MotorStorm Apocalypse (PS3)

 

Publié le Jeudi 10 mars 2011 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

MotorStorm Apocalypse (PS3)

Mad Max on the road again

imageSecond jeu de la série sur console de salon, MotorStorm Apocalypse débarque donc en exclusivité sur PS3 et… hein ? Non, non, il n’y a pas d’erreur. MotorStorm Apocalypse est bel et bien le second jeu de courses estampillé MotorStorm qui sort sur console de salon et plus précisément sur PS3.
Avant ça, il y a eu MotorStom Pacific Rift. Et éventuellement Arctic Edge sur PSP. Et c’est tout niveau jeu. Hein ? Le « tout premier » MotorStorm ? On ne va quand même pas compter cette démo technique comme un jeu à part entière, n’est-ce pas ? En tout cas, moi, je ne le ferai pas. Oh, non pas que je n’ai pas apprécié. MotorStorm était sympathique. Bien difficile, graphiquement superbe, il offrait une belle vitrine technologique à la PS3 qui venait tout juste de sortir. Mais avec ses trois pauvres circuits, c’était tout sauf un jeu. .
 
MotorStorm Apocalypse est donc le second jeu MotorStorm sur PS3. Ce point de détail est réglé, vous seriez gentils de ne plus m’interrompre et me laisser faire mon boulot. Le test de MotorStorm Apocalypse, donc.
 
Le jeu s’offre un petit lifting « BD ». En effet, les « cut-scenes » ou si vous préférez, les scènes intermédiaires, entre les courses, et qui vous dévoileront le scénario, sont montrées façon BD. Un Comic assez trash, limite crayonné dégueu et couleurs sales, qui collent parfaitement à l’ambiance. Une sombre histoire de Festival de courses dans une ville en ruines, soit disant abandonnée, mais où certains survivants violents subsistent néanmoins. Sachez que vous en croiserez sur les routes, qu’ils vous jetteront des cocktails Molotov, vous tireront dessus et autres joyeusetés, pendant que vous n’hésiterez pas à leur rentrer dedans (et vous en giclerez un paquet, contrairement à tous ces jeux où les passants font des bonds de 10 mètres pour vous éviter).
Globalement, l’ambiance « punk trash apocalyptique » est bien rendue, et si l’histoire est d’un ridicule navrant, son traitement via ces planches de BD permet de la supporter aisément, et même de l’apprécier. C’est dire si c’est sympa.
 
Vous aurez alors le choix d’incarner l’un des trois pilotes, qui composent l’un des trois chapitres de cette histoire. Mash, un novice (niveau débutant), Tyler, un fonceur (niveau Pro) ou Big Dog, le boss de la bande des pilotes (niveau expert).
 
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Chaque chapitre est composé grosso modo d’une quinzaine de courses. Elles se déroulent dans différents environnements, avec différents véhicules, et à différents moments de la journée (j’ai dit journée, pas nuit).
 
screenNiveau conduite, la physique des véhicules a été un peu revue. On a moins l’impression de conduire des machins sur ressorts qui s’envolent sur le premier caillou. Plus lourds, mais tout aussi maniables, ils sont, de mon point de vue, bien plus confortables à piloter. On a toujours une assez forte inertie et une possibilité de déraper assez facilement, mais c’est parfaitement maîtrisable et on a tôt fait se prendre pour un as du volant.
Trois vues sont disponibles, intérieure et extérieures (2 niveaux de zoom), et plusieurs configuration de manette sont à choisir (répartition des boutons différente)
Toute la difficulté du jeu réside donc non seulement dans les capacités plutôt évoluées de vos concurrents, qui ne lâcheront rien du tout, mais aussi dans les tracés.
Les circuits sont en effet remplis de tout un tas d’obstacles, de ruines, de trous, de morceaux de ponts détruits, et de rampes pour sauter, qui sont autant de risques de finir dans le décor ou encastré dans un pilier. Il y a également tout un tas de chemins secondaires, voire de raccourcis, qu’il vous faudra trouver (et tous ne sont pas évidents).
 
screenMais ce qui fait la force de ce MotorStorm, c’est son ambiance. Tandis que vous roulez à fond les manettes, usant de votre « boost » avec parcimonie pour ne pas faire péter votre véhicule (comme dans les précédents volets, il y a risque de surchauffe si vous l’utilisez trop, et passer dans les flaques d’eau permet de refroidir votre véhicule), le monde change autour de vous. En effet, tout au long de la course, le trajet se modifie, faisant de chaque tour une course différente. Ici, c’est une portion de bitume qui s’effondre. Ici, c’est un building qui tombe sur la route, là encore, c’est un hélico qui se crashe, un rocher qui tombe, un tremblement de terre, une tornade… il se passe toujours quelque chose dans les environnements et cela influe directement sur le tracé, vous obligeant parfois à avoir de sacrés réflexes. Si c’est rageant de perdre la première place pour s’être mangé un pilier tombé devant vous au dernier moment, c’est à l’inverse jouissif de voir vos concurrents vous laisser chemin libre après s’être mangé un obstacle. D’ailleurs, il est à noter que lesdits concurrents bénéficient d’une IA plutôt réussie, qui parfois aura des comportements inattendus (mais dans le bon sens du terme).
 
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Bref, vous en prenez plein les yeux. Les courses sont dynamiques, et il se passe toujours quelque chose, que vous soyez sur la terre ferme ou sur les toits. Des courses improbables, dans des décors délirants, avec des sauts de partout, des concurrents qui s’accrochent et que l’on essaie, parfois, de mettre dans le décor… MotorStorm Apocalypse est totalement furieux.  Et on aime ça.
 
screenEn mode débutant, il vous faudra finir dans les cinq premiers. Dans les autres modes, il faudra atteindre l’une des trois premières places. Et si le niveau n’est pas aussi élevé que le super difficile et limite décourageant MotorStorm premier du nom, il est quand même coton sur bien des courses dans les niveaux élevés. Et bien connaître les circuits sera un atout non négligeable.
 
Finir premier permettra de débloquer une des 33 courses extrêmes du mode Pour le Fun. Ce mode permet de lancer une course rapide avec l’un des 39 véhicules répartis dans 13 catégories. On trouve, parmi elles, le quad, le buggy, le 4X4, le monster truck, supercar, chopper, superbike et j’en passe. Ces 33 courses sont répartis selon différents environnements, et l’on peut choisir d’y inclure ou non les catastrophes naturelles. Un mode Epreuves spéciales est également disponible, permettant de jouer notamment aux courses contre la montre.
Enfin, quelques 150 cartes à récupérer sur les parcours vous offriront la possibilité d’en découvrir un peu plus sur le jeu, l’histoire, les personnages.
 
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Graphiquement, le jeu est superbe. Vraiment. Les décors dynamiques, buildings qui s’effondrent, et j’en passe, participent à ce côté grandiose du jeu. Une multitude de petits détails viennent ajouter à sa superbe. Une véritable claque visuelle. Notez que le jeu est parfaitement fluide, même lorsqu’il est joué en 3D. Cette 3D offrant une immersion supplémentaire. Encore faut-il avoir l’écran pour. Enfin, l’impression de vitesse est tout simplement excellente.
 
screenOn terminera rapidement par deux petites choses. La première, la possibilité de customiser ses véhicules selon une quinzaine de parties : capot, roues, pare-chocs… Vous pourrez aussi changer leur couleur, ou coller des stickers dessus (la plupart se débloquent), ajouter des rayures ou de la saleté. Vous pouvez aussi débloquer des pilotes, personnalisables également. Enfin, vous pourrez améliorer les capacités de votre bolide, via des atouts à gagner selon le rang de votre pilote. Cela permettra des petits bonus comme un retour sur la piste plus rapide après un crash, un meilleur freinage, une meilleure adhérence, une plus grande accélération ou un plus grande vitesse, pour ne citer qu’eux.
La seconde et dernière chose, c’est le multijoueur. Bonne nouvelle, vous pouvez vous affronter jusqu’à 4 sur la même console, en écran splitté. Là, par contre, quelques minimes ralentissements sont à prévoir. Enfin, 16 joueurs peuvent s’affronter en ligne, avec tout un tas d’options (classe de véhicules, utilisation d’atouts, nombre de tours…).
 
Au final, il y a du très bon dans ce MotorStorm Apocalypse. Déjà, l’impression de jouer enfin à un vrai jeu. Et ce malgré le petit nombre de circuits et le manque de variété de ses environnements. Si le jeu ne vous prendra, grosso modo, pas plus d’une dizaine d’heures à finir en solo, il offrira toutefois de bons moments en multi.
Doté d’un graphisme splendide, d’une excellente impression de vitesse, d’une ambiance du tonnerre, ce MotorStorm Apocalypse n’en reste pas moins un formidable jeu de courses, plutôt original, et qui devrait ravir totalement les amateurs du genre. Emballé, donc. 

 

 
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MotorStorm Apocalypse (PS3)

Plateformes : PS3

Editeur : Sony

Développeur : Evolution Studios

PEGI : 16+

Prix : 70 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

Images du jeu MotorStorm Apocalypse (PS3) :

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