Mario Strikers: Battle League Football (Nintendo Switch)

 

Publié le Vendredi 17 juin 2022 à 12:00:00 par Vincent Cordovado

 

Mario Strikers Battle League Football (Nintendo Switch)

Le ballon dort ?

imageMario, c’est un peu le sportif « couteau suisse ». Pilote de kart, tennisman, basketteur, sprinteur, golfeur, j’en passe et j’en oublie, c’est vraiment l’athlète vidéoludique le plus complet malgré un physique plus proche de celui du père Noël que d’un sportif. Et pour le coup, c’est également un excellent joueur de football et c’est ce qu’il va nous démontrer dans ce Mario Strikers: Battle League Football, le nouvel opus d’une série qui était restée aux vestiaires depuis 2007. Est-ce que ce nouveau volet propose un jeu suffisamment musclé pour s’imposer comme LE jeu multijoueurs sur console de cet été ou mérite-t-il le carton jaune ?

Pour les néophytes, un bref rappel de ce qu'est un Mario Strikers. On est bien sur un jeu de football, mais un jeu de foot à la sauce Mario. Comprenez par là qu'on retrouve bien les bases de ce sport, avec les passes, tirs, tacles, dribbles et autres lobs et qu'on doit marquer le plus de but possibles, mais la comparaison s'arrête là. Ici, c'est du 5 contre 5, sur des terrains plus petits. Il n'y a pas d'arbitre, donc pas de faute, pas de coup franc, pas de pénalties et on peut tacler comme un gros bourrin. Il n'y a d'ailleurs pas de touche, ni de corner. En gros, il n'y a rien qui puisse venir couper l'action des parties survoltées que propose ce Mario Strikers: Battle League Football.

De ce côté-là, ce Mario Strikers Battle League Football est une franche réussite. Chaque match est un concentré de fun et d’action, où la moindre seconde de relâchement peut vous faire perdre. Les retournements de situation sont légions et il n’est pas rare de marquer vraiment à la toute dernière seconde.

imageCe Mario Strikers propose une gameplay à la fois facile à prendre en main, car très arcade, mais pourtant complexe à maîtriser, car riche en subtilités.

En effet, que ce soit les passes, les tirs, les tacles ou les dribbles, tout est un question de timing. Déclencher l’action à la bonne frame et c’est le meilleur moyen d’obtenir un avantage en réalisant une passe ou une frappe parfaite. Et c’est véritablement cette bonne gestion du timing qui fera, en bonne partie, la différence avec les autres joueurs.

Une autre manière de prendre l'avantage est de correctement gérer certaines fonctionnalités manuellement. Comme les passes qui, si elles peuvent être faite de manière totalement automatique, sont loins d'être optimales, alors que les gérer vous-même vous permettra d'exploiter les espaces et de créer des décalages. Dans le même genre, passer d'un personnage à l'autre peut être fait de manière automatique, mais vous vous rendrez compte assez rapidement que le mieux reste de gérer cela manuellement. Très clairement, c’est indispensable pour espérer tenir le choc dans le niveau de difficulté le plus élevé et surtout contre les joueurs en ligne.


imageGlobalement, les joueurs ayant joué aux précédents volets seront en terrain connu, bien qu'on ait droit, quand même, à de nouvelles subtilités. En effet, si l'on peut tout à fait défoncer un adversaire avant même qu'il récupère la balle, on peut maintenant taper un coéquipier pour que celui-ci pousse lui-même l'adversaire. Bien pratique lorsqu'on est un peu court sur un marquage. Mais attention, il est possible d'esquiver les tacles, ce qui offrira, lorsque c'est réussi, un boost d'accélération bien pratique.

Une autre nouveauté, et pas des moindres, est que maintenant, on peut constituer son équipe à notre guise. Dans le dernier volet, seul le capitaine était un personnage important. Dans ce Mario Strikers, on a la possibilité de choisir chaque membre de son équipe, excepté le gardien qui reste toujours Boum Boum. On a droit à une dizaine de personnages de la franchise : Mario donc, Luigi, Bowser, Peach, Harmonie, Donkey-Kong, Toad, Yoshi, Wario et Waluigi. Chacun ayant ses propres statistiques qui influent sur les passes, tirs, etc... et qu'on peut modifier via l'utilisation d'équipements.

imageHistoire de faire varier encore plus les plaisirs, on retrouvre les power-up, marque de fabrique de la série, qui viennent pimenter l’action : Bob-omb, champignons, carapaces vertes ou rouges, bananes et même étoiles. De quoi tenter de rééquilibrer une partie où vous vous feriez un peu trop exploser.

De même, en récupérant une orbe, on peut déclencher une Hyper frappe dont la réussite dépendra, là encore, du timing. En arrêtant deux fois le curseur dans la bonne zone, vous êtes sûr de marquer. Si jamais vous n'arrêtez pas le curseur où il faut, tout n'est pas perdu, le gardien ne les arrête pas à chaque fois. Du moins en normal ou si le joueur adverse n'appuie pas assez sur A. Outre le fait de délencher une superbe cinématique, propre à chaque personnage, si ça rentre, votre but en vaudra deux.

Bref, c'est hyper riche, varié et pour le coup, très technique. Et même si ça ressemble un peu à un joyeux bordel, c'est très tactique. Fort heureusement, le jeu propose un mode entraînement bien utile pour découvrir toute la variété du gameplay. Très clairement, ce Mario Strikers Battle League Football est une petite réussite manette en main et il conviendra aussi bien aux joueurs occasionnels qu'aux gros joueurs.

Reste qu'il y a quand même quelques bricoles qui, je l'espère, seront corrigées par la suite. Comme l'affichage qui gagnerait à être plus accentué afin de voir plus facilement qui appartient à quelle équipe. Mais surtout, ce qu'il faudrait revoir, c'est la gestion manuelle de sélection des joueurs. C'est vraiment le point qui m'a fait criser. En mode Galactique, le niveau de difficulté le plus élevé, il est primordial d'être hyper réactif et ça m'est arrivé un bon paquet de fois de pester parce qu'il fallait que j'appuie 3 fois pour avoir le bon personnage. Vu qu'on dirige 4 personnages, un raccourci via la croix directionnelle serait plus que bienvenue.

imageSi le gameplay est, comme on dit, "aux petits oignons", c'est un peu la douche froide d'après match, en terme de contenu. Notamment si vous ne prévoyez pas d'y jouer en ligne. 

On a droit à un mode "Match libre", jouable jusqu'à 8 en local, où l'on peut configurer l'utilisation des objets et des Hyper frappes, le mode entrainement, dont je vous ai déjà parlé et le mode "Coupes".

Ce dernier propose 6 coupes en mode normal puis ces 6 mêmes coupes en mode Galactique. Si le mode normal ne sera qu'une formalité, la suite risque de s'avérer beaucoup, beaucoup plus compliquée en mode Galactique, où la moindre seconde d'inattention se paie cash.

Chaque coupe a un fonctionnement assez simple qui vous permet, quand même, de vous planter. En gros, même si vous perdez le premier match, vous continuez dans le championnat des perdants. Le revers de la médaille est que si vous arrivez en final, vous devez vaincre le finaliste 2 fois. Et si jamais vous êtes éliminés, vous aurez toujours la possibilité de lâcher quelques centaines de pièces pour retenter votre chance. Mais chaque tentative coûte de plus en plus chère.

imageEt... c'est tout pour le mode solo.

Clairement, c'est un peu chiche. Mario Tennis et Golf proposaient un mode scénario qui faisait office de gros tutoriel de cinq à dix heures selon le jeu. Ici, rien. Et donc autant vous dire que si vous n'avez pas de potes sous la main et pas d'abonnement au Switch Online, vous allez vite en faire le tour. Certes, il y a bien la possibilité d'acheter tous les équipements de chacun des personnages, mais c'est loin d'être super intéressant comme objectif.

En revanche, pour ceux qui jouent en ligne, la durée de vie est, bien entendu, liée à votre appétence pour la compétition.

Le "Club Strikers" vous permet de créer votre propre équipe. Vous choisissez votre club, votre maillot, votre logo, votre stade, et c'est partie pour vous mesurer aux autres équipes du monde entier. Jouable sous forme de saison, on se tire la bourre pour savoir qui va monter ou descendre de division et on gagne des jetons pour améliorer notre stade. Cerise sur le gâteau, on peut jouer à ce mode entre potes puisque chaque club peut accueillir 20 membres. Globalement, la qualité du réseau est très correcte. J'ai personnellement eu quelques ralentissements, mais rien de très méchant.

Graphiquement, le titre s'en sort très bien que ce soit en mode portable ou docké. C'est relativement fluide, avec quand même quelques ralentissements parfois, mais rien de dramatique, ni de dérangeant et c'est assez peu fréquent. C'est bien animé et agréable à regarder, avec une mention spéciale pour les Hyper frappes ou les célébrations, bien rigolotes. L'enrobage sonore n'est pas en reste, avec des musiques rock qui tranchent avec les musiques habituelles de l'univers de Mario.
 
Mario Strikers : Battle League Football offre une prestation en demi-teinte. S'il propose une prise en main simple et efficace et un gameplay à deux vitesses, pour convenir à tous les types de joueur, c'est vraiment dans son contenu qu'il peach (haha). C'est clairement le service minimum, que ce soit en termes de personnages, de stades ou de modes. Personnellement, je regrette ce manque de variété mais je ne doute pas qu'il va prendre en épaisseur, avec l'arrivée de nouveaux contenus, au fil du temps. Reste que si on ne regarde que la partie match, c'est hyper fun, technique et on s'éclate bien. Et c'est presque le principal.

Pour ceux qui veulent voir le titre en action, c'est par ici que ça se passe :
 

 

 
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Mario Strikers: Battle League Football (Nintendo Switch)

Plateformes : Switch

Editeur : Nintendo

Développeur : Next Level Games

PEGI : 7+

Prix : 59,99 €

Aller sur le site officiel

Mario Strikers: Battle League Football (Nintendo Switch)

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