Resistance 2 (PS3)

 

Publié le Mercredi 26 novembre 2008 à 12:00:01 par Cedric Gasperini

 

Resistance 2 (PS3)

Papy n'en fait finalement plus du tout...

De toute manière, je suis anti-PS3, je hais Sony et je suis à la solde de Microsoft. Tiens, ils me versent même une allocation chaque mois pour que je me moque de leur concurrent. Sony ça pue, Microsoft c'est trop de la balle. Voilà. Comme ça c'est fait. Bien entendu que ce n'est pas vrai, mais les mous du bulbe et les handicapés de l'intelligence, les sales types qui hantent le net pour y imposer leur imbécilité crasse me lâcheront peut-être la grappe si je leur coupe l'herbe sous le pied. Et pourtant. Dieu sait si je l'aime bien, cette PS3. Dieu sait si personnellement, je m'en sers. Tous les jours, quasiment. Et finalement, aujourd'hui, j'y teste plus de jeux que sur 360. Notamment pour une raison de bruit.

Seulement voilà. Ce n'est pas parce que c'est la PS3, que tous ses jeux sont bons. Ce n'est pas parce que Resistance 2 est exclusif à la console de Sony que forcément, je dois l'encenser parce que tu comprends, si c'est exclusif, c'est forcément top moumoute. Quand on dit que Gears of War 2 est une tuerie, c'est parce que c'est une tuerie. Point barre. Ce n'est pas parce qu'il est exclusif à la 360. Il serait porté sur PS3 que ce serait toujours une tuerie. Pour peu qu'il soit aussi beau, aussi bon. Mais ça, c'est peut-être un peu trop intelligent, comme état d'esprit, pour tous les mous du bulbe qui hantent la toile à la recherche de la toute puissance de leur console préférée. E

n attendant, Resistance 2 n'est pas une tuerie. Loin de là. Et voici mes conclusions.

Vous êtes Nathan Hale. Vous avez bravement combattu les Chimères, ces humains transformés par un virus en bêtes sanguinaires. Après votre périple anglais, vous êtes le seul survivant de votre unité. Pas de bol. Vous êtes récupéré par des alliés en hélico. Ça c'est du bol. Sauf que l'hélico est abattu par les Chimères. Pas de bol. Vous survivez. Ça c'est du bol. Et c'est reparti pour une nouvelle guerre. Pas de bol. D'autant plus que vous avez été infecté par le virus. Pas de bol. Mais coup de bol, vous résistez plutôt bien et un doc a trouvé une substance inhibitrice. Sauf qu'il faut se l'injecter toutes les 19 heures' Suivant un scénario décousu et pas forcément très inspiré, vous allez être balloté de niveau en niveau, de lieu en lieu. De complexes en ville, de souterrain en marais' mais rien d'inoubliable. Loin de là.
Le level design du jeu est catastrophique. D'une linéarité affligeante, il vous enferme sans cesse dans des couloirs oppressants. Et quand bien même les plafonds sont hauts, quand bien même vous êtes dans un hangar, quand bien même vous êtes dans la jungle ou dans un lieu en extérieur, l'impression de progresser dans un couloir demeure : un seul passage, un mouvement ultra-restreint' c'est vraiment, vraiment, vraiment lourd.

L'exemple type est lorsque vous retournez dans le complexe souterrain récupérer les vaccins. Une fois récupérés, vous ne pourrez pas passer par le même chemin qu'à l'aller. Je veux dire, le type, il ne connait pas les lieux. Pour ressortir de là, le plus intelligent est de revenir sur ses pas, non ' D'autant plus que c'était super court pour y parvenir (alors que vous veniez d'en sortir et aviez fait 10 fois plus de chemin, mais bon). Ben non. Toujours progresser devant soi, dans des couloirs, sans forcément que ce soit super logique. Alors vous me direz que Call of Duty est tout aussi directif. Oui et non.
Dans COD, on n'a pas cette impression d'étouffer. Et on a tout de même un peu plus de liberté. Les « couloirs de progression » sont un poil plus grands.

Graphiquement parlant, par contre, je dois avouer être sous le charme. Autant le premier Resistance m'avait vraiment laissé de marbre, autant celui est réussi. C'est beau. C'est bien foutu. C'est détaillé. Ça manque certes de souplesse et de réalisme au niveau des mouvements des Chimères, mais l'ensemble reste vraiment séduisant. Les herbes ne ressemblent plus à un amas de pixels. Les explosions dépotent bien. Les effets de fumée sont réussis. Ceux des explosions itou. Alors bon, question ambiance, même lorsque vous êtes sous le feu ennemi, feu nourri s'il en est, on reste tout de même loin d'un' euh' Call of Duty, pour le citer encore. Très loin. Et si certains passages sont particulièrement mous et pas spécialement inspirés (le complexe souterrain, le combat avec le poulpe géant' en fait, tout le début), d'autres sont plus tendus, plus prenants. Comme la promenade dans la jungle, par exemple.
Notons enfin que le jeu est plus facile que le premier épisode. La campagne solo est donc tout sauf passionnante. Sans être catastrophique non plus, elle n'a pas de pêche, pas d'ingéniosité, pas de fun. Elle est plate et pêche par son manque total d'ambition. Heureusement, Resistance 2 a son multi. Le jeu en coop, tout d'abord. Vous jouez un Spectre (3 classes disponibles : Soldat, Commando, Doc, que l'on peut changer en cours de jeu). L'histoire est sensiblement différente de celle du mode solo. Bon. Ça reste ultra-dirigiste et pas forcément inoubliable non plus, mais c'est quand même bien plus sympathique.
Le mode multi classique, lui, est monstrueux dans ses chiffres : on s'affronte à 60 joueurs dans des maps monstrueuses. Deathmatch, Capture the flag, en solo ou en équipe, mais aussi escarmouche (avec objectifs). Les joueurs sont répartis en escouades. Chacune ayant son escouade rivale chez l'ennemi, quand bien même toutes les escouades finiront par se coller sur la tronche. C'est classique, c'est relativement fluide (peu de lag observé) et surtout, jouer à 60 est tout à fait monstrueux.

Pour conclure, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : Resistance 2 n'est pas un mauvais jeu. Du tout. C'est beau, sympa à jouer, bref on prend du plaisir. Seulement c'est loin, très loin d'être le jeu idéal, la crème du genre. Dans la catégorie FPS, finalement, on lui préfèrera' euh' Call of Duty : World at War. Et non, je n'en fais pas la promo parce que chez Activision, ce sont des potes. Parce que chez Sony, ce sont des potes tout autant. Ou on lui préfèrera Far Cry 2, si vous préférez. Ah oui mais là chez Ubi, ce sont des super potes. Mince. Euh' on lui préfèrera Bioshock alors' ah non, là encore ce sont des potes' Oui bon, ben zut. Soit vous êtes débiles, soit vous avez compris : Resistance 2 n'est pas à la hauteur des meilleurs de ses concurrents. Tout en réaffirmant qu'il est sympa, quoi. Mais loin d'être inoubliable.

 

 
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Resistance 2 (PS3)

Plateformes : PS3

Editeur : Sony

Développeur : Insomniac

PEGI : 18+

Prix : 60€

Aller sur le site officiel

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