Transport Fever 2 Console Edition (Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

 

Publié le Mardi 11 avril 2023 à 12:00:00 par Matis Duperray

 

Test Transport Fever 2 Console Edition (Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

Une affaire qui roule !

imageTransport Fever 2 est un jeu de gestion qui plonge le joueur à la tête de l’industrie des transports. A travers différentes époques, il doit apprendre à développer efficacement son réseau pour assurer la pérennité des villes et industries présentes sur la carte.

Transport Fever 2 est développé par Urban Games, qui continue de développer la licence après le succès de son prédécesseur, et est édité par Good Shepherd Entertainment, à qui l’on devait déjà le premier opus, ainsi que d’autres titres comme John Wick Hex, Where the Water taste like Wine, ou encore le prochain jeu Hellboy Web of Wyrd.
Le jeu, initialement sorti sur PC le 11 décembre 2019, soit juste avant l’air sombre du confinement, se voit aujourd’hui doté d’une édition Deluxe sortie le 9 Mars 2023, ainsi que d’une adaptation console.
Mais alors que vaut Transport Fever 2, et qu’en est-il de son adaptation console ?

L’objectif est simple. S’assurer de la pérennité financière de son empire routier, ferroviaire, maritime, et même, aérien. Le joueur doit alors s’assurer que les marchandises des industries présentes sur la carte, ainsi que les simples voyageurs sont bien acheminés en temps et en heure aux lieux où ils doivent se rendre, et ainsi assurer le développement des villes alentour. Car c’est là le principal levier de progression financière. Des villes satisfaites en besoin signifient des villes qui se développent, qui grandissent, et dont les demandes augmentent.

Transport Fever 2 propose un mode campagne, qui fait en réalité office de tutoriel géant, et qui a pour mérite d'emmener les joueurs à travers les époques importantes de l’histoire des transports. On apprend alors pas à pas les différentes mécaniques du jeu, sans risquer la banqueroute. Le rythme est assez bon, en proposant même de courts objectifs secondaires dans les quelques moments de creux. Le seul petit regret que l’on pourrait exprimer, c’est l’absence d’introduction des enjeux financiers dans ce début de campagne. Le portemonnaie étant égal au PIB d’un pays, il est dur de prendre en compte les enjeux qui pourraient freiner la progression dans le mode libre.


imageCar oui, il existe également un mode jeu libre, qui se veut selon moi être le cœur de l’expérience du jeu. On se retrouve sans aucune infrastructure dans un monde sauvage où chaque ville est isolée, livrée à elle-même. Il ne tient alors qu'à nous de remettre tout ça sur les rails !

Penchons-nous rapidement sur le gameplay. Au lancement d’une partie, le joueur se retrouve sur une carte présentant de nombreuses industries et quelques villes. Chaque industrie produit une ressource, à l’aide d’une matière première ou non, et les villes ont des besoins spécifiques en ressources pour se développer. En plus de cela, les gens voudront voyager, et demanderons des infrastructures liées au transport civil intra, et extra muros.

On dispose alors de quatre axes pour développer son réseau : les routes classiques, ainsi que les voies ferrées, maritimes et aériennes. En construisant les bâtiments associés, on peut créer des lignes spécifiques, et assigné des véhicules qui feront le trajet demandé.

imageMais pour cela, il faudra passer une épreuve terrible : prendre en main le controller ! Hé oui, car autant au clavier et à la souris, ce genre de caméra peut être très agréable à utiliser, mais de vous à moi, la manette n’a pas été conçue pour ce genre d’expérience. A moins d’être un habitué de ce genre de jeu console, il vous faudra un temps d’adaptation avant de prendre en main la caméra. Cependant, une fois les bons réflexes intégrés, le problème disparaît de lui-même. Il reste néanmoins parfois complexe de réaliser certaines actions de précision, comme sélectionner un avion dans le ciel.
Le problème qui, lui, à plus de mal à passer, c’est l’adaptation de l’interface à un support manette. Certaines options sont difficiles à atteindre, ou la manière de le faire n’est pas très claire. Parfois, on a du mal à naviguer dans certains menus, sans parler du fait de renommer les éléments de jeu, ce qui devient un vrai calvaire quand on commence à avoir un réseau un peu plus développé.

Maintenant que les problèmes du support manette sont réglés, intéressons-nous à la construction, qui s’avère étonnamment complète. On peut construire des gares et des aéroports, des voies ferrées, et même des éléments de signalisations, qui s'avèrent très utiles pour progresser dans le jeu. Cependant, on regrettera un manque de clarté sur le coût de certaines constructions. Celui-ci variant énormément en fonction du terrain, il est très dur d’estimer le prix que coûtera un bâtiment ou une ligne de chemin de fer. La manière de placer les rails est également assez dure à prendre en main, même après la campagne. Il arrive parfois qu’un train ne circule pas parce qu’on a mal relié le chemin à un endroit.
Une fois son chemin construit, on peut alors créer une “ligne”. C’est le nerf de la guerre. Chaque ligne regroupe plusieurs destinations, et c’est sur celles-ci que les véhicules circuleront.

imageimageimage

imagePlus la partie avance, plus il y a de lignes. Beaucoup, beaucoup de lignes. C’est dans ces moments-là que l’on regrette qu’il soit si pénible de les renommer à la manette. Il faudra savoir s’y prendre tôt dans le jeu, afin d’organiser tout cela de manière efficace, et ne pas se retrouver perdu au bout de quelques heures de jeu. Et enfin, ceux sans qui tout cela ne serait possible, les véhicules. Et mon dieu, tant de véhicules ! Des petits, des grands, des rouges, des bleus, y’en a plein ! Chaque véhicule (ou wagon pour les trains) est conçu pour transporter un certain type de marchandise en certaines quantités. On apprécie d'ailleurs la pertinence de laisser au joueur la possibilité de composer son train wagon par wagon, plutôt que de lui imposer des structures préétablies. Les véhicules s’accompagnent également d’une durée de vie, système qui s’avère très ennuyeux, car très mal introduit. De toute façon, je n’ai jamais aimé l’entretien. Finalement, c’est un plaisir de voir évoluer les véhicules sur ses lignes, de les voir charger et décharger les marchandises et de se dire « ça, c’est une affaire qui roule ! ».

Le jeu propose également une flopée de menus annexes à l’utilité douteuse, que je n’ai pas eu besoin de regarder pour avancer dans ma partie. On note quand même qu’il est possible de construire un ranch sur la carte, qui sert de “maison” pour ce qui devrait être l’incarnation du joueur.

imageMais assez rigolé, il est temps de se plaindre un peu, pour la forme. Le jeu est plutôt beau, même si on regrette l’absence d’environnement au-delà de la carte, qui ne manquera pas de renforcer les convictions de tous les platistes qui nous lisent. Cependant, il existe des problèmes d’optimisation lorsque la caméra s’approche du sol, notamment des forêts. Chose assez étonnante, compte tenu que j’ai testé Transport Fever 2 sur la PS5. C’est assez mineur, mais assez rare sur ce support pour le signaler. Avant de conclure, faisons un dernier point rapide sur le Sound Design. La musique du jeu est entraînante, mais parfois, et croyez-moi, c’est assez rare que je dise ça, certaines pistes peuvent sembler un peu étonnantes, voire burlesques. Cependant, d’autres sont plus sympathiques, et mention spéciale à la campagne, qui adapte sa bande son au pays où se déroulent les événements. J’ajouterai qu’il est important de baisser le son de sa télé avant de lancer Transport Fever 2, au risque de démarrer une guerre de voisinage.

Bon, Transport Fever 2, c’est cool. Le jeu n’est pas excessivement dur, et malgré les quelques défauts cités, on passe un bon moment. Cependant, il existe certaines longueurs dans le gameplay, et on en a rapidement fait le tour. Une fois le principe de base compris, le reste du jeu se résume à répéter la manœuvre avec d'autres chaînes de production, ou de moderniser celles qui existent déjà. C’est pour cela que la durée de vie de ce jeu risque de peu s’étendre en dehors de la campagne. Si vous êtes mordus de jeu de gestion, Transport Fever 2 en est un excellent choix, que vous débutiez ou non. Le prix d’une trentaine d’euros semble raisonnable pour le produit final, bien qu’un supplément de 10€ pour la version console ne soit absolument pas légitime.

Bon voyage !

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Transport Fever 2 Console Edition (Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

Plateformes : Xbox One - PS4 - PS5 - Xbox Series

Editeur : Urban Games

Développeur : Good Shepherd Entertainment

PEGI : 3+

Prix : 49,99 €

Transport Fever 2 Console Edition (Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

0