Tomb Raider : Underworld (PS3/Xbox 360)

 

Publié le Mercredi 3 décembre 2008 à 12:54:25 par Cedric Gasperini

 

Tomb Raider : Underworld (PS3/Xbox 360)

Du papier Croft ?

Fantasme pour de nombreux joueurs, Lara Croft l'est également pour Pierre. Il a grâce à elle connu ses premiers émois sexuels vidéoludiques. Voire ses premiers émois sexuels tout court. Et c'est à un point tel que, lorsqu'il a appris que je me réservais le test de ce nouvel épisode, il a couru chez son revendeur préféré, a attrapé une version PC du jeu, est reparti sans payer, a semé la Police et a décidé d'en faire un second test. Qu'il fera paraître un peu plus tard dans la semaine, sans doute, et dans lequel il pourra vous parler en long en large et en travers des attributs imposants et rebondis de l'héroïne virtuelle.
 
Voilà donc le huitième épisode de Tomb Raider, intitulé Underworld. A ce sujet, Pierre est d'ailleurs bêtement tatillon. Pour lui, c'est le neuvième. Sauf que non, Pierre, Anniversary n'est pas considéré comme le huitième opus mais juste une resucée du premier, une sorte de « tiré à part », si l'on peut utiliser l'expression « tiré à part » avec Lara Croft. Bref. L'héroïne la plus célèbre et la plus plantureuse du jeu vidéo est de retour. Et elle fait grandement parler d'elle. A tort ou à raison, là est la question.

Tout commence par l'explosion du Manoir des Croft. Et là, forcément, ça craint. Parce que vous êtes en plein milieu. Et que vous vous retrouvez dans des couloirs enflammés, les murs et les plafonds s'écroulant autour de vous. Vous ne faites ni une ni deux, ni même trois ou quatre d'ailleurs, et vous partez à l'aventure pour sortir de cette fournaise. De quoi vous apprendre quelques rudiments comme « je cours, je saute, je me baisse », bref les mouvements de base. Sans parler du grappin qui vous aidera à vous hisser ou à tirer des choses inaccessibles. Si l'on peut utiliser l'expression « tirer des choses inaccessibles » avec Lara Croft. Et puis au moment de sortir de là, vous tombez nez à nez avec vos amis qui' vous tirent dessus. Hein ' Quoi ' Pourquoi ' Comment ' C'est ce que l'on va découvrir.

Flash Back. Quelques semaines auparavant. Lara est sur son yacht. Elle fait de la plongée à la recherche d'artefacts. Parce que son père a disparu dans le coin en cherchant des trucs, parce que sa mère ne serait peut-être pas morte comme on l'avait cru' bref, une histoire légèrement décousue, mal présentée, mais on s'en fout un peu. On serait prêt à tout lui pardonner, à Lara Croft, à partir du moment où on la voit en combi moulante agiter son petit cul dans l'eau. Reste que, bon, soyons honnêtes : il y a quand même des trucs passablement gonflants. Que l'on soit dans un jeu d'action/aventure, c'est une chose. Que l'on en bâcle la réalité, c'en est une autre. Par exemple, Lara plonge' sans bouteille ni palmes. Oh, quand on la regarde, elle a bien le détendeur pour respirer' mais pas de bouteille. Alors vous me direz que c'est un détail. Certes. Mais ce sont les détails qui font les bons jeux. Comme le coup de se faire attaquer par des requins. C'est bien. Ça rajoute (inutilement) de l'action, d'autant plus qu'il faut tirer vingt fois sur ces saletés de poissons pour qu'ils crèvent, mais bon, on rappelle aux développeurs qu'un requin, ça n'attaque qu'exceptionnellement les plongeurs. Enfin bon' Ou alors lorsqu'un cargo coule, son petit yacht à dix mètres de là, qui ne remue pas même une quille et avec lequel elle repart. Un gros bateau qui coule crée un courant vers le fond qui entraîne tout ce qui se trouve autour de lui. Demandez aux passagers du Titanic, tiens. Un détail, certes, encore un détail' mais j'ai horreur qu'on les bâcle, les détails.

De cavernes suintantes et manquant cruellement de lumière en jungle luxuriante, en passant par le manoir des Croft ou une île glacée, Lara va une nouvelle fois parcourir le monde. Et nous avec. Et avec plaisir. Du moins visuel. Parce que ce Tomb Raider : Underworld, sans non plus être une tuerie, est plutôt joli. De beaux effets d'eau, de beaux effets de lumière, on évolue dans des décors assez sympathiques. On regrettera que certains intérieurs soient parfois si sombres, à tel point que cela en gêne la progression, mais bon, rien non plus de catastrophique. Plus mitigé, par contre, sera mon avis sur l'animation. Oh, celle de Lara a été soignée, certes. Elle ondule avec grâce et légèreté, sautant et virevoltant dans des endroits à se faire faire dessus un Yamakasi. Mais les ennemis ou les animaux manquent de soin et de fluidité question animation. Bon, d'un autre côté, on en croise assez peu. Quoi que le passage sur le cargo, à dégommer du malotru à tour de bras n'est pas une sinécure, vu qu'en plus d'être moyennement animés, ils ont une IA pitoyable. De toute manière, grosso modo, les combats sont ratés et inintéressants.

Le gameplay est ce qu'il est. A la Lara Croft. On regrettera toutefois que les chemins à prendre soient si clairement désignés. Non pas que l'évidence de ce chemin à prendre est critiquable, mais d'un point de vue graphique, ils sont si clairement marqués que cela en est un peu « too much » question design global. Notez que si d'aventure vous restez bloqué, le PDA de Lara a l'option « aide » intégrée' Ce gameplay est toutefois entaché de bugs, avec quelques foirés, notamment en raison de gestions de collision parfois foireuse, à butter sur des cailloux ou des affleurements rocheux' Ajoutez une caméra bien pourrie qui ira jusqu'à réellement vous gonfler à certains moments et vous aurez au final un « peut largement mieux faire ». Surtout quand en face, on a la concurrence d'un Prince of Persia...

Bon. Au final, ce Tomb Raider : Underworld est toutefois sympathique. Pas inoubliable, loin de là, mais sympa. Notamment grâce à ses grands environnements à parcourir de haut en bas et de bas en haut, de droite à gauche et de gauche à droite, d'avant en arrière et j'avance et je recule, comment veux-tu, comment veux-tu que' euh' voilà quoi. Sympa, bonne ambiance. Par contre, doté d'un scénar pourri et d'un manque évident de liant dans l'histoire, on a un peu l'impression de se taper juste des sautillements dans différents coins du globe sans vraiment comprendre pourquoi. On aurait aimé un peu plus de profondeur. Et quand au physique de Lara Croft, puisqu'il change d'épisode en épisode, je trouve personnellement que plus ça va' plus elle ressemble à Angelina Jolie.

 

 
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Tomb Raider : Underworld (PS3/Xbox 360)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Eidos

Développeur : Crystal Dynamics

PEGI : 16+

Prix : Xbox 360 : 65€ - PS3 : 70€ - PC/Wii : 50€ - DS/PS2 : 40€

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