Dragonkin The Banished (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Jeudi 26 mars 2026 à 11:30:00 par Aymen Messaoudi

 

Test Dragonkin The Banished (PC, PS5, Xbox Series)

Une histoire de dragons

imageDragonkin: The Banished est le dernier bébé d'Eko Software, publié par Nacon. Il s'agit du deuxième jeu du studio dans les genres Action RPG, Hack'n'Slash et Dungeon Crawler, après Warhammer: Chaosbane sorti en 2019. 

Le jeu se déroule dans un univers dark medieval fantasy et vous propose d'incarner l'un des quatre personnages disponibles. Comme c'est l'usage dans le genre, pas de création ou de personnalisation de personnage ici : le roster vous est imposé. Vous aurez le choix entre Lothair de Montdragon, le Chevalier/Paladin, Electrane qui contrôle, vous l'aurez deviné, la foudre, présentée comme le personnage original du jeu mais qui n'est en fait que le classique mage de tout bon RPG qui se respecte, Rurik Haralson, le Barbare agressif et bien du Nord, et enfin Qara-Tani, la Pisteuse/Rogue, la petite surprise de la sortie puisqu'elle n'était pas disponible dans la démo, contrairement aux trois autres. 

C'est donc armé de l'un de ces quatre héros que vous partirez explorer les dangereuses terres d'Erde-nòr, un monde corrompu par le sang des dragons, bannis et ne vouant que haine et destruction à votre monde. Des hordes de monstres à l'allure draconique se jetteront sur vous par dizaines, vous offrant ainsi l'opportunité d'utiliser les différentes compétences à votre disposition grâce au système de grille ancestrale, un arbre de compétences unique et innovant. 

L'atmosphère du jeu est travaillée et on sent que les développeurs se sont fait plaisir. L'interface est soignée et renvoie efficacement aux codes du genre. On notera cependant que malgré les paramètres graphiques poussés au maximum, les textures peinent parfois à convaincre, donnant l'impression d'un jeu qui aurait encore besoin d'un peu de polish. Ce grand "Version 1.0" affiché sur la page Steam prend alors tout son sens. 


imageLes premières heures peuvent dérouter. Les tutoriels, discrets au point d'être presque timides, se glissent en petit texte dans le coin supérieur gauche de l'écran, et le prologue, un peu long, donne une fausse impression de facilité : il est en effet possible de le traverser en spammant le même skill sans la moindre résistance. Paradoxalement, le jeu se révèle en réalité bien plus exigeant qu'il n'y paraît, submergeant rapidement le joueur sous un flot d'informations et de mécaniques à assimiler. On aurait apprécié une introduction plus progressive, d'autant que l'arrivée en ville déverse d'un seul coup toutes les informations relatives aux boutiques et au craft, de quoi donner le tournis aux moins aguerris du genre. 

Dommage également que l'exploration soit si peu récompensée. On s'aventure volontiers dans les recoins de la carte, l'œil aux aguets, mais on en revient souvent les mains vides, ce qui finit par décourager toute curiosité. 

Heureusement, le jeu se rattrape sur l'essentiel. Passer le prologue et ajuster la difficulté change radicalement l'expérience : en mode Apocalypse, le jeu devient nettement plus jouissif et les combats retrouvent le mordant qu'on attend du genre. L'arbre de compétences, certes complexe, offre de véritables variations de gameplay et de combos au sein d'une même classe, de quoi encourager les builds créatifs. La possibilité de faire évoluer, personnaliser et modifier sa ville, ses armures ou encore ses familiers est une excellente idée qui ajoute une couche de profondeur et d'attachement bienvenue. Et bonne nouvelle pour les amateurs de jeu en compagnie : le multijoueur est de la partie, aussi bien en local qu'en ligne, ce qui ouvre des perspectives bien plus intéressantes pour affronter les hordes de dragons à plusieurs. 

imagePersonnellement, j'ai été un peu déçu par le rendu graphique une fois le jeu lancé, surtout après les magnifiques visuels aperçus sur Steam, la différence est notable et laisse un goût amer aux premières minutes. Cela dit, une fois la difficulté revue à la hausse, le jeu révèle une tout autre facette, bien plus satisfaisante. La personnalisation de la ville, des armures et des familiers est ce qui m'a le plus accroché et ce qui me donne envie de continuer à y revenir. J'ai effectué ce test en solo, mais je suis convaincu que le jeu doit être bien plus jouissif à plusieurs, que ce soit en local ou en ligne, tant le gameplay semble taillé pour la coopération. 

Dragonkin: The Banished est un jeu qui donne l'impression d'être encore en train de trouver sa pleine mesure. Imparfait, parfois maladroit dans sa façon d'accueillir le joueur, il n'en reste pas moins une base solide et prometteuse. Eko Software semble avoir de l'ambition pour leur titre, et c'est avec impatience que l'on attend les prochaines mises à jour pour voir le véritable potentiel de ce jeu s'exprimer. À surveiller de près.

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Dragonkin The Banished (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series

Editeur : Nacon

Développeur : Eko software

PEGI : 16+

Prix : 39,99 €

Dragonkin The Banished (PC, PS5, Xbox Series)

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