Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence, la critique du film

 

Publié le Mardi 17 mai 2011 à 12:00:00 par Maxime Steinmetz

 

Test : Age of Empires - Mythologies (DS)

Plutôt un léger coup de vieux

imageAlors qu'on croyait la franchise arrivée à son terme, le producteur Jerry Bruckheimer, dont le nom a largement eclipsé celui de Gore Verbinski, réalisateur de la trilogie initiale, remet le couvert et casse la tirelire pour un énième épisode placé sous le signe de la piraterie. Cette fois ci, c'est Rob Marshall (Chicago, Nine, Mémoires d'une geisha) qui s'est occupé de la mise en scène, avec la lourde tâche de faire répondre par la négative à cette si sempiternelle question : Est-ce l'épisode de trop ?

La fontaine de jouvence se place en marge de ce qui a été fait auparavant. "We start from scratch" comme disent les baskets. Et pour rafraîchir un peu derrière les oreilles, exit les personnages joués par Orlando Bloom et Keira Knightley ce qui, pour cette dernière, est à mon goût une véritable bénediction. Disparu le duo de pirates attardés dont le burlesque borgne nourrissait le runing gag avec son oeil de verre.

De l'ancienne galerie de personnages demeurent un Jack Sparrow destitué du Black Pearl, son fidèle faire-valoir de second Gibbs, Barbossa désormais corsaire à la solde du roi d'Angleterre et une fugace apparition dont je vous laisse la surprise. S'ajoutent à ceux-ci et pour rester dans les têtes d'affiches : Pénélope Cruz en femme pirate bien trempée (quoi que pas autant qu'on l'aimerait) et Ian Mc Shane dans le rôle du célèbre et terrible Barbe Noire.

Et c'est ici que s'arrêtent 85 pour cent des surprises. Tout se petit monde va donc se retrouver, s'entraider, se trahir, naviguer puis mutiner dans des décors caribéens (quoi d'autre ? vous me direz) pour s'approprier la fameuse fontaine de jouvence, non sans avoir auparavant récupéré deux verres Mc do et des larmes de gitans...Euh non ça c'est dans Borat...
 
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screenSi l'histoire demeure dans son ensemble mieux pensée que les précédents volets, on est guère soufflé par cette avalanche de vieilles ficelles (gags, décors, retournements de situations) sans cesse réutilisées et d'ailleurs souvent coupées dans l'éxecution de cascades déjà vues. Johnny Depp cabotine en Jack Sparrow...Comme on s'y attendait et seules les dernières quarante minutes de ce film de 2h20 apportent leur lot de dépaysement. C'est encore une fois Geoffrey Rush qui tire son épingle du jeu en incarnant un Barbossa toujours plus badass, éclipsant Barbe Noire, peu charismatique, et autres seconds couteaux anecdotiques. Les réalisateurs on mis la pédale douce sur les effets spéciaux ce qui est plutôt agréable, et la mise en scène est parfois magnifiée par une 3D intelligente.

Bon qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, divertissement et aventures sont toujours au rendez-vous et ce film se suffisant a lui-même aura l'avantage de plaire à ceux n'ayant pas vu les trois premiers. Ne parlons même pas des enfants qui seront bien évidemment clients. "Le film de pirate plait vraiment et nous l'avons prouvé en relancant le genre avec cette saga" dit Jerry Bruckheimer, et on le remercie. Il n'empêche que la concurrence se fait sérieusement attendre dans un style plus noir et plus mature.

 

 
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Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Disney

Développeur : Rob Marshall

PEGI : 7+

Prix :

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 6/10

 

 

Images du jeu Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence, la critique du film :

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