Company of Heroes 2 (PC)

 

Publié le Lundi 24 juin 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Company of Heroes 2 (PC)

упавшее позволяется, вставать снова закаk

imageCompany of Heroes a réussi, en un coup seulement, à devenir une référence en son genre. Doté de graphismes réussis et d’un gameplay complet et exigeant, il s’est imposé comme l’un des meilleurs jeux de stratégie de son époque.
Plus de 6 ans après, voilà la suite qui débarque sur nos PC, développé dans la douleur d’un changement d’éditeur, après la faillite de THQ et le rachat par Sega.

Le jeu vous narre à nouveau les combats violents d’une sombre période de l’Histoire : la Seconde Guerre Mondiale. Ici, pourtant, pas d’assauts au milieu des vaches normandes ou de parachutistes coincés sur le clocher d’une église. Vous allez devoir enfiler les parkas, les moufles et les moon-boots de camouflage, puisque vous êtes envoyés sur le front de l’Est.
Tournant de cette guerre, l’opposition entre la Russie et l’Allemagne a écrit l’une des pages les plus belles, mais aussi les plus tragiques de cette Seconde Guerre Mondiale.

Sur fond de flash-backs qui sont autant de missions à jouer, vous allez incarner un soldat répondant au nom d’Isakovich, et le suivre dans ses pérégrinations.
Même si la base est la même que tout jeu de stratégie qui se respecte, Company of Heroes 2 arrive à renouveler le genre grâce à quelques artifices bien pensés, et quelques innovations bienvenues et, surtout, parfaitement mises en scène.
Sauf mission spécifique avec un certain nombre d’unités, il vous faudra donc capturer des points stratégiques de la carte de jeu. Ces points stratégiques vous permettent de récupérer les ressources nécessaires à votre développement : essence, soldats et munitions. Dès lors, vous pourrez développer vos unités, essayer d’en créer de plus puissantes, passer du simple fantassin au sniper, par exemple, ou aux soldats d’élite dont les grenades ou les fumigènes sont des atouts stratégiques vraiment importants. Les blindés seront également de la partie, qu’ils soient légers et rapides, ou lourds et dévastateurs. Sans oublier les ingénieurs, pièces maîtresses de votre armée, capable de construire un bunker, poser des barbelés, déjouer un piège, poser des mines…
Avant chaque bataille, vous pourrez également choisir des spécialisations pour vos troupes.

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screenLa dimension tactique du jeu est magnifiée à tous les points de vue. Les cartes, déjà, sont réellement bien pensées et pèsent lourd dans l’immersion du joueur. Le rythme n’est pas en reste, jouant parfaitement sur le suspense et les surprises scénaristiques. Mauvaises, la plupart du temps, notez bien… Ensuite, tout un tas de petits points importants viennent renforcer l’obligation d’élaborer des stratégies, puisque Company of Heroes 2 est réellement un jeu qui se joue avec son cerveau, et non pas en y allant façon bourrin.
Ainsi, il faudra faire avec la ligne de mire de vos soldats. On ne tire pas impunément sur n’importe quoi, si le champ de vision n’est pas dégagé. Et ce champ de vision peut tout à fait être limité par des fumigènes. L’ennemi ne s’en privera pas, d’ailleurs. Et voir sortir des troupes en masse d’une purée de pois, c’est parfois se rendre compte top tard qu’on ne pourra pas réagir et faire face, ni même battre en retraite… Il va donc falloir bien penser à protéger ses unités, les mettre à couvert, gérer leurs angles, ne pas foncer tête baisser et tenter de tirer avantage de l’environnement.

screenLe froid est également partie prenante des combats. Et c’est peut-être là l’idée la plus originale et la plus fabuleuse du jeu. Les soldats devront régulièrement s’abriter, ou aller se réfugier autour d’un feu sous peine d’être décimés. De même, la neige ralentit l’avancée de vos troupes. Quant à la glace, c’est un facteur déterminant qui peut vous faire gagner une bataille avant même qu’elle ne commence. Ou vous la faire perdre, le cas échéant. Traverser une rivière gelée doit être fait avec prudence : la glace se craquèle au fil des passages de chars et nul doute que l’un d’entre eux finira au fond des eaux si vous n’y prenez pas garde. De la même manière, rien ne vous empêche de saboter ces passages pour que les unités ennemies subissent le même sort. Pratique quand un gros char bien puissant se dirige vers vous…

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screenPlutôt varié, même s’il n’existe qu’une seule campagne russe, le jeu vous demandera des objectifs tels qu’escorter un char, aller aider des troupes alliées, les ramener au bercail, capturer des unités ennemies, saboter des installations… Le tout avec un rythme parfait et un graphisme au top : particules de poussières, corps qui sont projetés par les explosions, bâtiments qui s’effondrent… le jeu est beau, bien fait, bien pensé…

Serait-on en présence du jeu parfait ? En fait, non, malheureusement, même si Company of Heroes 2 s’en rapproche. La faute à une IA défaillante, qui laisse parfois massacrer des troupes sans qu’elles ne réagissent alors qu’elles en auraient eu largement les moyens. La faute à un problème d’équilibrage entre les factions, véritable souci du multijoueur.

screenLe multijoueur, parlons-en donc. Le jeu propose deux modes de jeux, via deux buts différentes : soit tenir les positions importantes, dans un genre de Domination, soit annihiler tout simplement l’adversaire. Vous pourrez jouer seul contre l’IA, ou à 4, via deux équipes de deux, joueurs ou IA, dans des affrontements opposant russes et allemands, seules factions disponibles. Seul petit souci : les unités russes sont peu coûteuses et iront rapidement prendre le dessus pour contrôler les points stratégiques. Un avantage énorme en début de partie, qui sera anéanti par la suite si les allemands réussissent à survivre et à lancer la production de chars, bien trop puissants pour que les unités russes n’arrivent à résister. Même si le contexte historique était identique, certaines libertés auraient été préférables pour aplanir un peu ces différences et rendre le jeu plus jouable...
Notez enfin que des missions coop ou solo sont également disponibles en sus de la campagne, vous permettant d’incarner allemands ou russes, via le mode Théâtre de Guerre.

Pour finir, malgré quelques petits défauts assez dommageables, surtout en multi, Compagny of Heroes 2 reste un grand jeu. Un excellent jeu de stratégie qui devrait ravir les fans du genre. Bien pensé, bien rythmé, avec quelques trouvailles ingénieuses et un graphisme à la hauteur, il s’impose à son tour comme une référence. De quoi vous donner à votre tour envie de demander la nationalité russe. C’est dire.

 

 
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Company of Heroes 2 (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Sega

Développeur : Relic Entertainment

PEGI : 16+

Prix : 40 €

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Company of Heroes 2 (PC)

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