[Test] Silent Hill Homecoming (PS3/Xbox 360/PC)

 

Publié le Jeudi 19 février 2009 à 12:01:43 par Cedric Gasperini

 

[Test] Silent Hill Homecoming (PS3/Xbox 360/PC)

Les sirènes du port d'Alexandriiiiiie...

Le problème, quand on est soldat, c’est que parfois, on se réveille à l’hôpital. Et pas forcément en un seul morceau. Et pas forcément avec toute sa tête. Alex Shepherd est un vétéran. Un jeune vétéran. Et c’est ce qui lui arrive. Se réveiller dans un hôpital. Heureusement, il est en un seul morceau. Par contre, pour ce qui est d’avoir toute sa tête…

Se réveiller dans un hôpital, c’est une chose. On pense de suite à une belle chambre blanche, des infirmière sexy qui rêvent forcément de montrer à un beau jeune homme comme vous ce qu’elles cachent sous leur blouse, et des plateau-repas bien dégueu mais bon, c’est toujours mieux que la bouffe de campagne, quand on est militaire.
Certes. Sauf que là, l’hôpital est délabré. L’humidité suinte des murs. Et il n’y a pas que l’humidité. Le sang, la peur, la douleur. De plus, les lieux sont vides. Vous ne croisez çà et là que quelques infirmières, justement. Et bizarrement, elles sont insensibles à votre charme. Peut-être parce qu’elles n’ont pas de visage et un gros couteau à la main… Et il y a Josh. Joshua, votre frère. Que fait-il là ? Pourquoi s’enfuit-il en courant à chaque fois que vous pensez l’avoir retrouvé ? Et quelles sont ces abominations qui recouvrent les murs lorsque retentit une étrange sirène ?

Silent Hill revient. On le sent dès les premiers instants. Et tout au long de l’aventure qui vous mènera jusque chez vous, dans votre ville où un malheur s’est abattu en même temps qu’une brume épaisse d’où surgissent des monstruosités. Et également à Silent Hill, la ville, où vos pas vous mèneront malgré vous. Tout n’est qu’un long voyage incompréhensible et décousu mais dont on sent qu’il y a forcément une logique derrière tout ça. Rêve ? Réalité ? Purgatoire ? Le souvenir de l’excellent film « L’échelle de Jacob » n’est pas loin.

Alex va donc chercher son frère. Courageusement. Résigné. Ne paniquant même pas quand des monstres difformes s’en prennent à lui. Jouant du couteau ou de la hache, voire du flingue, pour se frayer un passage parmi ces horreurs. Tentant simplement de retrouver son petit frère. Parce qu’il faut que la vie redevienne comme avant. Parce qu’il faut que tout aille bien. Que maman soit heureuse et rassurée, parce que…

Silent Hill est une immense douleur. Après des débuts relativement simples et pas forcément très flippants, vous allez plonger peu à peu dans l’horreur, dans l’effroi, et sursauter à chaque porte qui s’ouvre violemment, ou même en entendant le bruit de vos propres pas sur le plancher. L’ambiance s’installe lentement mais surement. Et qu’importe que le jeu soit ultra-linéaire, vous faisant progresser dans des couloirs balisés. Qu’importe les quelques incohérences (ne pas pouvoir grimper par-là où l’on veut, ne pas pouvoir sauter quelques objets qui bloquent la voie…), on se laisse prendre au jeu. Notamment grâce à son ambiance. Graphique, déjà. Le jeu est beau. Très beau. Les décors, la brume, les ruines… Les sons, ensuite. Si l’on n’atteint pas une maestria comme dans Dead Space, ils sont quand même plutôt bien gérés et utilisés. Les voix, pour finir. Le doublage est excellent. Vraiment. Et nous aide à croire en cette histoire totalement incroyable. T’inquiètes, Alex, on va te sortir de là, promis. Et on va retrouver ton frangin, Josh. Mets-lui juste une mandale de notre part, à ce petit con. Ça lui apprendra à foutre le camp dès qu’on l’appelle.

Silent Hill : Homecoming n’est pourtant pas un grand jeu. Trop linéaire, trop court aussi, il est surtout doté d’une jouabilité perfectible. Diriger Alex n’est pas ultra-précis, la faute à une vue extérieure légèrement sur le côté qui semble mal gérée. Oh, rien de dérangeant, hein. Ni même d’agaçant, à vrai dire. Juste un petit manque de précision. La faute aussi à des combats assez mal dosés. Timing difficile à avoir pour éviter les coups, lenteur des frappes, monstres parfois un poil trop balaises… il faudra parfois préférer la fuite à l’affrontement.
Mais si Silent Hill n’est pas un grand jeu, il reste néanmoins un bon jeu. Sincèrement, j’ai vraiment apprécié. Je ne suis pas spécialement un grand fan des survival horror. J’ai un peu passé l’âge de me faire peur ou même d’aller louer une maison abandonnée avec des potes, près d’un lac où de nombreuses disparitions sont à déplorer. Mais là, j’ai vraiment accroché. Le dosage combat/découverte des lieux est plutôt bien dosé et la mayonnaise prend bien. Les fans du genre seront peut-être déstabilisés sur certaines choses (un peu plus de combats – mais moins que dans Silent Hill 4 et le fait de ne jamais faire nettement le choix entre action et suspense), mais globalement, c’est plutôt une bonne surprise.

 

 
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[Test] Silent Hill Homecoming (PS3/Xbox 360/PC)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : [Konami]

Développeur : [Double Helix Games]

PEGI : 18+

Prix : 60 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

 

 

Images du jeu [Test] Silent Hill Homecoming (PS3/Xbox 360/PC) :

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