Pokémon Épée et Pokémon Bouclier (Nintendo Switch)

 

Publié le Jeudi 21 novembre 2019 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Pokémon Épée et Pokémon Bouclier (Nintendo Switch)

Comme un air de déjà-vu

Les jeux Pokémon se suivent et se ressemblent. Inéluctablement. On cherche, souvent en vain, les innovations. Parce que non, coller quelques nouveaux Pokémon, ce n’est pas une innovation. C’est une nouveauté. Paresseuse qui plus est.

Et on a toujours la même histoire : un petit con ou une petite conne, que ses parents détestent (sinon comment expliquer qu’ils les abandonnent et ne semblent pas émus le moins du monde quand ils les recroisent dans l’aventure ?), est jeté sur la route façon « Tiens, t’es un parasite, vas chasser les Pokémon dans la nature, ça nous fera une bouche de moins à nourrir, ne reviens pas avant d’être le champion du monde des dresseurs de bestioles à la con ». Et il y a toujours un pote qui part à l’aventure avec nous et qui devient notre ennemi juré juste parce qu’il est trop débile pour en attraper plus que vous.

Vous ne dérogerez pas à la règle dans cette aventure. Petite nouveauté toutefois, vous avez le choix entre 8 designs de personnages. 4 mecs, 4 nanas. Vous allez voir que d’ici 2050, on pourra créer complètement son héros.

En attendant, vous voilà donc chasseur. Vous allez chasser des Pokémon qui ne demandaient qu’à être peinards dans leur milieu naturel, qui ne demandaient rien à personne, et que vous allez venir agresser, défoncer, mettre K.O. avant de les enfermer dans une boule, tant pis s’ils font six fois sa taille. Chasseur sans merci, donc.

400 Pokémon vont être à collectionner. C’est moitié moins que le nombre de Pokémon connus et certains s’en émouvront, déçus de voir quelques-uns de leurs bestioles préférées ne pas être de la partie. Nous, on se dit que plutôt que de nous refourguer comme d’hab deux jeux totalement identiques, à une poignée de Pokémon près, notamment ceux du roster de départ, ils auraient mieux fait de faire deux jeux avec chacun 400 Pokémon différents. Voilà qui serait une vraie raison de les acheter tous les deux…


Mais bref. Si on a droit à un scénario quand même un brin plus fouillé cette fois-ci, ça reste quand même très orienté gamin. C’est peut-être aussi un peu dommage pour tous les fans de la première heure qui voient désormais les rides arriver et décrochent forcément de la licence qui ne leur correspond plus. Comptez une vingtaine d’heures pour venir à bout de l’aventure, sachant qu’elle n’offre qu’une difficulté très relative. Autrement dit, c’est challenge niveau zéro.

La nouvelle zone, Galar, à l’ambiance UK très marquée, est plutôt agréable. On parcourt les zones, chacune avec ses propres créatures, ses propres missions à remplir, toujours très simples, très claires, et ses champions d’arène à démonter pour obtenir les badges. La 3D apporte son lot d’émerveillement chez les joueurs. Non pas que le graphisme soit des plus détaillés et des plus éblouissants, mais un Pokémon en 3D, quand on en a mangé des tas en 2D, c’est quand même la classe.

Première déception toutefois : les Pokémon n’arrivent plus de manière aléatoire. Vous les voyez se déplacer sur la carte et soit vous allez les choper, soit vous affrontez ceux qui viennent à vous. Une mauvaise idée, quand on y réfléchit bien : où est passé le plaisir de comparer ses captures entre potes ? Certains, planqués dans les hautes herbes, vous seront cachés. C’est la seule surprise au niveau des rencontres. On n’est pas fan de l’idée.

Deuxième déception : le Pokécamping. Il s’agit de mini-jeux destinés à améliorer vos relations avec vos Pokémon ou leur préparer à bouffer pour les soigner ou augmenter leur expérience. Marrant une fois, mais tellement limité que c’est rapidement saoulant et peu intéressant. Une déception, donc.

Et pourtant, malgré le manque d’innovation, malgré l’impression de déjà-joué, force est de constater que ce Pokémon Epée et Bouclier fonctionne toujours. Y’a pas à dire. C’est toujours aussi grisant.


L’arrivée du Dynamax et du Gigamax. Un Pokémon Dynamax apparaît dans une faille. Il s’agit d’une version plus grosse, plus forte. Vous pouvez le combattre en coop à quatre (ou avec 4 IA gérées par le jeu). Ça ressemble aux raids de Pokémon Go en tous points. Et c’est aussi fun.
Un Pokémon peut évoluer durant ces combats de faille et devenir alors un Pokémon Gigamax.
Vous pouvez aussi, dans certains combats d’arène, « dynamaxer » une de vos créatures durant trois tours.

Au final, donc, tout n’est pas réussi dans cette nouvelle aventure. Et on continuera de souligner le manque de prise de risques, le manque de volonté de renouveler en profondeur le jeu. Mais il faut être honnête : la formule fonctionne toujours. Graphiquement, la 3D permet une plus grande immersion, une vision nouvelle de cet univers, qui n’est pas pour nous déplaire. Et même si aucun challenge, le jeu étant très simple, n’est proposé par le jeu, on continue de jouer, encore et toujours, pour remplir son Pokédex. Les nouveautés ne sont pas toutes heureuses, mais les nouvelles formes (Dynamax/Gigamax) offrent de nouvelles possibilités intéressantes et bienvenues. Bref, c’est une nouvelle réussite.

Petite déception toutefois : aucune interaction avec le jeu Pokémon Go n’a été prévue, contrairement aux opus Let’s Go. Dommage.


 

 
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Pokémon Épée et Pokémon Bouclier (Nintendo Switch)

Plateformes : Wii U

Editeur : Nintendo

Développeur : The Pokémon Company

PEGI : 7+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

Pokémon Épée et Pokémon Bouclier (Nintendo Switch)

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