déclenchent pas, des sous-titres non synchronisés qui apparaissent lors des cinématiques, des objets récupérés non-comptabilisés…

La liste des problèmes est longue. Et pas des petits problèmes. Du gros problème bien lourd, bien pourri, bien chiant. Alors oui, patch, machin et tout… Mais quand même, quoi. Comment on peut sortir un jeu dans cet état ? Surtout quand ledit jeu est l'un des emblèmes de votre marque.

Alors oui, Gears 5 est un très très bon jeu. Mais sa sortie est salopée par des bugs.

Et ça c'est impardonnable.

 

 
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Gears 5 (PC, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One

Editeur : Microsoft

Développeur : Xbox Games Studios

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

Gears 5 (PC, Xbox One)

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