Knack (PS4)

 

Publié le Jeudi 21 novembre 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Knack (PS4)

Un bon gros nom de saucisse

imageExclusivité PlayStation 4, Knack est un peu l’ovni de cette nouvelle console. Le genre qu’on n’attendait pas vraiment, et qui pourrait même desservir la console. Car il suffit de réfléchir deux minutes pour se rendre compte que le jeu sort trop tôt, et se trompe de public. En effet, les acheteurs de la première heure de la PS4 sont des « gamers ». Des joueurs chevronnés qui attendent des jeux pour eux. Du bon gros jeu d’action, du jeu de courses et, surtout, du FPS qui dépote. Or Knack n’est rien de tout cela. C’est un jeu familial. Un jeu grand public qui plaira tant aux grands qu’aux petits. Mais aux joueurs occasionnels avant tout.

De la même manière, certains s’attendent peut-être à ce que tous les nouveaux jeux des nouvelles consoles soient visuellement impressionnants et vous claquent la rétine. Or Knack, avec ses graphismes cartoon, est mignon, bien fichu, mais pas visuellement révolutionnaire. Et ? Et on s’en fiche, à vrai dire.

L’histoire est simple : Dans un monde futuriste imaginaire, les humains et les gobelins se livrent une guerre sans merci. Et les gobelins sont sur le point de faire la différence. Heureusement, les humains ont trouvé l’invention qui pourrait bien renverser la vapeur : Knack.
Dans cet étrange univers, la seule source d’énergie est contenue dans des artefacts, laissés par une civilisation perdue. Ce sont des sortes de déchets reliés entre eux par un champ magnétique. Et Knack est un petit golem créé à partir de ces artefacts. Il est donc une sorte de bonhomme assemblé d’une multitude de débris. Mieux encore : Knack a la possibilité d’aspirer ces débris qui croiseront sa route, pour se soigner ou pour s’améliorer en devenant plus grand, plus gros, plus puissant…

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screenKnack est en tous points comparables au jeu Skylanders, en fait. Sans le portail et les figurines. Mais le genre est identique : vous avancez dans un chemin bien balisé, sorte de couloir, déjouez des pièges, cassez des objets, et combattez des ennemis.
On peut sauter et frapper les ennemis. On peut sauter sur les ennemis pour les frapper. On peut casser des cristaux jaunes pour remplir sa jauge de coups spéciaux et alors, se transformer en tornade ou frapper le sol avec un coup puissant pour détruire tous les ennemis qui vous entourent.
Et enfin, une fois Knack devenu un géant, il peut s’attaquer à des tanks et jeter des voitures sur des hélicoptères…

screenQuelques autres particularités sont à découvrir au fil du jeu.
Les ennemis, eux, sont variés. Du gobelin de base au gobelin géant, en passant par l’archer, sans oublier les différents robots lanceurs d’énergie, et j’en passe. Quelques pièges, des passages de plateforme, avec un sol qui s’effondre, ou qui se rétracte, de puissants ventilateurs qui essaient de vous faire tomber, des ascenseurs…

En fait, Knack est un mélange de petit jeu de plateforme assez basique, et de jeu d’action simpliste. La prise en mains est extrêmement aisée. Côté difficulté, trois niveaux sont proposés : facile, normal et difficile. Le niveau difficile est très corsé. Le niveau normal est à réserver aux adultes, le facile aux enfants et novices en matière de jeux vidéo. Sachant que ce mode facile renferme quand même quelques passages un peu coton que « papa » devra passer pour ses enfants… mais que globalement, c’est tout à fait jouable pour un enfant de 7 ans minimum, dirons-nous.

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screenAlors certes, on pourrait lui reprocher beaucoup de choses à ce Knack : de ne pas être assez varié, peut-être. D’être trop simpliste au niveau des contrôles et des touches. De nous enfermer dans d’étroits couloirs, à ne pas pouvoir sortir des sentiers battus. Bref, de proposer une aventure certes longue (comptez une dizaine d’heures de jeu) mais trop répétitive et pas assez délirante.
Mais il faut vraiment ne pas se tromper de cible : Knack n’est pas un jeu pour gamer. C’est un jeu familial.
Et personnellement, le papa qui sommeille en moi, ou du moins aimerait bien sommeiller sans être réveillé à 2h du mat par « j’ai soif » ou « j’ai envie de faire pipi » ou « j’ai fait un cauchemar » ou « j’ai plus envie de dormir, j’peux faire du piano ? », a plutôt apprécié le jeu.
Pour l’anecdote, même ma femme, dont les seules attirances vidéoludiques se résument à Candy Crush et au Professeur Layton, a pris la manette et s’est amusée comme une folle avec le jeu.
Bref, Knack est un jeu à partager en famille. Il y a d’ailleurs un mode coopération, pour que deux joueurs puissent faire l’aventure ensemble. Et forcément, ça décuple le plaisir.
Au final, Knack est donc un bon petit jeu. Nous, on a aimé. Ptêt pac’qu’on a gardé une âme d’enfant ?

 

 
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Knack (PS4)

Plateformes : PS4

Editeur : Sony Computer Entertainment

Développeur : Sony

PEGI : 12+

Prix : 60 €

Knack (PS4)

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