Greedfall : The Dying World (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Mercredi 25 mars 2026 à 11:38:00 par Cedric Gasperini

 

Test Greedfall : The Dying World (PC, PS5, Xbox Series)

En demi-teinte

imageSorti il y a plus de 6 ans, Greedfall avait été une excellente surprise, début de ce que l’on imaginait comme une nouvelle saga, dans un nouveau monde. Un monde mélangeant Europe du XVIIe siècle et Fantasy, présentant un esthétisme original et franchement séduisant. Vous pouvez d’ailleurs retrouver notre test ici.

Depuis, Greedfall II avait été annoncé dans la foulée, dès 2022, pour une sortie en 2024. Il aura fallu attendre deux ans de plus pour voir débarquer un nouveau jeu Greedfall, dont le II a disparu. Greedfall : The Dying World vient donc de sortir sur PC et consoles de salon. Avec la même réussite que le premier opus ?

Il ne s’agit pas d’une suite du premier opus. 

On vous rappelle le contexte : Une peste étrange, la Malichore, s’abat sur le vieux continent. Aucun médecin n’arrive à en trouver le remède. Le salut de l’humanité réside dans les découvertes faites à Teer Fradee, une île fraîchement découverte, et qui pourrait bien abriter l’antidote à la maladie. Au milieu de ce marasme, chaque faction se déchire, tentant de tirer son épingle du jeu et de profiter de la situation pour prendre le pouvoir.

Vous jouez un natif de Teer Fradee. L’arrivée en masse de colons provoque quelques tensions, mais pas de conflit ouvert pour le moment. Alors que vous devez devenir un Doneigad, sorte de sorcier chaman pour votre peuple, vous êtes capturé et réduit en esclavage, et pire, envoyé sur le vieux continent. Alors que vous réussissez à vous échapper, vous allez devoir faire avec un monde inconnu, sans en connaître les codes. Vous allez tout faire pour sauver votre peau. Et votre peuple. Et un peu plus encore…
L’idée de ce déracinement, de cette histoire est un pari original, prenant à contre-pied l’univers novateur du premier opus et nous ramenant dans quelque chose de plus connu, de mieux maîtrisé aussi, sans doute. 


imageMalheureusement, ça ne fonctionne pas totalement. La faute à la manière dont le jeu est construit. Si les premières heures suivent un récit cohérent, touchant, plutôt bien écrit, le jeu s’étiole petit à petit, perdant de sa substance. Le scénario aurait sans doute été plus impactant, plus construit sur la longueur en gardant une structure de jeu plus confiné. Mais l’agrandissement de la zone de jeu, à un moment de l’histoire, via un monde ouvert, multiplie les quêtes et parasite la narration assez rapidement. 

On va donc peu à peu se détacher du récit et multiplier les quêtes, noyant les informations principales dans des aventurettes sans toujours grand intérêt. C’est d’autant plus dommage que l’écriture est franchement réussie. Pas toujours parfaite, mais plutôt talentueuse au final. 

Et puis, il faut bien avouer quand même que les quêtes ne sont pas toujours très intéressantes dans leurs buts : parler à untel, revenir parler à un autre type, aller en voir un troisième… on aurait pu s’épargner des allers-retours pénibles, gérés à grands renforts de téléportation la plupart du temps, qui contribue d’autant à hacher un peu plus le récit et l’aventure.

imageCe n’est pas le seul problème du jeu, cela dit. Les combats ont connu quelques changements. Désormais, c’est du combat en temps réel mais avec pause. En plein affrontement, vous pouvez faire une pause, regarder comment évolue la scène, switcher d’un personnage à l’autre et donc modifier votre plan d’attaque. Un côté tactique qui hache là aussi l’action, et ce n’est pas forcément ce que le joueur pouvait rechercher dans un tel jeu. Ça aurait mérité d’une action plus directe, quitte à subir les errances de nos coéquipiers. Et le challenge aurait été peut-être plus relevé. Là, il faut bien avouer qu’une fois qu’on a chopé le truc et choisi les bonnes options, on roule un peu sur le jeu.

D’ailleurs, le côté RPG n’est pas idéal non plus : on fait évoluer ses personnages… jusqu’à finalement se retrouver avec une solide équipe, quasiment imbattable, tout en ayant encore des points à dépenser dans les compétences… on en choisira donc des secondaires, moins utiles (voire inutiles)…

imageBref. Greedfall : The Dying World a bien des défauts. Pas forcément rédhibitoires. Ce qui en fait malgré tout un jeu sympathique. L’ambiance est agréable. Le monde est beau. L’histoire est intéressante. Les choix que l’on fera impacteront vraiment nos relations avec nos coéquipiers ou avec différentes factions et cela se ressent dans le jeu. L’écriture est belle. L’univers est joli et les graphismes sont séduisants.

Donc il a aussi des atouts. Mais il faut bien avouer que les défauts, très présents, doublés d’un nombre de bugs trop élevé pour être honnête, plombent le jeu. Il aurait mérité plus de soin, plus de cadrage sans doute, moins d’ambition, pour ne pas se gâcher dans des idées mal maîtrisées, mal abouties. 

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Greedfall : The Dying World (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series

Editeur : Nacon

Développeur : Spiders

PEGI : 16+

Prix : 49,99 €

Greedfall : The Dying World (PC, PS5, Xbox Series)

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