Midnight Club : Los Angeles (PS3/Xbox 360)

 

Publié le Lundi 17 novembre 2008 à 13:52:23 par Gizmo

 

Test : Midnight Club : Los Angeles (PS3/Xbox 360)

De quoi se sentir pousser des ailes ?

Soyons honnêtes : Avec Burnout Paradise, Criterion et EA ont placé la barre haute. Très haute. Extrêmement haute. A tel point qu'aujourd'hui, on ne peut plus regarder les jeux de courses de la même manière. Personnellement, j'ai toujours été fan de la série Burnout. Et pour moi elle supplante toutes les autres. Voilà de quoi vous donner une bonne indication quant à ce que j'attends d'un jeu de courses et adapter ce test selon vos propres goûts.
La concurrence ne baisse donc pas les bras et tente de détrôner le maître. Midnight Club : Los Angeles débarque donc sur nos consoles. PS3 et Xbox 360. Comme son nom l'indique, vous allez déambuler dans les rues de La cité des Anges. En guise d'ailes, vous poserez votre imposant postérieur sur des bolides. Trois sont disponibles dès le début du jeu. Une vieille Golf GTI, une Nissan 240 SX et une Volkswagen Scirocco. Pas de quoi crier à l'extase avec ces modèles antédiluviens, mais vous devrez faire vos preuves avec.
C'est à ce prix que, plus tard, vous pourrez vous pavaner au volant d'une Murcielago, made in Lamborghini, par exemple. Quelques motos sont également disponibles. Pas assez cependant à mon goût. 3 disponibles (2 Ducati et une Kawazaki) contre 43 voitures (Mitsubishi, Mazda, Ford, Nissan, Audi, Mercedes, Chevrolet et les autres)

Suivant un scénario malheureusement bateau et sans intérêt, Midnight Club : Los Angeles vous met dans les bottes d'un type fraîchement débarqué en ville. Il va falloir vous construire une réputation de pilote de la mort qui tue, en participant à des épreuves. Et roule ma poule. Pour l'occasion, L.A. a été particulièrement bien modélisée. Intelligemment modélisée, devrait-on dire. Si on reconnait les bâtiments ou lieux célèbres (Convention Center, Hollywood, Sunset Boulevard, Santa Monica, Beverly Hills'), les routes ont été subtilement et légèrement modifiées pour s'adapter à la conduite rapide. D'ailleurs, le graphisme est un point fort du jeu. C'est plutôt joli, et l'impression de vitesse est plutôt bien rendue.
La ville est bien animée, que ce soit avec d'autres véhicules ou des piétons (impossible à renverser, malheureusement ' moi psychopathe ' Naaaaan). Le jeu suit d'ailleurs un cycle jour/nuit qui permet de voir la ville évoluer, tant au niveau de ses couleurs, qu'au niveau de sa fréquentation.
Participer à des courses, aller d'un point A à un point B, des duels, livrer une bagnole' les missions sont nombreuses, mais pas forcément ultra variées. C'est un peu dommage, d'ailleurs. Le plus gros challenge, finalement, vient des flics. Nombreux, collants comme des morpions, ils ne vous lâcheront pas d'un poil. Vous aurez toutes les peines du monde à les semer' Le résultat se révèle plutôt sympa, d'ailleurs, offrant une difficulté supplémentaire. Cela dit, le jeu n'en avait pas forcément besoin : il est particulièrement dur. La faute à une IA un poil trop performante et à un mode du « les premiers ne distanceront jamais complètement les suivants ».
Un truc qui a d'ailleurs tendance à grave me mettre les nerfs. Si vous êtes devant, les poursuivants vous colleront au train, ne faisant que rarement des erreurs. Si vous êtes derrière, les adversaires seront comme à vous attendre' c'est d'un lourd' Malgré tout, les courses restent agréables, bien pêchues, bien ardues. Du tout bon. On applaudira aussi le tuning et les possibilités d'équipement et de customisation de sa voiture. Si lors d'une partie en ligne (jusqu'à 16), vous voyez une bagnole immonde, genre rose et verte fluo, avec des pointes de jaune et de bleu, ce sera moi. Vi, vi. Il y a de quoi se faire plaisir et de quoi venir concurrencer juste ce qu'il faut la série des Need For Speed.
Le multi, d'ailleurs, est assez sympa et varié. On arrêtera toutefois d'applaudir quand il s'agit de la déformation des bagnoles après un crash. On n'en demandait pas forcément autant que dans Burnout, mais là, c'est à la limite du ridicule tellement ça manque de réalisme. Au final, toutefois, ce Midnight Club : Los Angeles est plutôt un bon jeu de caisse. Sympa à prendre en mains, malgré une conduite un peu rigide qui, pourtant, n'est pas pour me déplaire. Joli. Offrant des bagnoles bien modélisées, un terrain de jeu vaste et réaliste. Et s'il est loin d'être parfait et ne restera peut-être pas dans les annales, il devrait toutefois combler les amateurs du genre. Rien d'original, donc, mais du bon.

 

 
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Midnight Club : Los Angeles (PS3/Xbox 360)

Plateformes :

Editeur : Take 2

Développeur : Rockstar

PEGI : 12+

Prix : 60€

Aller sur le site officiel

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