Anarchy Reigns (Xbox 360, PS3)

 

Publié le Mercredi 16 janvier 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test d'Anarchy Reigns (Xbox 360, PS3)

La démocratie a encore de beaux jours

imageDes arènes, des combats furieux et, comme son nom l’indique, anarchiques, du sang, des combos, de l’explosion de gencives, de la dévitalisation de molaires, de la fraiseuse de canine, de l’arrachage d’incisives… Anarchy Reigns débarque sur PS3 et Xbox 360.

Le jeu est signé PlatinumGames, à qui l’on doit déjà Mad World, Vanquish ou Bayonetta, et qui s’attèle également à nous sortir un Metal Gear Rising Revengeance pour le mois prochain si tout va bien. Autant dire que la baston, ils s’y connaissent, chez PlatinumGames.
D’ailleurs, dans cet Anarchy Reigns, ils reviennent un peu à leurs premières amours. En effet, on retrouve pas mal de personnages du jeu Mad World : Jack Cayman, Blacker Baron, Mathilda, Big Bull et Rin Rin. Ceux qui ont opté pour l’édition limitée auront même droit au personnage de Bayonetta en exclusivité.
D’autres personnages sont également disponibles : une grosse dizaine d’hommes et femmes de tout horizon, de toutes origines, avec différents styles de combat.

Anarchy Reigns, s’il met l’accent sur le mode multijoueurs, n’en est pas moins doté d’un mode solo. Un mode plutôt anecdotique, il faut bien l’avouer. Vous allez jouer Jack Cayman, le héros de Mad World, toujours armé de sa tronçonneuse, et Léo, un agent du Bureau de la Sécurité Publique. Tous deux sont à la recherche de Max, ancien mentor de Léo.

screenCe scénario, insipide et sans inspiration, n’est là que pour tenter de lier une succession d’innombrables combats dans des arènes. Le but est de débloquer les missions suivantes et chercher à atteindre, au final, le meilleur classement possible.
Difficile, par contre, de ne pas être désespéré devant le doublage français navrant, ou devant l’IA des ennemis, totalement catastrophique. Sans parler de la caméra qui ne cesse de partir en vrille et oblige à utiliser constamment le système de verrouillage d’ennemis, pourtant loin d’être parfait puisqu’il a tendance à sauter d’un adversaire à l’autre sans prévenir. Rapidement répétitif et lassant, ce mode solo n’est au final qu’un ersatz de jeu pas fini. Décevant. Même dans son graphisme, moyen en général, avec des textures parfois même ratées, et un level-design globalement peu inspiré.

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screenPourtant, le gameplay est quasiment au point, lui. Simple et facile d’accès, il propose de donner un coup faible, un coup fort, sauter ou attraper son adversaire. Chaque personnage a également un coup spécial qu’il pourra sortir lorsqu’il aura rempli la jauge dédiée à force de frappes : dommage cependant que cette jauge soit si rapide à se remplir, rendant finalement anecdotique cette course au coup spécial. Enfin, mention spéciale aux évitements, lents et lourdeaux.
Malgré tout, même imparfait et manquant à la fois de subtilité et de possibilités, ce gameplay reste agréable et prendre un combattant en mains est accessible et agréable. On s’y fait, quoi.

screenHeureusement, le mode multijoueur est nettement plus agréable. Il propose 16 combattants dans 11 modes de jeux différents (deux de plus pour l’édition limitée). En trio, en solo, en équipe… les modes s’enchaînent les uns avec les autres. A défourailler de l’ennemi de base envoyé par l’IA (mode survie), à se taper tous les uns sur les autres, et ce même à 16 joueurs dans l’arène (Bataille Royale).
Il y a donc largement de quoi trouver son bonheur. Ou du moins un petit bonheur… car il faut bien le dire, on retrouve les mêmes approximations du mode solo dans ce mode multijoueurs. Les caméras qui partent en vrille, les ennemis gérés par l’IA sont crétins comme des bulots, et quand on se retrouve uniquement entre joueurs, ça part dans tous les sens dans des bastons brouillonnes et parfois tellement incompréhensibles qu’on ne sait même plus où l’on est ni qui on frappe. Pire, la gestion des niveaux de compétence est ratée : on débloque des aptitudes lors de ses parties et rapidement, on en vient à devenir plus puissants que d’autres : du coup, les plus faibles dégustent constamment lors des combats, rendant leurs parties insipides et inintéressants au final.

Bref. Sans non plus être un parfait naufrage, cet Anarchy Reigns est loin de proposer le niveau de qualité auquel on pouvait s’attendre de la part de PlatinumGames. IA nullissime, gameplay imparfait, caméra lourdingue, aucune profondeur… tant en solo qu’en multi. Pourtant, le jeu a un petit « je-ne-sais-quoi » d’agréable dans son bordel ambiant. Un côté anarchique, justement, qui n’est pas déplaisant. Les fans de bastons fouillies et délirantes lui trouveront sans doute quelque chose et pourront s’y amuser. Un peu.

 

 
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Anarchy Reigns (Xbox 360, PS3)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Sega

Développeur : PlatinumGames

PEGI : 18+

Prix : 30 €

Aller sur le site officiel

Anarchy Reigns (Xbox 360, PS3)

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