Call of Juarez : Gunslinger (PC, Xbox 360, PS3)

 

Publié le Mercredi 29 mai 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Call of Juarez : Gunslinger (PC, Xbox 360, PS3)

Il était une fois dans l'Ouest...

imageD’un point de vue personnel, je n’ai jamais été très fan de la série des Call of Juarez. Ses deux premiers épisodes western, avec leur scénario mal ficelé et prévisible, leurs scripts mal maitrisés et leur rigidité dans le gameplay n’ont jamais réussi à me convaincre pleinement. Quant au troisième épisode, une grosse bouse moisie, n’en parlons même pas.
Pourtant, à la base, élevé aux Western de Clint Eastwood, John Wayne et Gary Cooper, pour ne citer qu’eux, j’ai une certaine affinité, pour ne pas dire une affinité certaine, avec le genre.

Le retour aux sources de la saga Call of Juarez marque donc un premier pas vers mon contentement. Nous revoilà dans l’Ouest sauvage, l’Ouest des desperados, l’Ouest de la poudre et des colts.

Le célèbre chasseur de primes Silas Greaves rentre dans un sallon. Le vieil homme ne refusant jamais une bonne bière, accepte contre le précieux breuvage, de raconter son histoire à un auditoire déjà conquis. 4-5 personnes dont le barman, une prostituée, un jeune fan qui a reconnu son héros, un autre plus âgé… c’est un auditoire assez restreint, mais tout ouï, qui va plonger dans les plus belles pages de l’Histoire du Far-West.
Ayant commencé comme Hors-la-loi, dans la bande de Billy Le Kid, Silas Greaves va finalement terminer chasseur de primes. Il poursuit un ennemi puissant dans une quête destinée à assouvir sa vengeance. Et il va croiser ainsi la route des plus grandes figures de l’âge d’or du Western : Le Kid, mais aussi Pat Garrett, Jesse James, et bien d’autres encore. Notez d’ailleurs que le jeu fourmille d’informations concernant les lieux, les faits et les personnages. Grâce notamment aux pépites de vérité, des bonus disséminés dans tout le jeu, vous en apprendrez plus sur cette période passionnante et ceux qui ont fait la Légende.

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screenMais revenons à nos moutons. Silas Greaves va donc raconter sa vie. Et chaque passage important de son existence vous donne droit à un niveau à jouer…

Durant environ 8 heures, vous allez donc parcourir des ranchs, des mines, des déserts, des cavernes, une scierie, des canyons, des trains, des villages…
Vous allez surtout dézinguer un nombre impressionnant d’ennemis. L’une des particularités du jeu, et ce qui en magnifie l’ambiance, est qu’il s’agit d’un jeu à narration. Autrement dit, durant tout le jeu, vous entendrez Silas Greaves raconter l’histoire, et ses auditeurs intervenir. Du coup, certains souvenirs étant lointains, le jeu est parfois modifié en pleine partie.
Par exemple, vous affrontez des indiens quand tout à coup, le narrateur précise « non, je n’ai pas dit que c’étaient des indiens, mais qu’ils m’attaquaient comme l’auraient fait des indiens ». Du coup, hop, les indiens sont remplacés par des desperados. Ou lorsque vous parcourez tout un passage dans une mine et que Silas déclare, au moment où vous mourez, que « passer par-là aurait signé ma mort à coup sûr, donc finalement, je suis passé par un autre chemin » et vous voilà de retour au début de l’embranchement…
Mine de rien, ces transformations qui se font parfois sous vos yeux en direct, ajoutent grandement à l’immersion. Si on pourrait éventuellement regretter qu’ils soient assez rares, et si l’on aurait aimé en voir plus souvent, sans trop abuser non plus, on savourera l’idée et l’application qui en a été faite.

screenA part ça, ma foi, il s’agit d’un jeu de western. Vous combattez avec un colt ou deux, avec une carabine ou une winchester, et affrontez de nombreux ennemis, et quelques boss que vous défierez en duel. Les duels sont assez difficiles, notez bien, puisqu’ils vont appel à votre sens de l’observation, votre précision et votre rapidité. Et même parfois, cela ne suffit qu’à peine. Il faut en effet attendre que l’adversaire dégaine pour tirer à son tour et espérer que votre rapidité vous sauvera. Car tirer le premier vous assignerait immédiatement l’étiquette de « lâche ». Pas bon pour un chasseur de primes imbu de sa personne, croyez-moi.

A part ça, vous gagnerez de l’expérience et pourrez du coup obtenir quelques améliorations : munitions accrues, utiliser deux colts à la fois, recharge plus rapide…

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screenLes niveaux sont très dirigistes, même si certaines zones vous donnent plus de liberté et vous permettent de contourner ou éviter quelques ennemis. Mais globalement, on est dans du couloir. Heureusement, les niveaux sont très courts et très variés. Du coup, pas d’impression d’étouffer ou de n’avoir aucune liberté.
On pourra également parler de l’IA, assez basique, même chez les boss, vous permettant finalement de faire un véritable massacre sans trop craindre pour votre vie. Les ennemis ont toutefois la bonne idée de souvent bouger et de tenter de vous prendre à revers. Certains vous foncent dessus, aussi.
Enfin, un petit mot sur le moteur graphique, vieillissant, dont les lacunes ont été palliées en partie par l’utilisation du cell-shading. Cela n’empêche pas quelques textures hideuses ou l’impression bien vivace qu’on est loin d’avoir le plus beau jeu sur terre, mais en tout cas, c’est totalement fluide.
On terminera sur la musique, parfaite pour l’ambiance, et les cinématiques, à base de dessins fixes façon Comics. De la belle ouvrage.

screenQue dire de plus au final ? Call of Juarez Gunslinger est un jeu qui est vendu 15 €. En téléchargement uniquement. Et dire qu’il est plus long et plus réussi que certains jeux vendus 4 fois plus cher ! Certes, ce n’est pas le plus beau jeu du monde. Certes, ce n’est pas la meilleure IA de la terre. Certes, c’est très dirigiste et les combats manquent parfois de punch. Mais globalement, c’est un très bon jeu. A ce prix-là, ça en devient même un indispensable. Fun, globalement bien fichu, avec un vrai caractère, une vraie ambiance, un gameplay très accessible, et une histoire sympathique puisque l’on croise les plus célèbres figures de l’Ouest Américain, c’est peut-être même le meilleur jeu de toute la série des Call of Juarez. C’est dire.

N’hésitez pas une seule seconde. C’est du tout bon.


 

 
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Call of Juarez : Gunslinger (PC, Xbox 360, PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Ubisoft

Développeur : Techland

PEGI : 18+

Prix : 15 €

Aller sur le site officiel

Call of Juarez : Gunslinger (PC, Xbox 360, PS3)

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