Aliens vs Predator (PC/Xbox 360/PS3)

 

Publié le Mardi 2 mars 2010 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Aliens vs Predator

En l'espèce, personne ne vous entend crier

imagePresque 9 années nous séparent du dernier jeu Aliens vs Predator. Fin 2001, Monolith Productions nous servait en effet le deuxième opus de leur FPS basé sur ces deux univers. Pour la petite anecdote, tout est parti du film Predator 2, excellent au demeurant. A la fin du film, dans la salle des trophées du vaisseau Predator, on peut apercevoir… un crâne Alien. Et les deux univers ont dès lors été mêlés, pour le plus grand bonheur des fans (de nombreux comics ont été réalisés), mais aussi pour leur plus grand malheur (deux films largement oubliables sont sortis depuis).

Aujourd’hui, la licence a échu dans les bras de Sega qui a refilé le bébé au studio Rebellion. Rebellion était, d’ailleurs, responsable du tout premier jeu Aliens vs Predator sorti en 1999.

Le scénario est simple : des Marines de l’espace, des Aliens, des Predators. Les Predators chassent les aliens et les humains. Les Aliens chassent les humains et tentent de survivre aux Predators. Les humains, eux… tentent de survivre aux Aliens et aux Predators, tout simplement.

Le jeu propose 3 campagnes solo, dans lesquelles vous allez jouer l’un et l’autre tour à tour. Suivant la même histoire, bien entendu. 3 points de vue, donc, qui vont vous relater une nouvelle fois la quête de pouvoir, d’immortalité et la soif de connaissance de du professeur Weyland. Sur une planète éloignée, la firme Weyland-Yutani étudie toujours les « xenomorphes », les aliens. Et, pour le coup, tombant sur un temple Yautja, à savoir Predator, déclenche une série d’évènements pas spécialement sympathiques pour quiconque vit dans le coin : les aliens sont libérés et, du coup, les Predators débarquent pour faire le ménage.
Un scénario classique, bateau même, qui ressemble fortement à celui du premier film soit dit en passant.

screenVous pourrez finalement enquiller les trois campagnes l’une après l’autre, soit environ 10-12 heures de jeu. Environ 4-5 heures pour la campagne Marine, et environ 3-4 heures pour la campagne Predator et environ 2-3 heures pour la campagne Alien. Bien entendu, ce sont des « approximations » de durée. Rien ne sert de pester face à un jeu « trop court et trop facile » quand on a sélectionné une difficulté non adaptée à son niveau. Notez que vous pourrez également choisir d’alterner les missions, sautant d’une race à l’autre, histoire d’avoir une vision plus décousue mais plus chronologique. Il faudra juste s’adapter et se réadapter à la façon de jouer chaque personnage.

screenLe Marine, lui, propose par exemple un gameplay très classique. Des armes que l’on a déjà vu (flingue, grenades, mitrailleuse…), une lampe torche qui n’est jamais assez puissante à notre goût, surtout quand on se balade dans les couloirs sombres d’un bâtiment, et, surtout, le fameux radar qui vous « bipe » les créatures ennemies en vous affichant la distance qui vous en sépare. De quoi alimenter la parano, à chercher comme un malade dans tous les sens pour, finalement, voir débarquer l’alien sous vos yeux… parfois trop tard pour réagir.
Le Predator, lui, est plus furtif. Il fait des bonds de 4 mètres et peut se rendre « quasiment » invisible. Il utilise sa lance, ses mains, ou un disque qu’il lance pour tout découper sur son passage. Il pourra également récupérer un lance-missile ou des mines mais ces dernières, même si elles sont très efficaces, rendront inopérant le camouflage.
Enfin, l’Alien. Plus fragile, il est toutefois plus rapide et, surtout, se meut sur toutes les surfaces possibles et imaginables : sols, murs, plafonds. Il peut détecter les Predators, même camouflés, et adore surtout surprendre ses victimes, les attaquant souvent par derrière pour ne leur laisser aucune chance.

screenscreenscreen

screenHonnêtement, ces campagnes solo sont plutôt agréables. Mais elles m’ont déçu. Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : elles ne sont pas mauvaises. On enquille les missions les unes après les autres, sursautant parfois, tentant de survivre à tout prix, et retrouvant avec un plaisir non feint l’univers des Aliens et des Predators. Mais ça manque quand même de « peps ». La campagne Marine en est le plus flagrant exemple : on a rarement peur et le rythme est vraiment mal géré. L’action va souvent trop vite, on se déplace trop rapidement d’un point à un autre sans, finalement, avoir trop d’émotions fortes. Sincèrement, j’aurais préféré des passages dans de sombres couloirs plus longs, des aliens plus vicelards, un jeu d’ombres et de lumière plus poussé. De même, la campagne Predator manque de rebondissements et celle de l’alien, d’originalité et de longueur.
Déçu, donc. Et je pense que les férus de FPS risquent de l’être tout autant, voire plus, puisque la jouabilité est très classique. Finalement, elle est très orientée « grand public » et « consoles ».
Mais bon. Passée cette déception, j’avoue avoir quand même pris pas mal de plaisir à jouer ces trois campagnes, à dézinguer de l’alien, du Predator ou du Marine, selon la race incarnée.
Bref, on pourrait qualifier ce jeu solo de « bien sympa, mais pas inoubliable ».

screenA contrario, pour le coup, j’ai vraiment accroché au multi. Et là encore, je sais que bon nombre de joueurs habitués aux FPS ne vont pas être d’accord. Mais ce multi est, là encore, très « grand public ». Il offre un bon équilibre entre les races, pourvu que l’on arrive à les maîtriser. Mais surtout, il demande de jouer en équipe. Vraiment. Bon, à part pour le deathmatch solo. Mais pour la plupart des autres modes, il demande de l’organisation et de la coopération. Par exemple, envoyer deux Marine et un alien en « appât », et rabattre les ennemis dans une embuscade où se tiennent des Predator et des aliens, est carrément jouissif quand l’opération est bien menée. De la même sorte, le mode infestation, dans lequel un joueur joue l’alien et les autres des Marines, chaque Marine étant tué par l’alien se transformant en alien à son tour, nécessite une parfaite entente et communication. Le premier qui se la joue solo et qui tente de poursuivre l’alien court à sa perte, provocant souvent rapidement la perte de tout le groupe. Mais là encore, j’ai pu jouer quelques parties « intelligentes » avec des joueurs qui savaient rester à leur place et faire passer la survie du groupe avant leur propre gloire.
En fait, le multi demande des notions de jeu qui sont rarement utilisées, quoi qu’on en dise, dans la plupart des autres jeux. Et les habitués, souvent « persos », risquent donc de ne pas y trouver leur compte et de ne pas forcément accrocher.
Mais grâce à ses nombreux modes de jeu et ses multiples options, le jeu en ligne offre vraiment des parties sympathiques, dans des niveaux plutôt bien foutus.
De quoi ravir les joueurs qui ne passent pas forcément tout leur temps sur le jeu en ligne, mais qui aiment pourtant en profiter de temps en temps.

Au final, donc, cet Aliens vs Predator est un bon petit jeu. Très imparfait, certes, mais pas si mauvais que ça. Il assure le minimum par rapport à ce que l’on pouvait espérer, mais pour le coup, ce minimum suffit quand même à notre plaisir.
Reste deux bémols, finalement : c’est vraiment un jeu consoles, et les joueurs PC risquent de ne pas trouver leur bonheur, et c’est un jeu destiné à un large public, donc pas spécialement pointu dans son approche de « gameplay », et les habitués des FPS risquent de rester sur leur faim.

 

 
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Aliens vs Predator (PC/Xbox 360/PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Sega

Développeur : Rebellion

PEGI : 18+

Prix : 70 € (consoles), 55 € (PC)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

 

 

Images du jeu Aliens vs Predator (PC/Xbox 360/PS3) :

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