Assassin's Creed Brotherhood (PC)

 

Publié le Jeudi 17 mars 2011 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test Assassin\'s Creed Brotherhood (PC)

L'Ezio doux

imagePlusieurs mois après sa sortie sur consoles, Assassin’s Creed Brotherhood débarque sur PC. Bonne nouvelle, comme pour les précédents jeux de la série, il est agrémenté, sur cette plateforme, de tous les DLC qui sont sortis. A savoir, Animus Project Update 1.0, 2.0, et La Disparition de Da Vinci. Soit une aventure solo supplémentaire, 3 nouvelles cartes et 4 nouveaux modes multijoueurs. Ajoutez à cela un prix, comme pour toutes les versions PC des jeux vidéo, moins importante (50 € au lieu de 70 €), et si vous n’avez pas encore succombé au charme d’Ezio l’assassin, c’est peut-être l’occasion de le faire.
 
En premier lieu, bonne nouvelle. Contrairement à Assassin’s Creed 2, ce Brotherhood ne nécessite pas une connexion permanente à Internet pour fonctionner.

Ensuite, ma foi, si vous avez déjà lu notre test des versions consoles du jeu, il n’y a pas grand-chose à ajouter. Petit récapitulatif, tout de même.
 
Assassin’s Creed Brotherhood commence là où Assassin’s Creed 2 se termine. Vous êtes donc dans la crypte, à Rome, en pleine discussion avec la déesse Minerve. Pour ceux qui auraient raté cet opus ou ne l’auraient pas terminé, pas de souci, une petite vidéo d’intro vous montre les évènements qui se sont déroulés précédemment.  
Vous fuyez ensuite Rome, en compagnie de votre oncle Mario, en distribuant de ci-delà quelques coups d’épées à des soldats qui vous barrent le passage. Direction le Castel Monteriggioni, qui vous servait de base arrière dans Assassin’s Creed 2. Vous y retrouvez votre mère et votre sœur, ainsi que Caterina, maîtresse de Forli. Outre une visite pour fêter votre retour, cette dernière est surtout venue vous entretenir sur les armées papales, plus menaçantes que jamais. Ce sera l’occasion de lui présenter plus en profondeur vos hommages.
Quelques évolutions ont été apportées à Monteriggioni : des canons ornent désormais les remparts. Il vous faudra d’ailleurs montrer aux gardes comment s’en servir. Petite nouveauté, aussi, des « ascenseurs », à base de contrepoids, vous permettent d’atteindre plus rapidement les toits. Deux ou trois petites missions vous attendent sur place, histoire de vous remettre doucettement dans le bain. Mais au petit matin, les armées papales donnent l’assaut, détruisent la forteresse et vous contraignent à l’exil.
 
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Fin de l’introduction. Vous voilà ensuite à Rome. Ezio va y construire sa vengeance contre les Borgia et remettre sur pieds une organisation d’assassins. Tout au long du scénario, vous allez saper le moral de vos ennemis, réduire à néant leurs efforts pour dominer toute l’Italie, et mettre à mal leur mainmise sur la cité.
Entre missions principales et d’innombrables missions annexes, ce sont entre trente et quarante heures de jeux qui vous attendent.
 
screenLes Borgia font régner la terreur, ont fermé les échoppes, et leurs soldats patrouillent partout.
Pour réussir à vous emparer de la cité, vous décidez de parier sur le peuple. Et il va falloir donc rendre le peuple heureux de vos actions. Cela passera par mettre le feu aux tours de guets des soldats, après avoir assassiné le capitaine du quartier. Dès lors, l’influence des Borgia y sera minimisée. Vous pourrez rouvrir les échoppes (tailleurs, banques, armuriers…) et rénover les monuments. Bien entendu, chaque rénovation a un coût. Tout comme chaque bâtiment rénové rapporte un peu d’argent tous les quart d’heure. Notez que dans les échoppes, vous pourrez acheter du matériel ou œuvres d’art pour embellir les murs votre planque.
D’innombrables missions, principales ou annexes, vous attendent tout au long de votre parcours :  libérer les courtisanes, les voleurs et les mercenaires, pour qu’ils viennent vous soutenir dans leur lutte (là aussi, cela passe par la rénovation de leurs bâtiments), monter une secte d’assassins en recrutant des hommes, retrouver Leonardo Da Vinci, assassinats, revivre un souvenir de jeunesse d’Ezio, et j’en passe…
 
screenQuelques nouveautés ont été apportées au jeu. Nouvelles armes (l’arbalète) ou objets (parachute), nouveaux mouvements, nouveaux enchaînements (on peut désormais mettre à mort plusieurs soldats d’un seul coup, ce qui donne beaucoup plus de rythme aux combats et les rend nettement plus nerveux et agréables), et j’en passe.  
Pour tout le reste, on retrouve la même ambiance, les rues pleines de monde, les ménestrels collants à frapper, les mendiantes qui font leur grand retour, des discussions improbables et parfois hilarantes entre passants, des soldats soupçonneux et qui ouvrent le feu à tout bout de champs (heureusement, ils sont toujours dotés d’une IA d’huître), des bâtiments à escalader, des monuments superbes, un horizon à perte de vue, des sauts de la foi dans les bottes de paille et j’en passe.
 
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Globalement, le jeu est vraiment agréable. Il a certes moins de profondeur qu’Assassin’s Creed 2 niveau scénario et on a un peu l’impression que l’histoire a été largement étalée. De la même sorte, les allers-retours dans Rome, même si la ville est immense, n’a pas le charme de changer de cité (Florence, Venise, Forli). Il manque donc un petit je-ne-sais-quoi pour en faire une totale tuerie. Mais cela n’enlève rien au fait que cet Assassin’s Creed Brotherhood est un excellent jeu, indispensable à tout fan de la série ou du genre. Un must-have.
 
screenQuid de la version PC, donc ? Eh bien elle s’en sort avec les honneurs. Certes, c’est un portage d’une version console, avec les limitations que cela implique. Graphiquement, donc, on est loin de la beauté d’un Crysis 2, par exemple. Mais cela reste quand même très supérieur aux versions Xbox 360 ou PS3 et, globalement, le moteur graphique assure ce qu’il faut. Les ombres ont été retravaillées, le niveau de détail a été élevé, les textures sont plus fines et la profondeur de champ a été augmentée. Globalement, donc, c’est plutôt joli. Pour peu que vous poussiez le jeu dans ses retranchements, avec anti-aliasing au max, niveau de détails max et résolution max, vous pourriez même être agréablement surpris par la qualité graphique du titre.
Il vous faudra toutefois être équipé d’un processeur Dual Core 3.2Ghz, Quad Core plutôt conseillé, et une petite GeForce 260 minimum. Ce ne sont pas les caractéristiques minimales pour jouer. Ce sont celles que nous vous conseillons pour profiter pleinement de cet Assassin’s Creed Brotherhood.
Côté configuration minimale, le jeu recommande un Dual Core 1,8 Ghz (ou AMD Athlon X2 2,4 Ghz), 2Go de RAM (1,5 sur Windows XP/Vista), et une carte graphique 256 Mo de RAM.
 
On dénotera tout de même quelques bugs de-ci delà, qu’ils soient d’affichage (rares) ou de collision (bien plus fréquents). Rien de catastrophique toutefois. Contrairement aux missions qui ne se valident pas (ça ne m’est arrivé qu’une seule fois sur une mission annexe, remarquez, m’obligeant à relancer une ancienne sauvegarde). Gageons qu’un prochain patch viendra corriger ça.
 
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screenOn passera rapidement sur le multi, même s’il est plus intéressant et plus profond qu’il n’y parait au premier abord. Possédant désormais plus de cartes, plus de modes, il offre, si vous dépassez les premiers niveaux d’apprentissage un peu lourdingue, plus de finesse et de tactique dans les niveaux plus élevés. Votre personnage gagne de l’expérience, gagne des capacités spéciales et pourra s’en donner à cœur joie, qu’il s’agisse du mode escorte (protéger un VIP contre une autre équipe), du mode Assassinat (Deathmatch), du mode Capture du coffre, ou autres. Les développeurs ont su l’étoffer avec divers DLC présents dans cette version PC (les deux premiers étaient gratuits sur consoles, soit dit en passant), et le parfaire.
 
Pour conclure, graphiquement améliorée, plus complète (une aventure solo et des modes multi supplémentaires), et surtout, moins chère que les versions consoles à leur sortie, cette version PC d’Assassin’s Creed Brotherhood est, forcément, bien alléchante. Du tout bon. Indispensable, tout simplement.

 

 
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Assassin\'s Creed Brotherhood (PC)

Plateformes : PC

Editeur : UbiSoft

Développeur : UbiSoft

PEGI : 18+

Prix : 70 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

Images du jeu Assassin\'s Creed Brotherhood (PC) :

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