Dead As Disco (PC)

 

Publié le Mercredi 20 mai 2026 à 12:00:00 par Théo Valet

 

Dead As Disco

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imageDead As Disco, c’est LE jeu indépendant qui fait parler de lui en ce moment. Développé et édité par Brain Jar Games, un nouveau studio indé composé de vétérans de l’industrie, le jeu se présente comme un beat them all rythmique au style disco complètement assumé. Un mélange déjanté entre Hi‑Fi Rush et Sifu, avec une identité très fun et des combats ultra dynamiques. 

Le principe est simple : vous incarnez Charlie Disco, assassiné pendant une tournée mondiale puis ramené à la vie après un pacte passé avec le diable en personne. Très vite, des assaillants débarquent et il est temps de se battre. Ce premier affrontement sert de tutoriel et vous apprend les bases du système de combat… en rythme. Car oui, le vrai petit plus du jeu, c’est sa dimension musicale. Tous les coups que vous portez sont synchronisés avec les beats de la bande-son, et il faut parer comme esquiver avec le bon timing. Dès les premières minutes, on est complètement pris dedans : on tape du pied, on suit naturellement le rythme, et surtout, la première musique, un rap US nerveux et entraînant, donne immédiatement le ton. L’ambiance fonctionne à merveille et nous plonge instantanément dans l’univers du jeu.


imageÀ l’issue du combat, vous découvrez que votre groupe, composé de véritables mégastars, vous a trahi en pactisant avec Harmony, une gigantesque entreprise ayant mis la main sur les meilleurs artistes du monde. Une sorte de personnification des multinationales qui exploitent les musiciens et s’engraissent sur ceux qu’elles signent.

Votre objectif va donc être de les affronter pour récupérer votre gloire, vos sons et vos fans, tout en essayant de les ramener dans le droit chemin. Pour y parvenir, il faudra traverser quatre niveaux principaux, chacun centré autour d’un membre du groupe et de son univers musical propre :
  • Dex et son death metal cybernétique
  • Prophet et son rap / hip-hop expérimental
  • Hemlock et son metal industriel
  • Arora et sa K-pop électronique
Évidemment, les combats sont tous très différents les uns des autres, puisque chaque boss possède son propre style musical, mais aussi sa propre arène et ses mécaniques dédiées. Il faut rapidement comprendre comment fonctionne chaque zone pour éviter de se faire complètement démonter. 

imageJe suis absolument fan de l’arène de Prophet et de ses voitures qui traversent constamment la zone de jeu. Vous pouvez d’ailleurs les utiliser à votre avantage en poussant les ennemis devant elles pour les éliminer instantanément. Grand amateur de rap US, j’ai adoré toute cette partie : la musique est excellente et les coups collent parfaitement au rythme. Et puis il y a des idées vraiment géniales, comme ce moment où Prophet se met à rapper à toute vitesse et où vous devez parer son flow qui fonce littéralement sur vous. C’est assez simple dans l’idée, mais terriblement satisfaisant à jouer.

imageJ’ai également beaucoup aimé Arora et son univers K-pop, qui est d’ailleurs extrêmement bien représenté. On a vraiment l’impression de se battre à l’intérieur d’un clip de K-pop, entre sa forme géante, les couleurs flashy et les transitions ultra rapides. Je pense même que c’est le boss le plus difficile du jeu. Elle garde constamment ses distances et il faut trouver le bon moment pour l’approcher avant d’enchaîner les coups. 

Dex et Hemlock ne sont pas en reste, mais proposent des affrontements beaucoup plus brutaux. J’ai commencé par Dex et je me suis immédiatement fait secouer par sa foudre et ses ennemis ultra rapides.  

imageChaque boss vaincu débloque son propre arbre de compétences, avec de nouvelles capacités permettant de rendre les combats encore plus nerveux et spectaculaires grâce à des combos dévastateurs.

Ces capacités sont d’ailleurs vraiment excellentes et changent énormément la manière de jouer. Vous gagnez beaucoup plus de points, car elles permettent d’enchaîner des combos bien plus longs tout en vous déplaçant rapidement entre les ennemis. Je suis notamment complètement fan du lancer de baguette, qui permet d’étourdir un adversaire avant de se projeter sur lui, même s’il se trouve à l’autre bout de l’arène.

J’adore aussi le Windmill, même s’il demande un petit temps d’adaptation. Cette attaque se déclenche en faisant tournoyer le joystick tout en maintenant la touche Carré pour charger le coup. Charlie Disco se met alors à tournoyer en mode breakdance et frappe tous les ennemis autour de lui avec ses pieds. C’est aussi absurde que jouissif.

imagePetit aparté : si je parle de joystick et de touche “Carré”, c’est parce que le jeu prend évidemment les manettes en charge, et franchement, c’est un vrai bonheur. Pour un jeu aussi nerveux et rythmé, c’est clairement la meilleure façon d’y jouer.

Pour revenir aux compétences, il faut des fans pour les débloquer. Cette monnaie s’obtient à la fin de chaque niveau et sert également à améliorer votre QG : le bar The Encore, qui est au départ dans un état pitoyable. Entre deux parties, vous pouvez donc acheter des compétences, ajouter de la décoration, rénover certaines parties du bar, etc. C’est simple, mais terriblement efficace.

imageCertains éléments de décoration devront être débloqués en terminant les niveaux de boss dans différentes difficultés (Facile, Normal ou Difficile) ou encore en réussissant les défis du mode Infinite Disco.

D’autres objets, en revanche, doivent être récupérés directement dans les niveaux des boss, et je dois avouer que je suis un peu moins fan de cette idée. On est tellement concentré sur les combats, qui sont rapides, nerveux et demandent constamment de rester dans le rythme, qu’on n’a pas vraiment le temps de fouiller les décors pour chercher des collectibles.

Je vous ai parlé du mode Infinite Disco un peu plus tôt : il s’agit d’un mode de jeu pensé pour prolonger l’expérience et gagner des fans plus facilement. Le principe est simple : vous enchaînez les combats sur une sélection de musiques tout en remplissant différents objectifs au cours des affrontements. Par exemple, le jeu peut vous demander d’utiliser une certaine capacité un nombre précis de fois, de survivre pendant plusieurs minutes ou encore d’éliminer un certain nombre d’ennemis. 

Tous les défis n’ont évidemment pas la même difficulté, et celle-ci ne peut pas être modifiée. Mais honnêtement, je trouve ça très bien pensé. Déjà parce que ça prolonge naturellement la durée de vie du jeu, mais aussi parce que certains défis servent presque de tutoriels avancés pour apprendre à maîtriser correctement vos nouvelles capacités. Et ça, c’est franchement utile. 

On retrouve également plein de musiques connues, comme “Boom” de Bbno$ par exemple, mais aussi les thèmes des différents boss. On sent vraiment que toute la sélection musicale a été choisie avec soin pour parfaitement coller au rythme et à l’intensité des combats. Le résultat fonctionne incroyablement bien. 

imageMais il existe un deuxième sous-mode dans cet Infinite Disco : le mode Partie Libre. Et c’est génial.

Dans ce mode, vous pouvez importer les musiques de votre propre ordinateur afin de créer vos propres niveaux. Vous avez ensuite la possibilité de modifier les vagues d’ennemis, le décor ou encore les objectifs de fin de niveau avant de partager vos créations avec les autres joueurs, qui pourront tenter de battre votre score. C’est une idée excellente pour donner une vraie rejouabilité au jeu et laisser libre cours à la créativité de la communauté.

Évidemment, toutes les musiques ne fonctionnent pas forcément avec le jeu. C’est pour ça qu’il est conseillé de choisir des morceaux avec un BPM situé entre 120 et 200. Pour obtenir ce genre d’informations, j’utilisais le site Tunebat.

J’ai testé un sacré paquet de musiques, et je vous laisse d’ailleurs deviner lesquelles viennent de moi et lesquelles viennent de notre cher rédacteur en chef :
  • Tata Yoyo – Annie Cordy (126 BPM) : ça ne rend vraiment pas bien
  • Rap God – Eminem (148 BPM) : c’est une folie, même si vous frôlez la tendinite
  • The Emptiness Machine – Linkin Park (184 BPM) : probablement la meilleure que j’ai faite, le rythme est dingue et tout est parfaitement synchro
  • Blood Code – Le Castle Vania (120 BPM) : le rythme est incroyable, ça passe trop bien. En même temps, c’est la musique de John Wick 4
  • The Trooper – Iron Maiden (160 BPM) : plutôt pas mal, même si ça semble presque trop lent à 160 BPM avec les solos de guitare ultra rapides
  • Burn It to the Ground – Nickelback (132 BPM) : plutôt efficace, même si les coups semblent parfois légèrement décalés par rapport à la musique, mais le ressenti global reste bon
  • Faint – Linkin Park (135 BPM) : incroyable, les coups et combos se synchronisent parfaitement avec la musique, c’est le kiff total
  • I Wanna Be Your Slave – Måneskin (133 BPM) : dans la même veine que Faint, ça colle parfaitement au combat
  • Dark Side – Le Castle Vania (124 BPM) : ne fonctionne pas très bien en termes de rythme, les coups ne se synchronisent pas correctement
  • Scary Monsters and Nice Sprites – Skrillex (140 BPM) : bof, peu de vrais moments de synchro, même si la musique boost bien l’intensité des combats
  • Eye of the Tiger – Survivor (109 BPM) : pas totalement synchronisé, probablement à cause d’un BPM trop faible
  • Fous ta cagoule – Fatal Bazooka (192 BPM) : même problème malgré le BPM élevé, ça dépend beaucoup des passages de la musique
  • Greyhound – Swedish House Mafia (125 BPM) : à mon grand regret, ça ne fonctionne pas du tout, alors que j’espérais beaucoup du beat
  • I’ve Had The Time of My Life (109 BPM) : sans surprise, ça ne marche pas vraiment, à cause du rythme global trop irrégulier
Après avoir testé tous ces sons, ma conclusion est simple : il faut des musiques avec un beat bien marqué et des basses puissantes pour que le jeu les interprète correctement et s’adapte vraiment au rythme.

imageEn tout cas, le mode reste vraiment intéressant, même si j’aimerais voir une personnalisation un peu plus intuitive. Je pense notamment au réglage du BPM : ce serait idéal que le jeu puisse l’analyser automatiquement à partir du fichier audio, plutôt que de laisser tout le travail à l’utilisateur. 

J’aimerais aussi une meilleure lisibilité de la personnalisation des vagues d’ennemis, avec pourquoi pas des descriptions plus claires, voire des visuels pour identifier chaque type. Il y a déjà une certaine variété d’ennemis, et on a du mal à s’y retrouver, d’autant plus que les noms ne sont quasiment jamais affichés en dehors de cet onglet.

Autre point qui serait vraiment cool : la possibilité de modifier les zones de jeu avec des objets interactifs et différents éléments de décor, afin de rendre chaque niveau plus unique et plus personnel.

Cela dit, il faut rappeler que le jeu est encore en Early Access, donc tout ça peut largement évoluer d’ici la version finale. Et on sent déjà qu’il y a une base solide.

Petit détail sympa : on gagne aussi des fans en testant ses propres musiques, ce qui pousse vraiment à expérimenter. Ça m’a d’ailleurs donné une vraie vibe nostalgique, genre retour à l’époque du collège, quand on téléchargeait des musiques pour son MP3 via des convertisseurs YouTube. Sauf qu’aujourd’hui, ces outils ont bien changé… Entre les pubs omniprésentes et les téléchargements limités, c’est devenu beaucoup plus pénible qu’à l’époque.

Parlons maintenant de l’esthétique du jeu, dont je suis totalement fan. Ce côté disco-punk saturé de néons est tout simplement génial et plonge immédiatement dans l’ambiance. 

imageTous les personnages ont des designs vraiment incroyables, même si j’ai une petite préférence pour Hemlock, qui est particulièrement impressionnant. Je suis aussi très fan de Vice, ce squelette qui nous accompagne avec son crâne boule à facettes et son accent allemand bien assumé. Un personnage aussi absurde que mémorable. 

Les cinématiques des différents boss sont, elles aussi, magnifiques. On aurait presque envie qu’elles durent plus longtemps tant elles posent parfaitement l’atmosphère et les enjeux de chaque affrontement.

Les zones de jeu ne sont pas en reste : elles sont sublimes, que ce soit celles des boss ou les environnements des parties personnalisées. Chaque décor a sa propre identité et participe pleinement à l’immersion.

Bref, il n’y a pas grand-chose à redire sur l’esthétique globale du jeu, si ce n’est que c’est une vraie réussite. On est immédiatement plongé dans cet univers disco-punk unique, et ça fonctionne du début à la fin.

Côté technique, le jeu tourne très bien. Il n’est pas particulièrement gourmand, ne crash jamais, et les bugs sont rares. On note surtout quelques petits soucis de collision ici et là, comme des têtes de personnages qui traversent leurs capuches, ou encore des effets sonores de coups qui disparaissent par moments. Rien de vraiment gênant, surtout pour une version Early Access.

imagePetit coup de cœur pour ce jeu, que j’ai pris par curiosité sans trop savoir à quoi m’attendre. Je ne suis pas un grand fan des jeux de rythme à la base, mais j’adore les jeux de baston, et je n’ai clairement pas été déçu.

Ici, le rythme est présent, mais pas aussi central que dans un jeu comme Crypt of the NecroDancer pour ceux qui connaissent. Dead as Disco se rapproche plutôt d’un système basé sur le timing, un peu dans l’esprit de Hi-Fi Rush : des fenêtres assez souples pour appuyer sur les touches, surtout quand il n’y a pas trop d’ennemis autour.

Quand la pression redescend un peu, le jeu pousse vraiment le côté “show” avec une touche dédiée pour danser au milieu des ennemis et gagner des points de style, ce qui fait grimper le score de manière assez satisfaisante. C’est fabuleux, mais il ne faut pas trop jouer les marioles non plus : c’est le meilleur moyen de se prendre un coup et de ruiner ses combos.

imageCar là où ça devient vraiment technique, c’est avec les ennemis spéciaux, qui demandent plus souvent d’esquiver que de parer, et surtout quand plusieurs types d’ennemis arrivent en même temps avec des patterns différents.

Ça devient aussi plus exigeant quand un ennemi arrive dans notre dos pour nous charger. L’UI, selon moi, ne signale pas assez clairement ce type de menace, surtout en plein chaos. J’ai l’impression que c’est lié au fait que les indications sont affichées directement sur les ennemis plutôt que centrées sur le personnage, comme on peut le voir dans Spider-Man, ce qui rend la lecture beaucoup plus simple quand on perd le contrôle visuel de la zone.

imageLe seul vrai point qui, pour moi, doit encore évoluer pour rendre le jeu parfait, c’est la création de niveaux et l’ajout de musiques personnalisées. Il faudrait que davantage de morceaux soient compatibles, et surtout que l’outil de création soit plus intuitif et plus flexible.

Si ces aspects s’améliorent, le jeu peut vraiment devenir exceptionnel. Évidemment, j’aimerais aussi plus de boss, de défis, de personnalisation et de capacités, mais ça viendra naturellement avec le temps, surtout vu qu’on est encore en Early Access. Ce qu’on a déjà aujourd’hui suffit largement à passer des heures à se battre sur fond de très bons morceaux.

Je ne peux que vous conseiller de foncer. Si vous aimez les beat them all et la bonne musique, vous allez clairement vous régaler. Et pour 23 €, ça vaut largement le coup.

 

 
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Dead As Disco (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Brain Jar Games

Développeur : Brain Jar Games

PEGI : 12+

Prix : 23,79 €

Aller sur le site officiel

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