Monster Hunter Rise (Nintendo Switch)

 

Publié le Mardi 6 avril 2021 à 12:00:00 par Arthur Deleye

 

Test de Monster Hunter Rise (Nintendo Switch)

Excellent, tout simplement

imageAprès une escapade sur console de salon et PC par le biais de l’opus Monster Hunter World, la licence revient sur console portable avec Monster Hunter Rise. La mise en bouche qu’était la démo de janvier m’a plus que convaincu, créant beaucoup d’attente sur le jeu final. Et après une semaine à gérer des « problèmes de surpopulation de monstres vidéoludiques » je peux sereinement donner mon avis sur le jeu.

Pour ceux qui ne connaissent pas la licence, Monster Hunter est un action-RGP 3D dans lequel vous affrontez des monstres qui font trois fois votre taille. Le jeu propose une large gamme d’armes qui se jouent différemment les unes des autres. Pour sortir victorieux, il faut prévoir les attaques du monstre, se placer intelligemment et le passer à tabac jusqu’à ce que mort s’en suive. Pour ensuite récupérer un peu de peau et une corne pour vous forger une meilleure armure ou une nouvelle arme flambant neuve.

Le passage sur console a fait beaucoup de bien à la série, amenant des changements pour le mieux.
L’équilibrage de la vie, l’attaque et la défense des chasseurs comme des monstres ont été revus pour s’adapter au format portable. Réduisant la durée d’une chasse à 10-20 min, notamment. Mais les monstres étant plus agressifs votre vie plus limitée, l’erreur coute cher. Je trouve que c’est une bonne chose, les chasses en sont plus intenses. Avec en plus l’apparition du Filoptère, une nouvelle mécanique permettant de se déplacer plus vite, d’esquiver des coups et d’effectuer des attaques aussi stylées que puissantes, cela dynamise encore plus les combats.

Les quêtes de cueillette et de récolte qui étaient une plaie dans les précédents opus, ont quasi disparues et même les quelques quêtes encore présentes sont bien moins fastidieuses. Fini de miner pendant des heures, un coup de pioche et toutes les ressources du gisement sont récoltées, il en va de même pour les ossements, les plantes… Bref, on récolte des composants au passage sans perdre de temps, sans frustration. Finies les boissons chaudes à consommer dans les zones froides et inversement…. Les « puristes » se plaindront d’une perte de réalisme mais bon, ce n’est pas un chocolat chaud qui va te faire affronter la toundra, de toute façon.


imageAu niveau de la technique, c’est un bijou d’optimisation que les développeurs ont réussi à déployer pour conserver des aires de jeu ouvertes, sans chargement entre les zones, avec faune et flore abondantes. Quand on le compare à World sur PC on est sur un downgrade, mais comparé à Générations Ultimate qui était lui aussi sur Switch, on est sur une différence comparable à l’écart d’un jeu PS2 et un jeu PS3.

Même en sachant comment gérer l’optimisation, celle-ci est faite de manière tellement fluide que je suis obligé de scruter l’horizon à la recherche d’un changement de texture. Je n’ai trouvé qu’un moment où cette optimisation est visible, quand l’on observe les Remobras (des espèces de ptérodactyles), on peut voir le passage entre un quad avec un flipbook et le modèle 3D animé.

Par contre, tous ces éléments rendent la lisibilité du jeu en mode portable très approximative. Le jeu permet de simplifier l’interface en enlevant plein de choses sur le HUD, mais ça ne corrige pas le problème. Et si vous jouez en mode portable, je vous conseille vivement de vivre dans une grotte et de fuir le soleil, car le moindre reflet rendra le jeu complètement illisible.

imageLe jeu introduit en plus un nouveau mode appelé « Calamité » dans lequel une horde de monstres déboule. Le mode introduit une notion de Tower Defense avec des barrières, des canons et arbalètes à positionner. C’est un agrément sympa qui permet de varier la routine, par contre quelques quêtes Calamité seront obligatoires afin d’avancer dans l’histoire du jeu.

Parlons scénario, l’histoire est simple mais efficace. On est membre d’un petit village de chasseurs ninjas qui subit pour des raisons mystérieuses une calamité provoquant des attaques massives de monstres. Votre objectif, buter des monstres, repousser les déferlantes de monstres qui attaquent le village (les calamités) et à force de tuer des monstres de plus en plus forts, vous finirez par trucider la cause de tous ces problèmes. Simple :  un problème ? Baston, plus de problème.


imageVous pouvez vous battre seul dans un mode solo, qui a dorénavant l’amabilité de vous indiquer quelles quêtes sont nécessaires pour avancer dans le jeu, en plus de pouvoir choisir parmi lesquelles faire. Et parce que le jeu a compris que refaire les quêtes bas niveaux dans le multijoueur c’est très redondant, si vous avancez suffisamment dans le solo, vous pouvez effectuer des quêtes « permis » qui vous débloquent directement des rangs supérieurs du multijoueur.

Le multijoueur, c’est ici que les choses sérieuses commencent. Dites bonjour au rang Expert, avec des monstres qui vous arrachent la moitié de votre barre de vie et peuvent vous enchainer à la moindre erreur. Même à quatre sur le monstre, rien n’est joué, car la difficulté du monstre augmente avec le nombre de joueurs. C’est l’heure des combats intenses, des duels à mort et de la camaraderie.

Mais c’est aussi le début de la disparition totale de ma chance. En effet, j’ai joué au jeu avec ma copine et au moment d’obtenir les récompenses des quêtes… Je n’obtenais aucun matériau rare tandis qu’elle croulait sous les items rares lui permettant de forger aisément des armures et armes surpuissantes. Chaque matériau de monstre ayant une chance plus ou moins élevée d’être obtenue, il faudra s’y prendre à plusieurs reprises afin d’avoir tous les composants nécessaires pour forger ses équipements.

imageEnfin, le contenu. Alors, clairement, on n’est pas en manque, il y a de quoi s’occuper pour facilement 50 à 100 heures. Mais le jeu prévoit encore beaucoup de contenu qui arrivera dans des mises à jour gratuites (à l’instar de son prédécesseur MH World et Iceborne), et quand je dis beaucoup, je veux dire le double si ce n’est le triple de ce qu’il y a actuellement. Nouveaux monstres, retour d’anciens monstres des précédents opus, sûrement le rang G qui est un mode de difficulté encore au-dessus de l’expert etc…

Bref je n’attends que ça pour passer encore plus de temps sur ce jeu.

En résumé, un système de jeu solide qui s’est adapté à sa plateforme. Amenant tout un lot de nouveautés et possédant une durée déjà conséquente et promettant encore plus de contenu dans les mois qui viennent. Je ne peux que le recommander si vous êtes intéressé par de l’action-RPG contenant des combats épiques contre des grosses bêtes.


 

 
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Monster Hunter Rise (Nintendo Switch)

Plateformes : Switch

Editeur : Capcom

Développeur : Capcom

PEGI : 12+

Prix : 59,99 €

Aller sur le site officiel

Monster Hunter Rise (Nintendo Switch)

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