Outriders (PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series)

 

Publié le Mardi 13 avril 2021 à 12:00:00 par Théo Valet

 

Outriders

Si proche d'être un très bon jeu...

imageSi vous n’avez pas suivi les dernières sorties dans le monde du jeu vidéo, Outriders est le petit dernier de la collaboration entre People Can Fly, à qui l’on doit notamment les trois Gear Of War, et Square Enix qu’on n’a plus vraiment besoin de présenté vu leur palmarès.

Ce fameux Outriders est un shooter RPG à la troisième personne jouable en solo ou en coopération avec deux autres équipiers. Dans ce jeu, la planète Terre a été abandonnée et les derniers humains sont partis sur un vaisseau en direction d’Enoch, un eldorado censé permettre aux humains de recommencer sur de nouvelles bases. Bien évidemment, tout ne se passe pas comme prévu et quelques instants après avoir atterrit, une tempête dévastatrice tue la plupart de votre équipe et vous laisse à moitié mort. Les médecins sur place vous mettent en stase pour essayer de vous sauver quand ils en auront les moyens. 31 ans plus tard, vous vous réveillez et tout a changé. Les humains ont essayé de s’installer, mais se sont retrouvés encerclés par cette même tempête qui vous a frappé. Ils sont donc coincés en son centre, avec seulement les vivres qu’ils ont amenés. Tout a très vite dégénéré et un groupe d’insurgés s’est formé pour se rebeller. La guerre a commencée et ne s’est jamais arrêtée. Vous vous réveillez dans cette énorme conflit et découvrez que vous avez des pouvoirs incommensurable qui peuvent faire la différence. Mais vous n’êtes pas le seul dans ce cas et certains de ces « Altérés » n’ont pas les mêmes intentions que vous. Il vous faudra donc essayez de trouver un moyen de sauver ce qu’il reste à sauver et réussir à trouver comment sortir de cette tempête. Vous avez là les bases de l’histoire d’Outriders.


imageBien évidemment, comme tout bon RPG, vous commencez dès le début par créer votre personnage avec un petit panel de choix. Vous pouvez choisir votre sexe ainsi que votre visage parmi plusieurs préfabriqués, votre coupe de cheveux, votre pilosité, vos marques, vos attributs, etc.
Les choix sont assez peu nombreux, mais il y a moyen de se faire un personnage assez bien. Les visages restent assez génériques, peu nombreux et pas très réussis pour certains et c’est vraiment dommage pour un RPG aussi récent. Surtout quand on a joué à Cyberpunk 2077 juste avant.

Après ça, on suit un prologue assez sympa où on découvre vraiment tout en détail. C’est d’ailleurs le résumé que je vous ai fait en guise de présentation du jeu. Personnellement, ce prologue m’a clairement fait penser à Mass Effect Andromeda. On se retrouve dans un lieu inconnu et on découvre tout en même temps que les personnages. Le brusque changement de situation s’en retrouve encore plus saisissant. Tout part en vrille d’un coup et on subit tout sans trop comprendre. C’est un passage que j’ai adoré dans le jeu. Quand on se réveille, on se retrouve dans un monde totalement fou où la guerre est partout. Le jeu nous cache ce qu’il s’est passé et on doit juste survivre lamentablement. Même visuellement, on passe d’un explorateur avec la tenue très propre et futuriste qui va avec, à un survivant qui se fait un équipement rapiécé avec ce qu’il trouve dans un style qui m’a fait penser à Mad Max.

Une fois ce prologue terminé, on passe dans le vif du sujet et on se retrouve avec la même boucle qu’on a dans tout bon jeu du genre. On a une classe à choisir, des combats auxquelles participer et des récompenses à ramasser pour devenir meilleurs.

imagePour ce qui est de la classe à choisir, vous en avez quatre à disposition qui vous proposeront des Gameplay assez différents. Chacune de ces classes possède six aptitudes qui se débloquent une à une quand vous atteignez un certain niveau. En jeu, vous ne pourrez équiper que trois de ces capacités et vous pourrez changer quand vous voulez.

La première classe, nommée Technomage, permet de jouer à distance. Avec lui sortez les fusils et autres snipers pour faire un maximum de dégât tout en précision. Ces capacités ont bien évidemment été pensées pour aider à maintenir les ennemis à distance. Vous aurez donc une mine qui se déclenche quand l’ennemi s’en approche, ainsi que deux tourelles automatiques à déployer. La première mitraille les ennemis et les gels. L’autre lance une volée de missiles devant elle et s’autodétruit juste après. J'avais peur que cette classe soit désavantagée lors des parties en solo, mais il n’en est rien. Il suffit de savoir viser, d'être malin et d’être un brin tacticien pour piéger tout ces ennemis et leur faire la misère.

Si la tactique et la visée ne sont pas dans vos cordes, alors le Telluriste est fait pour vous. C’est typiquement le bon gros bourrin. En effet, le Telluriste maîtrise la terre et peut s’en servir de différentes façons. Il peut faire une frappe sismique qui détruit tout en ligne droite, même ce qui se trouve derrière un mur ou un obstacle. Il peut aussi blinder son corps avec une armure de rocher, lui permettant de foncer avec son fusil à pompe et d’exploser tout ce qui se trouve à sa portée. Et enfin, il peut se propulser en l’air pour ensuite retomber sur une cible et provoquer un choc sismique qui explose tout ce qui se trouve autour. Cette classe est vraiment très violente et permet de faire énormément de dégâts bruts.

imagePlus en finesse, vous pouvez opter pour le Pyromage. Il se joue plus à moyenne distance, et comme son nom l’indique, il maîtrise le feu. C’est d’ailleurs sa première capacité avec laquelle il lance une vague devant lui qui brûle tout sur son passage. Sa deuxième capacité est plus spéciale étant donné qu’elle permet d’aspirer la vie d’un ennemi pour en récupérer. Il laisse sa cible ainsi que ceux autour de lui en feu. La troisième capacité est assez drôle et plus en rapport avec le feu. En effet, elle permet de transformer un ennemi en bombe thermique vivante qui explose violemment quand il meurt.
La maîtrise du feu est très utile étant donné que brûler un ennemi le déconcentre et lui fait perdre de la vie en continue. C’est dommage qu’avec cette classe on subit quand même les dégâts liés au feu provoqué par certains ennemis.

La dernière classe, celle que j’ai choisie pour tester le jeu, se nomme Illusionniste. L’Illusionniste peut tout simplement gérer l’espace-temps et frapper fort en un instant. Il peut sabrer les ennemis de gauche à droite ce qui les désintègre. Il peut aussi créer un dôme dans lequel tout est ralenti, que ce soient les ennemis ou les balles qui pénètrent la zone. Ça ne ralentit pas votre personnage qui peut en profiter pour aligner les tirs dans la tête. Il peut aussi se téléporter instantanément derrière n’importe quelle cible à portée. Cette classe est basiquement l’assassin du jeu.
En plus de leurs capacités, chacune des classes peut récupérer de la vie d’une façon différente. Par exemple, le Technomage en récupère en tuant des ennemis éloignés tandis que le Pyromage en récupère en tuant des ennemis en feu.

Pour les avoir toutes essayées, je peux affirmer qu’elles sont toutes incroyables et adaptées à chacun des grands profils de joueur. Les pouvoirs rendent parfaitement bien et sont réellement jouissifs à utiliser. Faire exploser ou désintégrer cinq ennemis d’un seul coup ça a vraiment son effet.
Vous pourrez en plus personnaliser votre classe en montant les niveaux en la rendant plus puissante via votre équipement ou via l’arbre de compétence que vous remplierez peu à peu et qui boostera vos caractéristiques.


image Après avoir présenté le prologue et les classes, il est temps de parler du combat et du personnage en lui-même. Dès que vous commencez à vous battre et à tirer, la patte People Can Fly se fait ressentir. Le personnage se déplace et agit comme dans les jeux Gear Of War. La caméra est quasiment la même et le feeling ressemble beaucoup. Je vous conseil de paramétrer la caméra correctement afin qu’elle soit le plus en symbiose avec vos habitudes. Je dois avouer que j’ai eu du mal au début étant donné qu’elle bougeait trop vite et manquais de précision par défaut.
Pour vous battre, vous aurez le choix parmi un bon panel d’armes selon comment vous voulez jouer. Au total, vous pourrez équiper deux armes de votre choix plus un pistolet en tant que troisième arme avec munitions illimitées. Ne négligez pas ce pistolet, il vous sauvera la vie bien des fois.
Pour revenir sur les capacités du personnage en lui-même, il pourra se cacher derrière tout ce qui sert d’abri et pourra aussi faire des roulades pour esquiver. Vous pourrez aussi escalader certains obstacles. Cependant, il est impossible de sauter en tant que tel et il faut s’habituer à cette contrainte assez gênante dans certains combats.
Comme pour les classes, on sent que le travail sur les combats a été vraiment important et ça se ressent en jeu. Tout est très bien géré et les différentes situations de combats sont toutes très réussi. L’IA est très intelligente, elle sait se couvrir, vous attaquer quand il faut et les snipers ennemis sont meurtriers. C’est également le cas pour les boss qui font très mal si vous ne faites pas attention à leurs différents patterns. Certains d’entre eux ont aussi des capacités d’Altérés et ils savent s’en servir dès le début du jeu. Les boss issues de la faune du jeu sont tout bonnement impressionnants, et surtout si vous jouez en solo. En plus d’avoir beaucoup de vie, ils sont agressifs et malins.

Je peux en profiter pour parler rapidement des ennemis dans le jeu. Bien évidemment, vous vous battez contre les soldats insurgés normaux et les augmentés comme vous. Il y a aussi un joli bestiaire comprenant bien des mochetés prêtes à vous dévorer. Le combat contre l’Acari de feu, sorte d’araignée géante vivant dans un volcan, m’a particulièrement traumatisé.
Plus vous avancez dans le monde d’Enoch en tuant des ennemis et plus le monde va devenir plus fort. Un système de niveau de monde à été mis en place pour suivre votre progression. Plus le niveau augmente, plus c’est dur, mais plus vous récupérez de butin légendaire et donc plus vous devenez puissant. C’est un équilibre qui fonctionne très bien et permet de ne pas rouler sur le jeu après plusieurs heures. Au cas où vous voulez que ça soit plus calme, vous pouvez descendre ce même niveau.
Vous n’aurez pas besoin de le changer en coopération. Tout est certes plus compliqué, mais les alliés aident beaucoup. Ils peuvent vous réanimer et si vous avez de la chance et que votre équipe est variée vous verrez la différence avec un Technomage pour couvrir vos arrières et un Telluriste pour rentrer dans les ennemis. Les récompenses en multijoueur sont encore meilleurs et votre personnage deviendra plus puissant plus vite.

imageCette puissance est influencée par votre niveau, mais l’équipement est primordial dans le jeu. Il faut bien choisir les récompenses quand c’est possible afin d’être en accord avec vos capacités. Vous pourrez en plus totalement modifier les bonus de vos équipements et leurs statistiques via un marchand en échange de ressources que vous récupérez dans les niveaux. C’est classique et il faut prendre l’habitude mais ça marche.
Pour avoir encore plus d’équipement de qualité, il est conseillé de faire les quêtes secondaires que vous aurez à disposition dans chaque lieu du jeu. Elles sont rapides à faire, uniques et vous en apprend plus sur l’histoire du jeu et ses personnages. Les PNJ sont en plus bien réussis avec des histoires intéressantes et des personnalités variées.

Ces personnages ont d’ailleurs des styles propres à eux, qui raconte une histoire. Je félicite le travail des artistes qui ont fait un boulot dingue. C’est dommage que les expressions faciales ne sont pas aussi réussies.

Au niveau des environnements, là rien à dire, c’est parfait. Le monde d’Enoch et sa violence sont parfaitement retranscrits à travers les différents lieux qu’on peut visiter. Le travail sur l’ambiance est lui aussi au top avec de belles musiques et de belles mises en scènes.

Les cinématiques sont un peu plus discutables. Elles sont belles visuellement, mais leur réalisation est très inégale. Outre le fait qu’elles se lancent au mauvais moment certaines fois, d’autres sont trop mal coupées avec des fondus au noir insupportable. D’autres possèdent des changements de caméra trop brusques qui font vraiment mal aux yeux. Parfois, c’est même mal traduit et on se retrouve avec des sous-titres anglais sans aucune raison.

imageSi encore c’étaient les seuls petits bugs que comportait le jeu, ça passerait et on lui pardonnera mais, malheureusement, ce n’est pas le cas. Peut-être que vous avez suivi la sortie du jeu et que vous connaissez les gros problèmes qu’il a subi les premiers jours. Si ce n’est pas le cas je vais vous faire un résumé. Entre les déconnexions intempestives et les problèmes de connexions qui empêchaient de jouer au jeu à sa sortie, Outriders a eu tous les problèmes possibles à cause de ces serveurs. Et j’ai tendance à dire que c’est totalement mérité, je m’explique. Le jeu oblige les joueurs à être connecté à Internet pour pouvoir jouer au jeu, même quand c’est pour jouer tranquillement en solo. Cette idée de génie provoque non seulement des problèmes pour les joueurs avec une mauvaise connexion, mais provoque aussi des temps de chargement horriblement longs. Et je pèse mes mots. Si les temps de chargement étaient présents seulement pendant le lancement du jeu, on pourrait se dire que ça va, mais non, il y en a à chaque petit changement d’environnement ou ouverture de porte, ou changement de pièce qui mène à une cinématique. Il y en a tellement, que certains temps de chargement sont cachés dans des petites cinématiques ridicules où votre joueur saute par-dessus un précipice ou ouvre une porte. C’est juste l’enfer et sa démotive tellement à jouer au jeu.
J’espère sincèrement que ces chargements sont présents seulement sur PS4 et sur Xbox One. Parce que si c’est le cas sur PS5 et Xbox Series X, c’est vraiment se foutre du monde.
A l’heure où j’écris ces lignes, les serveurs sont toujours autant pourris et on ne peut pas toujours jouer au jeu sans devoir relancer je ne sais combien de fois le système afin d’éviter le temps de connexion qui boucle à l’infini.  

A part ça, on retrouve des bugs un peu partout dans le jeu que ce soit des petits bugs de collision ou des gros bugs vous empêchant de finir l’une des quêtes principale du jeu. On a aussi des bugs de textures en tout genre, des ennemis qui se téléportent, et j’en passe.


imageOutriders aurait pu être un très bon jeu dès son lancement, mais non, il a fallu que Square Enix le sorte pas entièrement fini comme beaucoup de jeux récemment. A croire que les studios n’apprennent pas des erreurs des autres. Et c’est d’autant plus frustrant que j’ai vraiment accroché à l’univers du jeu. Le pitch de base est très intéressant, les combats et les pouvoirs sont merveilleux et tout ce que j’ai dit dans le Gameplay du jeu tiens toujours. Mais pour le moment, il y a vraiment trop de problèmes pour qu’on profite pleinement du jeu.

J’aurais aussi aimé un meilleur travail sur la narration et sur la trame principal qui est assez peu présente une fois qu’on a passé les premières révélations. Notre personnage n’aide clairement pas, avec son manque de réaction et qui semble juste là pour péter des crânes avec ces pouvoirs. C’est quand même incroyable de voir que les PNJ sont mieux développés que notre propre personnage. Et pourtant, les Narrative Designer ont quand même été pointilleux en s’amusant à créer et écrire des histoires à tous les personnages qu’on croise y compris les monstres et les environnements. C’est dommage qu’on profite de ces éléments seulement à travers un onglet journal où on se retrouve à lire des pages et des pages de lore.

imageVous l’aurez compris, j’aime Outriders, mais il m’a cruellement laissé sur ma faim. Je ne l’ai pas encore entièrement fini, mais j’hésite. Je ne sais pas si je dois attendre qu’ils l’améliorent ou alors le finir totalement et passer à autre chose sans jamais revenir dessus. Les studios ont l’air de bien le suivre étant donné les patchs et correctifs qui sont déjà parus en une semaine, mais je commence à en avoir marre de voir des jeux à peine finis sortir comme si de rien n’était et être bombardés de patch à leurs sorties.

Si le jeu vous tente, il est sur PC, PS4 et 5 ainsi que sur Xbox One et Series. L’aventure principale dure à peu près 35h si vous faites les quêtes secondaires et 75h si vous faites vraiment tout à 100 pourcents. En tout cas, c’est ce que dit le site « How long to beat ».

Le jeu n’est pas à jeter, bien au contraire, mais je vous conseille quand même d’attendre qu’il soit plus stable et mieux fini avant de dépenser votre argent.

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Outriders (PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4 - PS5 - Xbox Series

Editeur : Square Enix

Développeur : People Can Fly

PEGI : 18+

Prix : 69,99 €

Aller sur le site officiel

Outriders (PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

Derniers Commentaires

- L'Edito du Dimanche par clayman00

- L'Edito du Dimanche par Cedric Gasperini

- L'Edito du Dimanche par Cedric Gasperini

- L'Edito du Dimanche par Citan

- L'Edito du Dimanche par jymmyelloco

- L'Edito du Dimanche par Citan

- A quoi jouez-vous ce weekend ? par clayman00

0